mercredi
25 juin 2014
Les fausses notes
de M. Hamon.
Imaginez un obèse, dont l’état de santé
nécessiterait un régime draconien, voire une opération chirurgicale, et qui irait
consulter un « spécialiste ». Et que celui-ci préconiserait :
« Cher Monsieur, vous n’allez pas si mal que
ça. Il faut simplement reprendre confiance en vous, et suivre quelques conseils
simples :
-Mangez ce qui vous plaît, et autant que vous
voulez, mais à heures fixes.
-Jetez votre balance, cessez de mesurez votre poids,
cela vous culpabilise et vous démotive. »
A votre avis, quelles sont les chances de voir ce
Monsieur s’en sortir ?
C’est à peu de choses près ce qui arrive à l’Education
Nationale aujourd’hui. A l’origine, Mme Ed’Nat’ (née « Instruction
Publique ») était une fille un peu austère, mais en bonne santé. Pas parfaite,
mais bien dans son rôle et dans sa peau. Pour des raisons diverses, elle fut
violemment prise à partie depuis 1968, y compris au sein de sa famille, et n’a
cessé de développer des complexes, soumise à une boulimie de réformes qui l’ont
transformée en créature obèse, totalement névrosée. Son nom d’épouse depuis
1945, Education Nationale, a fini par la dévorer : elle n’est plus là pour
instruire les jeunes, mais les éduquer, ainsi que leurs parents. A tel point que
le Ministre en charge de la créature en est à donner des conseils aux familles
en matière de séance télé-foot à la veille du Brevet des Collèges : « Ne
veillez pas trop tard, les enfants…bonne nuit les petits ! »
La chute de la France au classement Pisa, l’accroissement
des incivilités, la baisse catastrophique du niveau des élèves, le malaise des
personnels, font de Mme Ed’Nat’ la grande malade qu’il faut soigner d’urgence.
C’était LA grande cause du candidat Hollande. Et qu’ont fait les médecins
requis au chevet de la malade ?
-Le docteur Peillon a lancé la réforme des rythmes
scolaires, aussitôt contestée et embourbée.
-le docteur Hamon lance maintenant celle de la
notation, qui doit être « bienveillante et toujours positive », dans
le droit fil du courant démago qui sévit Rue de Grenelle.
Il est vrai que cela tombe à pic, alors que circule
sur le Net une pétition protestant contre l’excessive dureté du sujet de maths
du bac S. Un excellent article sur le site Boulevard
Voltaire relaie les propos non moins pertinents de Jean-Paul Brighelli, qui
comme toujours parle d’or. Il rappelle d’abord que la série S n’est plus ce qu’elle
était, et qu’au moins 30% des élèves qui s’y trouvent ne devraient pas être là.
30%, cela correspond peu ou prou au pourcentage des protestataires au sein de
la masse des candidats au bac S cette année. Comme c’est étrange !
Personnellement, étant totalement nul en maths, je
ne saurai me prononcer sur le sujet en question. Mais au vu de ce que j’ai
corrigé en Histoire géo, en filière littéraire, je ne peux que constater une
inadéquation grandissante entre les thèmes du programme, les prétentions officielles
en matière de « compétences », et les capacités de la plupart de nos
élèves. Jamais je n’ai vu un lot aussi mauvais ! Mais les consignes de
correction sont claires : il faut « va-lo-ri-ser ». Le mot
sanctionner n’apparaît plus.
Ainsi le remède est tout trouvé, d’après certains :
on peut noter sur 24 au bac, mettre des points de couleur à la place des notes
du primaire au collège…ou donner le bac à ces chers petits dès la naissance, en
même temps que le carnet de santé, comme le suggère ironiquement Boulevard
Voltaire ?
Alors que la vie a toujours été dure et sélective,
qu’elle le devient plus que jamais, on demande à l’Education nationale de se
transformer en havre de bisounours, en Marchand de Sable politiquement correct.
Cherchez l’erreur !
Les
Bleus : deux êtres vous « manquent », et tout est repeuplé.
A quoi tient la synergie et l’efficacité d’une
équipe ? A l’absence de deux connards : Ribéry et Nasri. Deux bons
joueurs peut-être, mais deux branleurs méprisants, détestables, mauvais
patriotes et fouteurs de merde. Le 1er a déclaré forfait pour
raisons de santé, le 2e a été écarté dès la sélection par Didier
Deschamps –ce qui lui a valu d’être traité de « raciste » (et toute
la France avec lui) par la pétasse du joueur. Mais au final, quel plaisir !
Une équipe infiniment plus sympathique, renouvelée,
qui joue bien, enfin, et fait honneur à son pays. On verra ce que donnera ce
soir le match contre l’Equateur, mais jusqu’ici, c’est bien parti. Deschamps, c’est
l’anti-Hollande : il parle peu, n’a pas fait de grandes études, ne fait
pas de petites blagues. Mais au poste qui est le sien, il obtient des résultats
et ressuscite l’adhésion d’un peuple à son équipe nationale. Même un
anti-footeux comme moi se laisse avoir ! Deschamps, président !
Supporters algériens.
Depuis quelques semaines, fidèle à sa stratégie de « provocation
intelligente », le Bloc identitaire mettait en garde l’opinion et les
pouvoirs publics contre le comportement violent et anti-français des supporters
algériens en France, dont la plupart sont, rappelons-le, français sur le
papier.
Banco ! Si le match Algérie-Belgique n’a pas
donné lieu à trop de débordements (défaite de l’Algérie 2 à 1), celui disputé
contre la Corée du Sud (victoire algérienne par 4 à 2) a permis aux supporters
des « Fennecs » de retrouver leur meilleur niveau de casse et d’insultes.
Mais nos médias bien-pensants se sont empressés d’étouffer
l’affaire, voire de prétendre à la manipulation dont serait coupable la « fachosphère ».
Il suffit pourtant de parcourir les journaux locaux pour contourner la censure
parisienne, et de vérifier, hélas, que les amis des « fennecs » se
comportent chez nous comme le renard dans le poulailler.
Je viens de lire dans la presse que les supporters
algériens partis au Brésil ne sont pas contents de l’hôtel qui leur a été
réservé. Qu’attendez-vous, messieurs, pour cramer des voitures dans les rues de
Rio en gueulant « Nique le Brésil, pays de tapettes en string ! » ?
Se pourrait-il que les Brésiliens soient moins gentils que ces salopards de « Céfrans » ?
En attendant, par pitié, qu’une bonne équipe se
dévoue pour renvoyer les fennecs à leur désert !
La mafia UMP.
Au rythme où vont les révélations sur les turpitudes
financières du « grand parti de la droite », on peut se demander
comment l’UMP peut encore garder de vrais adhérents. Interrogée l’autre jour
sur France Info, Valérie Pécresse déclarait de ne rien savoir, malgré ses
hautes fonctions dans le parti, de toutes ces magouilles. Elle ne savait rien,
comme Sarkozy, Copé, Balkany, et toute la clique. Le triumvirat
Juppé-Fillon-Raffarin (César-Pompée-Crassus ?) pourrait ressembler aux
trois singes de la philosophie chinoise : je ne vois rien, je n’entends
rien, je ne dis rien. Comme dans la Mafia, malheur aux bavards !
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