dimanche 17 novembre 2019

Gilets Jaunes, le retour ? Débâcle de la gauche latino-américaine; Comment vous dégoûter de nobles causes.


dimanche 17 novembre 2019

            La corvée des anniversaires.

C’est l’un des marronniers du journalisme moderne. Quand on ne sait plus trop quoi raconter, ou plutôt quand on est un peu feignant, de quoi cause-t-on ? D’un truc qui a eu lieu l’année d’avant à la même date. Cette fois, ce sont les Gilets Jaunes qui ont occupé les gazettes pendant toute la semaine, avant une manif à Paris qui a mal tourné…une de plus !
Et pendant ce temps-là, le gouvernement fait le tour de France pour expliquer sa réforme des retraites, histoire de déminer le terrain avant la mobilisation du 5 décembre. Et Macron de lâcher du lest sur les hôpitaux, en essayant de nous faire croire qu’il avait sous-estimé la crise et que tout est de la faute de Buzyn.
Triste anniversaire, sous une pluie battante, d’un marasme et d’une actu qui tournent en rond.

            La débâcle de la gauche latino-américaine.

Un Venezuela ruiné, en état de siège, qui se vide sa population. Au moins Maduro n’essaie-t-il pas de l’empêcher de fuir, comme autrefois la RDA.
Un Brésil repris en main par le Trump local, bras politique de la caste réactionnaire du pays qui a tiré profit des maladresses de l’équipe Lula-Rousseff.
Une Bolivie au bord de la guerre civile, après la fuite d’un Evo Morales qui fut encore plus malhabile.
Ces trois pays incarnaient, comme Cuba en son temps, une autre voie de développement pour l’Amérique latine. Cruelle désillusion !

            Feu les papillons de ma jeunesse.

Dans les années 1980, lorsque je découvrais la politique, j’étais volontiers féministe, antiraciste et plus ou moins écologiste. Il me paraissait relever du bon sens et de la justice de vouloir l’égalité en droits des êtres humains et la préservation des ressources de la seule planète habitable que nous connaissons.
Plus de trente ans se sont écoulés, et la dictature bien-pensante qui s’est emparée d’une bonne partie du paysage politique, médiatique et intellectuel a réussi l’exploit de me dégoûter de ces justes causes. Un antiraciste moderne doit manifester avec les partisans de la pire réaction religieuse, sympathique parce qu’exotique. Un féministe moderne doit participer à la traque quasi Maccarthyste de tous les mâles suspects, au mépris de la plus élémentaire présomption d’innocence. Un écologiste moderne doit militer pour imposer son véganisme à tout le monde, culpabiliser tous ceux qui ne sont pas convertis au vélo, et se prosterner devant une gnome suédoise aussi inculte qu’acariâtre.
Tous ces tristes sires, dépourvus d’humour et de bon sens, ont brûlé les papillons de la jeunesse ! Salauds ! Ou plutôt sal.aud.opes, comme l’exige la novlangue française.

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