dimanche 14 mai 2017
A ce jour commence le 3eme volet de
ma chronique politique :
« Le règne du Petit Prince ».
Le sacre du Petit Prince.
Nous avons beau
être en République, les fastes déployés pour la passation de pouvoirs de nos
présidents me surprennent toujours par leur pompe toute monarchique. J’avais l’impression,
devant ma télé, d’assister au couronnement de la Reine Elizabeth, ou au sacre
de Bonaparte.
Ah, ce grotesque
collier de l’Ordre du Mérite ! Et ces 21 coups de canon !
Toujours aussi
stupéfiant, cette capacité des commentateurs à parler pour ne rien dire, à
multiplier les remarques sans intérêts sur la robe de Brigitte, le pas d’Emmanuel
dans la cour de l’Elysée (« hou, qu’il est lent ! » se moque l’un,
« mais c’est pour mieux contempler la Garde », répond l’autre…), j’en
passe et des meilleures.
J’avais l’impression
que l’on en faisait plus pour lui que pour d’autres, effet de nouveauté oblige,
mais j’ai vérifié mes archives du blog : pour Sarkozy, autre phénomène
politique chéri des médias (pas autant quand même), ce fut à peu près le même
tralala des plus horripilants.
Par contre, rien
de spécial en ce qui concerne Pépère, à part la pluie. Mais sous le règne du
Petit Prince, le soleil est de retour…
François II a
donc quitté son trône, sans doute bien soulagé, et pas fâché de donner l’impression
de transmettre le pouvoir à son fils spirituel.
« Nous
sommes condamnés à réussir », a déclaré ce dernier.
Effectivement.
Mais réussir quoi, au juste ?
La baisse du
chômage est certes une priorité. Mais en son nom, faudra-t-il, comme en Allemagne,
faire voler en éclat notre protection sociale ?
Refonder une
Union Européenne crédible et populaire. Why not ? Mais déjà, Merkel et
Juncker ont montré les crocs, en critiquant l’idée d’un protectionnisme
européen, entre autres propositions macroniennes. La seule chose qui semble
leur agréer vaguement est la création d’un nouveau machin, un « parlement
de la zone euro »…comme si l’usine à gaz n’était pas déjà assez complexe.
Affronter les
défis de la mondialisation et des nouvelles technologies. La guerre de tous
contre tous, la soumission aux ordinateurs et aux robots, dont on mesure déjà
tous les effets pervers avec la récente cyber-attaque qui a frappé le monde et
mis de grosses entreprises sur le flanc (comme Renault en France). Je vois
déjà, dans ma propre petite famille, mes gosses de plus en plus collés à leurs
écrans, en attendant qu’on leur greffe une puce dans le cerveau, comme le
suggèrent les chantres du Transhumanisme. Youpi, en avant vers le meilleur des
Mondes !
La sécurité face
au terrorisme. Pas de miracle à attendre ici, et le nouveau président le sait
bien. Tant que l’islamisme radical existera, la menace perdurera. La solution n’est
pas à chercher en France, mais chez les Musulmans eux-mêmes, et dans le monde
entier.
Vous avez donc
bien du travail, M. le Président, et je vous souhaite sincèrement de continuer
à avoir de la chance.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire