lundi 2 septembre 2013

Drôle de guerre en Syrie (suite)



lundi 2 septembre 2013

            Drôle de guerre en Syrie (suite).

Pépère le Basset est sorti trop vite de sa niche, et se couvre de ridicule. Il pensait faire tellement plaisir à ses maîtres anglo-saxons, et puis patatras ! C’est d’abord la Perfide Albion, évidemment, qui gâche la fête. Le caniche Cameron a consulté son parlement en urgence, et celui-ci  a dit « no ! » à sa guéguerre en Syrie. Et il se soumet, le lâche ! Cela a donné une bonne idée au « boss », Barack-retenez-moi-ou-je-vais-faire-un-malheur : « Et si, moi aussi, je demandais son avis au Congrès ? Pas possible avant le 9 septembre ? Tant mieux, je dois d’abord me taper la conférence du G20 chez Vladimir ! »
Du coup, les « frappes imminentes » ne sont plus du tout urgentes, et Bachar aura tout le temps de blinder ses défenses. Peu importe finalement, si c’est uniquement pour recevoir une tape symbolique. Par exemple, faire sauter à coups de missiles deux trois baraquements de la garde présidentielle, remplis au préalable d’opposants raflés dans les prisons.
Côté Ligue arabe, aucune ligne claire ne se dégage, comme d’habitude.
Et chez nous ? Le Basset a envoyé son clown triste, le Ayrault de Notre-Dame (des Landes), faire de la retape auprès des députés, qui auront le droit de débattre sans pouvoir voter. C’est ça, la démocratie, M. El Assad ! Il va leur montrer, paraît-il, des documents déclassifiés, certainement pas trafiqués du tout et des plus fiables, concernant l’usage d’armes chimiques par l’odieux Bachar. Ce sera bouleversant, à n’en pas douter. Aussi crédible qu’une fiole de poudre de perlimpinpin brandie devant l’assemblée générale de l’ONU  il y a dix ans.
Quant à l’opposition UMP, défense de rire ! Il y a quelques mois, voire quelques semaines, Copé et consorts exigeaient à corps et à cri une intervention militaire française, avec ou sans nos alliés, avec ou sans l’ONU. Nicolas, lui, hein…Mais les sondages étant ce qu’ils sont, les faucons se changent en colombes : « On peut pas y aller tout seul…Faut l’aval de l’ONU…Il serait dommage que nous soyons la seule démocratie à ne pas consulter son parlement, Giscard dixit…Mais attention, pas de vote, précise Copé, faut que Hollande assume seul… » C’est à ce genre de courage que l’on reconnaît les grands hommes.
Seuls restent à hurler à la mort nos « intellectuels » (Lévy, Kouchner ou la patronne du Monde) et des gens aussi concernés par les conséquences d’une éventuelle guerre que la pimbêche Guigou qui, elle, ne doute pas une seconde que les armes chimiques aient été utilisées par le vilain petit Bachar. Parce que cela a vraiment la moindre importance ?

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