dimanche 12 septembre 2010
Degré zéro ?
Le pasteur américain bas de plafond, qui menaçait de faire brûler des exemplaires du Coran pour commémorer les attentats du 11 septembre, a finalement renoncé à son désopilant projet.
Barack Obama a pu éponger son front moite, et répéter urbi et orbi que « les Etats-Unis ne sont pas en guerre contre l’Islam ». Les musulmans se sentent d’ailleurs tellement bien aux States qu’ils envisagent de faire construire une mosquée sur le site de « Ground zero ». Quelle finesse, quel bon goût ! Plus fort que le Carmel d’Auschwitz, ou le projet de nouveau temple juif à la place du Dôme du Rocher à Jérusalem…A part ça, y a pas de guerre, vous dis-je !
Retraite en bon ordre ?
Belle mobilisation mardi dernier contre l’inique projet de réforme des retraites, mais cela suffira-t-il ? Il est probable que le gouvernement lâchera quelques miettes, comme il a commencé à le faire, et que les forces de gauche prendront leur mal en patience en attendant de revenir au pouvoir en 2012. Mais pour faire quoi ? Sœur Ségolène s’est engagée, promis juré, à rétablir la retraite à 60 ans. Avec le soutien enthousiaste, on s’en doute, des « socialistes » raisonnables qui sévissent à l’OMC (Pascal Lamy), au FMI (DSK) et dans les instances européennes.
Cet homme est-il dangereux ?
Le Nouvel Observateur ose enfin se poser la question. Ce n’est pas le vaste programme de démolition des acquis sociaux mené par Nicolas Sarkozy qui les inquiète, les bo-bos de l’Obs.
Non, bien sûr, on l’aura compris, c’est le sort fait aux Roms qui indigne avant tout la gauche moderne. Entre bourgeois-bohème et Bohémiens tout court, il y a quelques convergences : le nomadisme physique et moral, et une certaine forme de parasitisme. A ceci près que les Bohémiens n’ont pas toujours choisi leur condition. Et qu’il est hors de question que les bo-bos recueillent chez eux ceux-là mêmes qu’ils prétendent défendre au nom des plus nobles principes. Une fois de plus, la « gauche morale » se trompe de priorité.
Obligations européennes.
Les députés européens ont voté une résolution condamnant les expulsions de Roms bulgares et roumains, citoyens de l’UE depuis 2008, et ayant donc le droit de circuler librement dans l’espace couvert par ce machin. Cohn-Bendit, qui a tenu des propos de bon sens et fort mesurés sur la question en France, faisait partie des plus enragés dans l’enceinte bruxelloise (ou strasbourgeoise, puisque le parlement européen dispose de deux édifices coûteux pour abriter ses passionnants débats) : « Mais dites-le, bon sang, dites-le, que c’est la France qui fait ça ! » Ah, Dany, toujours le même au fond. Peut pas s’empêcher de mordre l’une de ses deux patries. En face, le libéral-mollasson Barroso reste muet. Faut pas fâcher la France, même si la résolution n’a aucune valeur contraignante.
Côté gouvernement français, on surfe là-dessus et on joue les fiers à bras : « Ce ne sont pas les Eurocrates qui vont faire la loi chez nous, non mais ! » C’est drôle, quand même.
Quand Bruxelles pousse à la rigueur et encourage le libéralisme économique le plus échevelé, les paroles et décisions prises ont valeur d’évangile pour nos dirigeants. Quand il s’agit de faire respecter les droits de l’homme ou la protection de l’environnement, là, par contre, il y a débat, voire rouspétance. Et l’UE laisse courir…
L’UE nous protège, paraît-il.
lundi 13 septembre 2010
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