jeudi 25 février 2016
Le suicide de la gauche.
Je viens de
terminer le dernier opus de Patrick Rambaud, François le Petit, chronique caustique des trois premières années
du règne de François Hollande. L’auteur a gardé la forme et le style
remarquables qui étaient les siens pour sa précédente chronique consacrée au
quinquennat Sarkozy. Un régal ! Mais aussi l’effroyable sentiment que le
mandat qui s’achève n’aura quasiment servi à rien, sinon à remplir les gazettes
et démoraliser toujours plus les Français. Autre constat, déjà évoqué dans ce
blog : Hollande entrera dans l’Histoire comme le deuxième grand fossoyeur
de la gauche après Mitterrand. Rambaud a d’ailleurs trouvé le nom de cette
nouvelle idéologie incarnée par l’actuel pouvoir : la « social-ploutocratie ».
Un socialisme bidon au service des grandes fortunes.
Le projet de
réforme du code du travail est ainsi taillé sur mesure pour complaire au Medef :
-assouplissement
du temps de travail, qui pourra être validé au sein même des entreprises par
référendum interne (il suffira de 30% de participation au vote pour valider l’accord)
-facilitation
des licenciements « économiques » : il suffira au patron d’anticiper
des difficultés pour virer du monde.
-Plafonnement
des indemnités prud’hommales.
Et j’en passe…
Evidemment, la « gauche
de la gauche » hurle à la mort, les frondeurs du PS grondent (Martine Aubry
en tête), et même certains ministres (Royal, Touraine, Ayrault…) qui reprochent
à Valls de vouloir passer en force en brandissant, une fois de plus, son 49-3
de la mort.
Pour le coup, l’annonce
d’une baisse du chômage (de l’ordre de 28 000 demandeurs d’emplois en
moins en janvier) a du mal à déchaîner l’enthousiasme.
De fait, c’est
au suicide de la gauche française auquel nous sommes en train d’assister. Celui
de la « gauche de gouvernement » tout d’abord, qui pratique
obstinément, dans une surenchère libérale-conservatrice entre Valls et Macron,
la politique de la droite. Hollande, paraît-il, veut entrer dans l’histoire à
la façon de Gerhardt Schröder et sa réforme du modèle social allemand –de fait
enterré. Il perdra les élections, mais redonnera aux entreprises françaises les
moyens d’être compétitives. Pourquoi pas ? Mais les électeurs qui ne
souhaitaient pas ce virage ne pourront en aucun cas pardonner une telle
trahison. « L’homme qui n’aimait pas les riches », l’ « ennemi
de la finance », n’était rien d’autre que leur homme de paille.
L’autre gauche,
des frondeurs jusqu’à Mélenchon, en passant par les Verts d’opposition et les
allumés du NPA, n’est guère plus brillante. Incapable de constituer un front
uni, empêtrée dans ses logiciels mondialistes et immigrationnistes, elle a rompu
les amarres avec le peuple de France qui n’en peut plus d’être manœuvré, trompé,
méprisé.
La seule satisfaction
de cette gauche en ruine, qui a largement perdu la bataille des idées, réside
dans les divisions de la droite « ripoublicaine », avec ses six ou
sept candidats déclarés aux primaires, et dans les difficultés internes d’un FN
qui ne sait plus très bien où il en est. Sans parler des ennuis judiciaires qui
s’abattent sur ce joli petit monde.
La campagne de
2017 promet d’être amusante.
Tirez-vous
les premiers, messieurs les Anglais !
C’est le titre,
excellent, d’un article de Marianne d’il
y a deux semaines. C’est fou le nombre de gens qui souhaitent, en France, ce
fameux « Brexit ». Ceux qui veulent une UE plus forte et recentrée
autour du couple franco-allemand, débarrassée du cheval de Troie britannique
qui a tout fait pour torpiller les projets d’une meilleure intégration
européenne. Ceux qui veulent, au contraire, voir cette même UE partir en couilles
par la fuite progressive de ses composantes les plus riches. Car si le « Brexit »
s’avère une bonne affaire pour le Royaume-Uni (notamment l’Angleterre), il
constituera un modèle tentant pour d’autres pays.
Pour l’heure,
David Cameron est dans la mouise. Malgré les concessions arrachées à ses
homologues européens, terrorisés à l’idée de perdre 15% du budget de l’UE du
fait du « Brexit », et qui ont été jusqu’à sacrifier le principe de l’égalité
des droits sociaux entre les travailleurs européens pour lui complaire, le
Premier ministre n’a pas convaincu ses adversaires. Le parti conservateur est
divisé, et le charismatique maire de Londres, Boris Johnson, vient de se
rallier aux sécessionnistes.
De fait, tous
ceux qui ont des comptes à régler avec la Perfide Albion ne peuvent que se
réjouir, et souhaiter que le référendum du 23 juin débouche sur cette fameuse « sortie ».
D’abord parce que l’Ecosse, déjà dirigée par les indépendantistes, et qui ne
soutient pas cette idée, se séparera sans doute du Royaume-Uni : belle
victoire posthume de William Wallace !
Ensuite parce
que l’on pourra déclarer caducs tous ces accords que nous avons signé avec les
Anglais, et qui se sont révélés de vraies arnaques, comme la gestion des flux
migratoires à Calais. Messieurs les migrants, à vous les petites Anglaises !
Le
retour des milices.
Pour protéger
leurs femmes des agressions de migrants en rut, des Finlandais ont créé une
milice au nom évocateur, « les soldats d’Odin ». Voilà qui sent bon
le fracas des haches, le sang sur les rochers et le crépuscule des Dieux. Mais
non, mais non, nous assure-t-on, ces braves gens ne seront pas armés. Ils s’abstiendront
même de boire avant de partir en patrouille, et se contenteront de s’interposer
entre les potentielles victimes et les Orcs venus du Sud, et d’appeler la
police si nécessaire.
Voilà un bon
exemple, dont devraient s’inspirer les autres peuples européens. Pour ceux du
Nord, il reste « la foudre de Wotan » ou « le marteau de Thor ».
En Allemagne, le minable Pegida (pourquoi pas « Peppa Pig » ?) devrait
se rebaptiser « les guerriers de Siegfried ». En France, nous
aurions « les compagnons de Charles Martel ». En Italie, « les
légions de Scipion ». En Grèce, « les phalanges de Léonidas ».
En Espagne, « les chevaliers du Cid », etc…
Voilà une vraie
dynamique européenne, qui nous rappelle le bon vieux temps des invasions
turques ! On ne remerciera jamais assez les migrants d’avoir ainsi contribué
à redonner aux Européens la conscience de leur identité.
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