jeudi
26 mars 2020
Confinement J+8
Puisque c’est la guerre, on vous dit ! Du coup,
le Petit Prince des Armées ne cesse d’envahir les écrans, quand ce ne sont pas
ses porte-paroles, comme le professeur Salomon, toujours flanqués de leurs
interprètes pour sourds-muets. Je ne retire rien d’important de ces
allocutions, mais je progresse en langage des signes. Sibeth n’Diaye, de son
côté, garde un bon niveau de connerie : une valeur sûre de l’exécutif. Elle
va nous manquer si la grippe l’emporte.
Notre chef de guerre a donc causé, sur fond de tente
militaire d’un hôpital de campagne monté à Mulhouse. Une semaine pour installer
30 lits ! Il y avait de quoi se gargariser, en effet. Comme il n’avait pas
grand-chose de nouveau à nous annoncer, Macron nous a donc remerciés, tous, de
ceux qui sont en « première ligne » à ceux qui restent tout au fond,
planqués chez eux…merci d’y rester, braves gens. Et nous vaincrons parce que
nous sommes les plus forts ! Avec nos amis européens, bien sûr !
Une polémique que j’ai oubliée dans ma dernière
chronique : le manque de masques, de matériel de test, d’appareils
d’assistance respiratoire. Celle-là est sérieuse, et nous rappelle une
tradition bien française : s’endormir sur ses lauriers, faire des choix
foireux, être en retard d’une guerre.
Au début des années 1920, la France avait la 1ere
armée de terre et la 1ere aviation militaire du Monde. A peine deux décennies
de pacifisme bêlant et de choix stratégiques à courte vue nous ont mis en
position d’infériorité en 1939. Nous manquions tellement d’avions modernes
qu’il a fallu en commander aux Etats-Unis, le temps d’en fabriquer nous-mêmes
suffisamment. Mais Hitler n’a pas eu le bon goût d’attendre que nous soyons
enfin prêts pour attaquer, en mai 1940. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir
fait tinter, depuis 1933, tous les signaux d’alarme.
Le dernier Canard
enchaîné (4 pages seulement pour le même prix : eh oui, c’est la
guerre !) rappelle cruellement toutes les erreurs commises en matière de
santé depuis plus de quinze ans, et malgré toutes les alertes des épidémies
précédentes. Nous avions l’un des meilleurs systèmes de santé du Monde, il
manque aujourd’hui de tout face à l’urgence. Nos libéraux mondialistes
jugeaient plus économiques de faire fabriquer les masques et les médicaments en
Chine, alors même que ce pays avait déjà été à l’origine de graves alertes
sanitaires.
Quant à nos amis européens, ils ont trop à faire
eux-mêmes pour nous venir en aide efficacement. Comme les Britanniques en
1940 !
Pendant ce temps, les prisons sont en telle
surchauffe que l’on envisage de relâcher des milliers de détenus pour faire
baisser la pression (sauf ceux qui cognent leur femme ou flinguent les gens en
criant « allah ouakbar »).
Pendant ce temps, les « jeunes » des cités de banlieues « populaires »
(traduisez : branleurs à casquette issus de l’immigration maghrébine et
africaine des zones de non droit) affichent ouvertement leur sécession des lois
et règlements républicains, en n’appliquant aucune des mesures préconisées, et
sans encourir le moindre risque. Pas le moment de faire des vagues ! Les
flics sont incités, par contre, à contrôler sévèrement le papy qui fait ses
courses ou la minette isolée qui fait du jogging :
« Ben alors, ma p’tite dame, c’est pas prudent
de courir comme ça, toute seule, mmmh…vous habitez loin
d’ici ? Z’avez votre attestation ? Pas l’air bien en règle,
ça, non… »
Pendant ce temps, les déchets ne sont plus ramassés
dans ma rue, et les couillons que nous sommes invités à « composter »
et entasser chez nous nos rebuts. Au bonheur des rats ! Bah, nous avons
deux chats.
Mais aussi des bonnes nouvelles : plus d’appels
à la con sur mon téléphone fixe pour essayer de me fourguer une arnaque au 1%
logement. Ils ont peur d’attraper un virus ?
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