dimanche
31 janvier 2016
La démission de
Taubira, choc ou soulagement ?
Enfin ! Consciente sans doute que sa cote
risquait de souffrir de son obstination à s’accrocher à son fauteuil
ministériel, Christiane Taubira a préféré quitter le navire pour aller se faire
applaudir à New York par des étudiants bien comme il faut.
Il paraît que c’est un « coup dur » pour
Hollande, qui perdrait ainsi la « caution de gauche » de son
gouvernement. Quelle blague !
« Coup dur » ? Cadeau, oui ! En
quittant d’elle-même la Place Vendôme, Cricri la maline évite à Pépère de jouer
les méchants, tant il lui tardait (et surtout à Manu le Tendu) de la foutre dehors. C’est plutôt un coup dur pour la
droite, qui perd son punching-ball préféré.
« Caution de gauche » ? Qu’y avait-il
de vraiment à gauche chez Mme Taubira, ex-groupie de Tapie et de Balladur ?
Ses discours repentants et bien-pensants sur le racisme et l’esclavage ?
Sa défense du mariage homo ? Si être de gauche aujourd’hui se réduit à ça,
cela ne vole vraiment pas haut. Ce n’est pas sur une quelconque « caution »,
ou une coloration politiquement correcte, que les citoyens doivent se fonder
pour juger de la ligne d’un gouvernement, mais sur les axes profonds de sa
politique.
De fait, à un an des présidentielles, les faits sont
là. Le régime hollandien, comme celui de Sarko, est résolument libéral (même s’il
s’y prend comme un pied avec des demi-mesures et des contradictions en pagaille,
son dernier plan anti-chômage est le décalque de celui de Barre en 1977), européiste
et atlantiste (comme en témoigne l’intégration toujours plus poussée dans l’OTAN).
Taubira n’avait là-dedans pas d’autre rôle que celui de faire-valoir
communautariste : la femme noire de service. Il est vrai que la remplacer
par le Breton Urvoas, cela frôle le Lepénisme !
Macron, président ?
C’est la dernière rumeur qui court. Emmanuel Macron,
qui n’en finit plus de « macronner » et d’étaler son amour du
patronat, indisposerait de plus en plus l’autre libéral du PS qu’est Manuel
Valls. Le jeunot aux dents longues préparerait donc sa sortie, et une
éventuelle candidature aux présidentielles, au grand dam de celui qui se posait
en dauphin de Pépère. Emmanuel contre Manu… passionnant !
Pleins aux as.
Il paraît que 62 personnes sur terre possèderaient
près de 50% des richesses mondiales. C’est beaucoup trop…de richesses ou de
personnes ?
Plus nul que moi tu meurs.
Pour sortir des tréfonds sondagiers, Sarko et Coppé
font chacun un livre où ils avouent avoir été maladroits, limite malhonnêtes,
mais quand même pleins de qualités humaines et de bonnes intentions. Pitié,
chers électeurs, ne nous oubliez pas ! Cela a donné lieu à un sketch
hilarant de Canteloup cette semaine sur Europe 1, où les deux guignols
faisaient assaut d’autodénigrement, s’achevant par l’intervention de Juppé (l’imitation,
pas le vrai) : « Chers auditeurs, au cas où vous seriez intéressés
par un candidat ni nul, ni malhonnête, je suis disponible… » Le pète-sec
droit dans ses bottes, qui avait mis des millions de gens dans les rues en
1995, serait donc notre sauveur ? J’ai quelque peine à le croire.
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