samedi 8 novembre 2014

Pépère Show; espoir tunisien et Guy Birenbaum

samedi 8 novembre 2014

            Pépère Show.

Je l’avoue, je n’ai regardé que quelques instants l’émission de TF1 diffusée jeudi soir. Je n’attendais rien de cette prestation, nouvel épisode de la longue et pénible mutation du règne de François II, à peu près achevée à mi-mandat, et qui semble avoir pris sa forme définitive, celle d’un sarkozysme mou.
Rien de nouveau, d’après les commentateurs qui se sont courageusement farci ce pensum, à part quelques bricoles sur les seniors, et cette connerie grandiose de nouvelle candidature de Paris pour les JO, en passant par une exposition universelle censée redonner la pêche à tous les Français. Faute de pain, on offre des jeux…coûteux !

            Tunisie, l’espoir ?

On ne peut que se réjouir de la victoire du parti laïque Nidaa Tounes aux dernières législatives tunisiennes, arrivé en tête avec 85 sièges, contre 69 aux islamistes d’Ennahda. Autre motif de satisfaction, le climat relativement calme du scrutin, dont les résultats ont été acceptés par toutes les parties en présence.
Mais gardons-nous d’un optimisme démesuré. La coalition laïque a autant bénéficié d’un rejet de l’idéologie barbue que du contexte économique et social calamiteux dans lequel se débat le pays. Si Rached Ghannouchi et ses complices avaient mieux piloté leur barque, Ennahda serait aujourd’hui aussi bien implanté que l’AKP en Turquie. Quant au candidat désigné par les laïques pour les présidentielles prévues fin novembre, un ancien Premier Ministre de 87 ans, aussi honorable soit-il, sera-t-il capable de faire face aux terribles difficultés d’un pays dont le « miracle » semble bien loin ?

            Les petites bassesses de Guy Birenbaum.

Tous les matins de la semaine, sur France Info, Guy Birenbaum nous gratifie d’une petite chronique à l’issue de l’interview politique de 7h45. C’est plus ou moins intéressant, plutôt léger, parfois drôle. Mais gare à la flèche du Parthe ! Car c’est à la fin de son speech que Birenbaum peut devenir autre chose qu’un amuseur du service public. Il réserve en effet à l’invité(e) du jour une question, prétexte à un court échange où le bouffon montre quelque fois ses vilains crocs.
Ainsi jeudi dernier. Nicolas Dupont-Aignan était prié par le sieur Birenbaum de donner son avis sur une récente loi belge autorisant les automobilistes à personnaliser leurs plaques d’immatriculation. « Je m’en fiche », répondit franchement l’invité qui, voyant sans doute la mine déconfite du rigolo de la matinale, embraya aussitôt sur : « désolé d’avoir cassé votre intervention ». Le chroniqueur répliqua : « Non, vous n’avez rien cassé du tout. Vous ne cassez rien ! » Et hop, on enchaîne !

Ces quelques mots  en disent long sur celui qui les a prononcés. Une hargne méprisante, caractéristique de ces médiacrates libéraux-libertaires qui adorent cracher sur les petits mal-pensants.

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