mercredi 19 mars 2014

Vol MH 370 pour Pékin; les nouveaux martyrs; la Crimée emballée.

mercredi 19 mars 2014

                Vol MH370 pour Pékin.

Puisque tout le monde y va de son explication plus ou moins sérieuse sur l’étrange disparition de cet avion de la « Malaysian Airlines », je ne résiste pas plus longtemps à vous livrer la mienne. Bouclez vos ceintures, ça décoiffe !
Une organisation criminelle a détourné l’appareil, avec la complicité de l’équipage, non sans avoir au préalable endormi les passagers grâce à un gaz soporifique diffusé par la ventilation de la cabine : pas d’appels à l’aide sur portable, pas de rébellion. L’avion descend en dessous de la couverture radar, et profite de la nuit pour gagner une piste aménagée sur une petite île, quelque part dans la Mer d’Andaman (ou dans le dédale de l’archipel indonésien).
Là, des complices attendent les pilotes pour faire descendre les passagers, enfermés dans des vieux blockhaus japonais de la 2e guerre mondiale. Pendant ce temps, la piste est camouflée (ou démontée), et l’avion escamoté d’une manière ou d’une autre. Un passager a été mis à l’écart, et pour cause : il s’agit d’un milliardaire chinois, un peu pingre, et qui a cru malin de voyager sur un vol « normal » au lieu de prendre un jet privé. Les bandits s’emploient ensuite à lui arracher ses numéros de compte dans divers paradis fiscaux, afin de les lui siphonner.
Mais c’est peut-être sans compter sur l’intelligence et le courage d’un jeune passager, aidé de son chien et d’un vieux marin bourru, qui va donner du fil à retordre aux brigands.
Pour la suite, voyez Tintin, dans Vol 714 pour Sydney.

                Les nouveaux martyrs.

Commençons par le plus attachant : Saint Jérôme (Kerviel), s’en revenant de Rome après avoir rencontré le Pape François. Barbu, mais pas pieds nus, sans robe de bure ni corde au cou, l’ex trader fou de la Société Générale s’est trouvé un noble combat -que dis-je, une croisade !- contre la finance dérégulée. Encore faut-il qu’il échappe aux geôles humides du Royaume de France à son retour chez nous.
Poursuivons par Saint Jean (François Copé), mis sur le grill en attendant les élections municipales, après lesquelles ses frères le mettront à mort. Crucifié par les médias, Saint Jean a pourtant bien essayé de jouer les Ponce Pilate pour se sortir du guêpier. Mais une image de Judas lui colle à la peau.
Finissons, mes bien chers frères, par le plus Saint d’entre tous, Saint Nicolas, le martyr aux quarante affaires (si l’on compte celles que l’on a pas encore débusquées), dont le malheur est si bien décrit par la dernière Une des Saintes Ecritures de Paris Match :
Les traits tirés, poils noirs sur visage gris, le regard perdu vers ce qui pourrait être le Golgotha, Saint Nicolas, est entouré des bras aimants de sa Sainte Femme, Carla-Marie-Madeleine. « Espionné par les juges, trahi par son conseiller…Carla Bruni : je vais me battre pour lui ! ». Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai la larme à l’œil.

                Crimée : et hop !


Et voilà, c’est plié depuis dimanche et le référendum-plébiscite. La Crimée a rejoint la Mère Patrie russe. « Hou, le méchant Poutine ! » hurlent en chœur les bonnes âmes, qui se désolent du côté péteux des sanctions envisagées. Les mêmes, bien souvent, qui ont applaudi le séparatisme kosovar depuis 1999, celui du Sud-Soudan en 2012…ou qui n’ont toujours rien à redire au maintien d’une base militaire américaine transformée en prison illégale à Cuba (Guantanamo), d’une enclave britannique en Méditerranée sur le sol espagnol (Gibraltar). Et peut-on encore oser parler de la colonisation sauvage des territoires palestiniens par Israël ? La question ne sera pas posée. Taper sur les Russkoffs est la seule xénophobie autorisée chez nous.

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