jeudi 2 septembre 2010
Accompagnement bidon.
C’est la grande nouveauté de la rentrée, que nous claironne le ministère de l’Education nationale et reprise en chœur par les médias désinformés : les lycéens de Seconde vont bénéficier d’un « accompagnement individualisé », comme le préconisait le rapport Descoing.
Tout le monde comprend qu’il doit s’agir d’une sorte de « coaching », d’une aide particulière offerte à chaque élève, pour lui permettre de réussir ses études. Mais non ! Pour ça, il y a un autre gadget baptisé « tutorat », et qui ne dispose d’aucun moyen horaire. Le machin cité plus haut se pratique au mieux en demi-groupe, au pire en classe entière, avec un ou deux profs pour encadrer. Sachant qu’une classe de 2de fait en général 35 élèves, on mesure pleinement le caractère « individuel » du bidule. Mais qu’y fait-on, dans ce corbillon ?
Les inspecteurs et les pédagogos ne sont pas tous d’accord, et ont envoyé aux profs des consignes contradictoires. Au final, émergeront des sortes de TPE, ces travaux personnels encadrés censés mettre en œuvre, je cite, « les compétences nécessaires à la poursuite de bonnes études en lycée ». L’organisation horaire de ces trucs est un cauchemar, leur évaluation quasi-impossible. L’usine à gaz se voit affligée de nouveaux tuyaux et de robinets inutiles. Le modèle français en matière de scolarité est mort, et on en fabrique un autre avec des pièces empruntées maladroitement à des modèles étrangers non transposables, que l’on greffe aux morceaux du cadavre qui s’agitent encore.
Le résultat, un monstre de Frankenstein qui vous dégoûte de l’enseignement, auquel on jette en pâture la nouvelle cuvée de jeunes profs inexpérimentés.
Bienvenue à bord du Titanic, matelots !
Diversion ratée.
La tentative de diversion du Chef de l’Etat, lancée cet été, a fait long feu. Il fallait faire oublier l’affaire Woerth-Bettencourt, la réforme des retraites et les divers coups bas portés aux plus modestes, en remettant sur la table les questions de sécurité et en utilisant la bonne vieille tactique du bouc émissaire sur le dos des Roms.
Manque de bol : la majorité se fissure, l’Eglise catholique se fâche, et le bilan sécuritaire de Sarkozy –très mauvais- lui est renvoyé à la figure. La diversion tourne à la bastonnade médiatique contre ceux qui l’ont lancée. Et puis, les enquêteurs et les journalistes font leur travail malgré tout : la maison de Mme Bettencourt est perquisitionnée, une lettre accablante pour « l’honnête Eric Woerth » est publiée. Sarko, « Zidane de la politique » d’après le baron Seillère en 2007, s’est mué en Domenech.
Les Roms au bal des hypocrites.
Dans la réalité, tout le monde se méfie des Roms et personne n’en veut près de chez soi, ce qui peut se comprendre dès lors que l’on ne porte pas des lunettes roses en permanence. Mais que de grandes âmes sont venues à leur secours depuis que Sarko s’en est bêtement pris à eux ! Le Vatican et les bobos, on s’y attendait. La Roumanie, pays d’origine des plus pouilleux, par ailleurs ravie de s’en débarrasser : c’est franchement drôle. La Commission des droits de l’homme de l’ONU, présidée par un Libyen : du plus haut comique.
Et enfin –là on se pince ou se pisse dessus- la Chine ! Etre défendu par de pareils porte-drapeaux des droits de l’Homme, ça mérite une médaille. Voilà qui me rappelle le roman de Bram Stoker, Dracula, dans lequel le grand protecteur des tziganes n’était autre le comte sanguinaire en personne. Tradition roumaine reprise au temps du « Génie des Carpates », Nicolae Ceaucescu.
Après le bal des vampires, les Roms sont conviés au bal des hypocrites.
vendredi 3 septembre 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire