mardi 22 juin 2010

Chinois en colère

mardi 22 juin 2010

Chinois en colère.

Il n’y a pas d’Asiatiques, et encore moins de Chinois, dans l’équipe de France de football. On les trouve peu dans les pages « faits divers » de nos journaux. Ils ne passent pas leur temps à réclamer, récriminer, demander des excuses pour les crimes du passé. Ils travaillent, étudient, et la plupart du temps s’en sortent bien. Il y a bien sûr des voyous et des bandits chez eux comme ailleurs, mais ils respectent nos lois, règlent leurs comptes entre eux sans agresser les autochtones. La plupart donnent encore des prénoms français à leurs enfants.
Les Asiatiques, et notamment les Chinois, sont des immigrés ou des enfants d’immigrés qui ne posent pas vraiment de problèmes, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en ont pas.
Dimanche, des milliers d’entre eux ont manifesté à Paris parce qu’ils en ont marre du racisme et des agressions dont ils font l’objet. Une première ! La manif, pacifique au départ, a dégénéré suite à une énième provocation, le vol du sac à main d’une vieille dame par un voyou interpellé, puis aussitôt relâché par les forces de l’ordre. La vieille dame était chinoise. Le journal télévisé a pudiquement fait en sorte de ne pas désigner clairement les fauteurs de troubles, ces racailles qui cassent du chinois à longueur d’année, verbalement et physiquement. On a évoqué des « jeunes » d’Aubervilliers ou de Gennevilliers.
Le citoyen averti et rompu au politiquement correct aura traduit : des voyous black-blancs-beurs venant des cités sensibles, là ou s’entassent des « communautés » aux valeurs et aux comportements radicalement opposés à ceux des Asiatiques de France. Dans ces banlieues où émerge lentement, mais sûrement, une nouvelle sorte de fascisme devant lequel nos médias bien-pensants restent cois. Vers la guerre civile, écrivait l’alors maoïste Serge July en 1973.
Nous y sommes, Serge, mais ce n’est pas la guerre à laquelle tu t’attendais.

Commémoration escamotée.

Comment ça, pas de festivités prévues pour célébrer l’armistice du 22 juin 1940 ? C’était pourtant le vrai début d’une solide coopération franco-allemande et de la construction européenne !

Les Bleus entre les Murs.

La pitoyable prestation de Domenech, venu lire un communiqué de ses joueurs dont les caprices ont déclenché un enième traumatisme national, me fait penser à François Bégaudeau, auteur du livre Entre les Murs -adapté au cinéma, avec ledit Bégaudeau dans on propre rôle.
Face à une classe bigarrée d’un collège difficile, Bégaudeau renonce à faire son métier et abandonne les valeurs traditionnelles de l’école fondée sur le travail et le mérite. C’est à lui de se faire accepter par ses chers petits, ce sont eux qui mènent le bal et lui imposent une nouvelle pédagogie fondée sur le n’importe quoi. Dans les deux cas, ce genre de dérive est cautionné par en haut –les technocrates corrompus et incompétents de la FIFA, les pédagogos-libéraux tout aussi nazes de l’Education nationale.
Mais les enjeux ne sont pas les mêmes. Le n’importe quoi de Bégaudeau n’aura pas de conséquences visibles et immédiates, tant le système éducatif français est devenu souple. Se élèves branleurs finiront tous ou presque par avoir un bac bidon. L’incapacité de Domenech à former une équipe avec les siens se voit au premier match.
Côté pognon, ce n’est pas le même monde non plus. Paye de prof, puis petits revenus d’écrivain-acteur pour Bégaudeau. Chômage et emplois précaires pour la plupart des rigolos qui ont rempli sa classe. Maxi-paye et hôtels de luxe pour Domenech et ses bras cassés.
Toutefois, les deux tristes sires ont eu la même stratégie fondée sur une sorte de lâcheté bien compréhensible : éviter le conflit, et tirer d’une manière ou d’une autre les marrons du feu. Au prix du déshonneur.
Jusqu’au bout du Béarn….
…le Président nous aura fait braire. Sa visite chez Turboméca a bloqué la circulation paloise et causé quelques minutes de retard à l’épreuve du bac de cet après-midi. Le temps de Sarkozy est si précieux que l’on peut bien lui sacrifier le nôtre.

Afghanistan : c’était donc ça ?
On vient de découvrir, paraît-il, que le sous-sol afghan regorge de minerais rares, tel le lithium dont nos gadgets modernes sont friands. Tiens donc ? De choses l’une :
-Cette découverte est effectivement toute récente, et elle tombe à point pour remotiver les puissances occidentales engluées dans ce beau pays. Nos petits gars et notre pognon ne sont pas claqués en vain !
Si toutefois on arrive à extraire ces trésors en toute tranquillité, et là c’est mal barré.
-Tout cela était connu, ou fortement pressenti, depuis au moins dix ans. Ce qui éclaire d’un jour nouveau l’absurde occupation prolongée de ce foutoir. Finalement, le même motif stratégique et économique que pour l’Irak, avec le même habillage civilisateur destiné aux gogos.

Good bye, Bafana.
Après la Chine, l’Uruguay et le Mexique, je me devais de soutenir l’Afrique du Sud. Bravo les gars !
Les pitres de l’équipe de « France » sont renvoyés à l’écurie. J’ai eu à leur sujet une intéressante conversation avec un collègue à qui échoient souvent des classes de « sportifs de haut niveau ».
Il a constaté, et notamment chez les « footeux », une inquiétante évolution des mentalités et des comportements depuis quelques années, une mutation qui permet de comprendre l’état d’esprit, si l’on peut dire, des « Bleus ». Fainéantise, prétention, inculture, esprit de clan, mépris du savoir vivre, égocentrisme et bling-bling vulgaire. Voilà qui nous rappelle quelque chose qui s’est infiltré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, mais dont nous ne goûtons pour l’instant que l’avant-garde.
La relève arrive, et ça fait froid dans le dos !

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