mercredi 13 octobre 2010
Le péril jeune
Ah, les jeunes, c’est l’arme suprême depuis le bon vieux temps des régimes totalitaires ! Sœur Ségolène, qui ne jure que par eux depuis qu’elle a transformé les établissements scolaires en couveuses pour gamins attardés -lorsqu’elle sévissait dans l’équipe Jospin- n’a pas pu s’empêcher de les inciter à se jeter dans la rue. Pacifiquement bien sûr ! Car tout doit se passer au mieux au pays des Bisounours socialistes. Aussitôt, la droite s’engouffre dans la brèche et hurle à l’irresponsabilité, la provocation à l’émeute, et tutti quanti…Car elle pisse de trouille, la droite, traumatisée qu’elle est par mai 68 et décembre 86, et fait tout autant assaut de démagogie envers les jeunes générations qui disposent d’une arme absolue : pouvoir flanquer le bazar sans risquer la moindre sanction financière.
Dans mon établissement, le SNES l’a bien compris et souffle allègrement sur les braises et les cerveaux où s’éveillent péniblement un embryon de conscience politique. Lâchez les jeunes pour secourir les vieux, pourquoi pas, après tout ?
De profundis
Contrairement à un président chilien avide de récupération politique, j’ai attendu que le dernier mineur bloqué soit sorti des profondeurs pour applaudir. Bel exploit technique, en effet. Et les types extraits du piège semblaient même péter le feu ! Notre président à nous n’aura pas eu cette joie avec ce spéléologue porté disparu. Pas le temps de déployer tout notre génie national, de lui expédier par tube de quoi bouffer, faire du sport et se distraire ( on pensait lui expédier quelques DVD appropriés : « Germinal », « Day Light », ou « La crypte »)…mais non, c’est raté. Saboteur !
Méluche
Mélenchon aime se lâcher et cracher à la gueule des journalistes qui le gonflent trop avec leurs questions idiotes. Il a raison et il m’amuse, mais le jeu devient un peu lourdingue. Fais gaffe à pas te transformer en Georges Marchais, camarade !
Lu Xiaobo
Le jury Nobel a eu des couilles, en récompensant l’opposant chinois n°1 (pour les médias occidentaux) du prix de la Paix. Les réactions délirantes de Pékin sont à la hauteur de la morgue de cet Empire qui n’admet aucune critique sur son fonctionnement interne. Par contre, en toute objectivité, j’aimerais qu’on m’explique ce que Liu Xaobo a fait « pour la paix ». Prix Nobel du courage et de l’opposition politique, OK. Mais là…Avec Walesa dans les années 1980, c’était le même cirque quelque peu suspect.
Prix Nobel toujours
Qui s’en souvient ? Avant même d’avoir fait quelque chose, Barack Obama avait lui aussi reçu le prix Nobel de la Paix. Alors que vient de s’achever, dans l’échec le plus total, la fameuse « conférence de la dernière chance » pour la paix israélo-palestinienne placée sous son égide, on mesure la vanité de ces médailles en toc.
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