samedi 10 janvier 2015
Fin de traque ?
Les auteurs du
massacre de Charlie, les frères
Kouachi, et leur complice Coulibaly, tueur de Montrouge et du supermarché juif
de la Porte de Vincennes, ont été liquidés. Bon débarras.
Mais il reste
des incertitudes : quid de la compagne et complice de Coulibaly, Hayat
Boummedienne, toujours en cavale ? Et combien d’autres cellules dormantes
prêtes à frapper ?
En 2012, Marine Le
Pen avait été fustigée par les médias bien-pensants pour avoir osé poser
publiquement la même question, après l’affaire Merah. Les mêmes aujourd’hui ne
veulent pas l’inviter officiellement à la grande marche de demain dimanche.
Pitoyable !
Une remarque
intéressante et iconoclaste ce matin sur France 3, de la part du criminologue
Alain Bauer : les derniers attentats commis en Belgique, en France et au
Canada par des islamistes l’ont été par des jeunes gens que l’on a empêchés de
partir faire le djihad. Résultat des courses : ils sont passés à l’action « chez
eux » ! Il n’a pas osé conclure, mais je vais le faire à sa place.
Laissons-les partir tout en les pistant, et donnons leurs coordonnées à nos
alliés sur place, parmi lesquels il est plus qu’urgent de mettre Bachar El
Assad. Et à la 1ere occasion, boum ! Et interdisons-leur de rentrer en
leur retirant leur nationalité.
C’est aussi ce
que propose Marine ? Et alors ?
Dimanche
11 janvier, une marche à haut risque.
De grandes
marches ont déjà eu lieu ce samedi dans quelques villes de France, nos bons
élus locaux voulant parader chez eux avant d’aller se montrer à Paris. Il y
avait foule à Pau : au moins 30 000 personnes, du jamais vu depuis
très longtemps. Ironie de l’Histoire, ce chiffre avait été approché en 2002,
pour une manifestation contre la présence de Le Pen au 2e tour des
présidentielles. A l’époque, les médias appelaient à battre le pavé contre un
suffrage universel non conforme à leurs vœux (au nom de la défense de la
République…défense de rire !) ; aujourd’hui, il s’agit de braver le
froid pour défendre la liberté d’expression. On progresse !
Je suis cependant
assez inquiet pour demain, car trois risques pèsent sur cette belle manifestation.
1) Un risque évident de récupération
politique. Les marches provinciales d’aujourd’hui ont pour la plupart évité les
pancartes affichant les couleurs politiques, syndicales ou associatives. En
sera-t-il de même à Paris ?
2) Si Marine Le Pen ou Florian Philippot,
ou des « identitaires » se pointent, que se passera-t-il ? Il y
a gros à parier que les antifachos de service, appuyés par les « bonnes
âmes », seront tentés de s’en prendre à eux verbalement ou physiquement.
Quel beau spectacle d’unité nationale et de recueillement !
3) Pire encore, et si d’autres djihadistes « dormants »,
profitant de la foule compacte, décidaient de passer à l’action ? Massacre
et effet médiatique garantis.
J’espère vraiment me tromper.
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