mercredi 14 septembre 2011

Complot et crise de l'Euro


mercredi 14 septembre 2011

            D’un complot à l’autre ?

Depuis trois jours, on respire. La frénésie comémoratrice des 10 ans du « nine eleven » a pris fin. La destruction des Tours Jumelles par une poignée de bricoleurs a fait l’objet de toute une semaine de reportages spéciaux sur France 2, avant le feu d’artifice –c’est le cas de le dire- de dimanche dernier. Gravement, le soldat Pujadas s’est interrogé sur la persistance de la croyance, aux Etats-Unis et ailleurs, de la théorie du complot qui a fait florès sur Internet.
Il avait la mine étonnée de l’homme raisonnable, du spécialiste entendu, qui ne comprend pas que des individus sensés puissent croire autre chose que la vérité officielle. Le même air que ceux qui affirment que seul Lee Harvey Oswald a tiré sur Kennedy. La même suffisance qui exaspère le citoyen moyen, que l’on mène en bateau dans tous les domaines pour mieux le manipuler, le tondre ou l’envoyer au casse-pipes.
Ils en pensent quoi, nos gens sérieux, de l’offensive lancée sur les marchés financiers contre les banques européennes, visant à faire sombrer l’Euro pour dissuader les Russes et les Chinois de s’en servir pour remplacer le dollar dans leurs coffres ? Ils nous diront que les marchés financiers ne sont pas rationnels, et puis voilà…

            Le triomphe du « Che ».

Il y a peu, on le moquait, on le traitait de ringard et de grincheux. Depuis que la zone Euro bat de l’aile, et qu’il paraît fort probable que la Grèce en sorte un jour, tous les micros se tendent vers lui. Les journalistes écoutent religieusement les discours eurosceptiques de Jean-Pierre Chevènement, l’homme qui prêchait dans le désert contre les vents dominants de l’européisme niais. J’avoue que c’est un des rares faits d’actualité qui m’enchantent aujourd’hui. La zone euro, et l’UE elle-même, sont en train de craquer de partout, de révéler leurs faiblesses internes et leur incapacité à faire face aux défis mondiaux.
Dans un autre article de ce blog, j’avais comparé le mythe européiste et la construction européenne au communisme soviétique, qui avait prétendu accoucher au forceps d’un modèle idéal et universel, au mépris des réalités et des peuples. Le mythe s’est effondré entre 1985 et 1991. La création des nains de Bruxelles fera-t-elle preuve de plus de souplesse et de réactivité ?

            La Ve République, grand cadavre à la renverse…

Entre le livre de Pierre Péan (La République des Mallettes), les révélations de Pierre Bourgi et les remous de l’affaire Guérini, on ne peut que rester pantois devant l’état pitoyable de nos institutions et de notre personnel politique. Le pire, c’est que je suis censé, professionnellement parlant, d’en faire une présentation flatteuse devant mes élèves, tandis que M. Chatel entend réintroduire les cours de morale à l’école.
Les serviteurs de l’Etat, corps massif en décomposition rapide, doivent travailler avec une pince à linge sur le nez.

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