jeudi 27 juin 2013

Heureusement il y a les Russes !

jeudi 27 juin 2013

            Heureusement il y a les Russes !

A chanter comme dans la vieille pub pour Findus :
            « Heureusement il y a la Russes, les Russes,
            Pour abriter Gérard, du fisc et d’la justice, les Russes,
            Pour défendre Bachar, et flinguer les barbus, les Russes,
            Pour protéger Snowden, traqué par Obama, les Russes,
            Heureusement il y a les Russes, les Russes ! »

            Villeneuve sur Lot, les leçons d’un scrutin.

Les commentateurs se sont rués sur les résultats de la législatives partielles, avec plus ou moins de bonheur. Le candidat UMP, sans grande surprise, bat celui du FN (53 contre 47%), grâce à un « Front Républicain » mou du genou, et avec une participation médiocre, quoique plus forte qu’au 1er tour. La faute à qui ? Cahuzac le ripou, qui vient de s’illustrer devant la commission d’enquête parlementaire par un magnifique numéro de foutage de gueule ? L’immense déception suscitée par la gestion crypto-sarkozyste de Hollande ? Barroso et les technocrates de Bruxelles ? Copé et la droite décomplexée, coupable de « banaliser les idées d’extrême-droite » ? Tout ça à la fois, et c’est beaucoup…
Palme d’or quand même à François Hollande, dont les propos ont été rapportés par le dernier Canard Enchaîné, prononcés dans l’avion après son stage de léchage de babouches dans le Golfe persique. S’est-il interrogé sur le fond du problème, le Président ? Pour lui, il n’y a qu’une leçon à tirer de tout ça, purement politicienne : si le PS ne veut pas se faire virer dès le 1er tour lors des prochaines échéances, il lui faut convaincre ses alliés de gauche de faire bloc avec lui avant le 1er tour. Bref, Flanby ne veut voir qu’une seule tête. Cocos, écolos, radicaux, sont priés de s’incliner devant l’action merveilleuse de la majorité, avaler leurs chapeaux après d’autres couleuvres, dans une logique arithmétique à courte vue qui ignore superbement les attentes des citoyens déçus, déboussolés, écoeurés. C’est à ce genre de calculs que l’on reconnait les grands hommes.

            Free, free, Nelson Mandela !

Oui, libérez le, le Vieux, de son interminable agonie. Des toubibs acharnés à maintenir la momie en état de stase, des politiciens véreux de l’ANC qui se bousculent à son chevet, des profiteurs de son nom issus de sa propre famille, des « bonnes âmes » du monde entier qui pleurent sa mort avant même qu’elle n’ait eu lieu, des journalistes en mal de copies qui trépignent d’impatience, le doigt posé sur la nécro toute prête à diffuser. Qu’on en finisse.

           
Affaire Méric, la suite.

Il est curieux de constater à quel point les faits, quand ils sont dérangeants pour les certitudes politiquement correctes de nos maîtres censeurs, font l’objet de bien peu de développement médiatique. Dimanche, une manif « antifasciste » en mémoire de Clément Méric dégénère en casse de vitrines et violences diverses. C’est expédié en trois mots et deux images sur France 2. Peu après, on apprend que le visionnage des enregistrements des caméras de surveillance ayant « suivi » la scène de la bagarre mortelle a été effectué. Et qu’y voit-on ? Le gentil Clément Méric se mettre à cogner parmi les premiers, et frapper le « facho » Esteban Murillo dans le dos. Ledit facho se retourne, lui en colle deux dans la tronche. Fin de la carrière du héros de la démocratie et des droits de l’homme. « No comment ».
En attendant que la justice statue sur tout cela, le gouvernement ne chôme pas et envisage l’interdiction pure et simple des JNR, du GUD et du Bloc Identitaire. Tant qu’il y est, pourquoi pas l’UMP, dont des membres éminents ont participé aux « manifs pour tous », et notamment la dernière qui a dégénéré devant des caméras avides de dénoncer la bêtise et la violence des protestataires ?        Au nom du front « ripoublicain », sans doute…

            Brésil : la fin des clichés.


Hollande n’est pas le seul leader de « gauche » à avoir des problèmes avec le peuple. Au Brésil, l’ex-trotskyste Dilma Roussef peine à assumer l’héritage du faux gauchiste Lula da Silva. Depuis des jours, la fronde fait rage contre sa politique en trompe l’œil, qui ravissait jusqu’ici les adorateurs du « modèle brésilien », nouvelle puissance du Sud. Dans ce pays « émergent », et qui ne cesse d’émerger depuis 100 ans sans jamais s’arracher aux flots boueux des inégalités et de la corruption, on découvre qu’il n’y a pas que des débiles amateurs de foot, de samba, de strings et de chirurgie esthétique. Il y une classe moyenne et des travailleurs modestes disposant d’une certaine culture, qui se rendent compte des problèmes et qui protestent en masse contre le gaspillage de l’argent public dans des projets inutiles et coûteux : coupe du Monde de foot, JO, expo universelle…Et dire qu’en France, certains se désolaient que l’on n’ait pas obtenu tout ça !

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