mercredi 12 septembre 2012
Arnault et Libé.
Les fumeuses
explications de Bernard Arnault, PDG de LVMH, pour justifier sa demande de la
double nationalité franco-belge, n’ont convaincu personne. Il s’agit avant tout
d’échapper à l’impôt sur les successions en vigueur en France. C’est mesquin,
antipatriotique et tout ce qu’on voudra, mais cela méritait-il une « une »
aussi vulgaire et bêtement racoleuse comme celle de Libération (« Casse-toi, riche con ») ? « La France,
tu l’aimes ou tu la quittes », c’est autrement plus classe !
Désir
du Chef.
La tambouille
interne du PS est toujours aussi peu ragoûtante qu’à l’époque –lointaine- où j’ai
quitté ce parti. La sortante, Dame Aubry, voulait laisser sa place de première
secrétaire au Strauss-khanien Cambadélis, avec l’accord de Fabius et d’Ayrault.
La gauche du parti soutenant l’idée en échange de « postes-clés » au
sein du comité exécutif. Mais Hollande ne l’entendait pas ainsi, et a imposé
Harlem Désir à la place de n°1, acceptant que l’aubryste Guillaume Bachelay
soit n°2.
Passionnant !
Quant aux militants de base, ils ne peuvent qu’assister à la foire d’empoigne
sans avoir voix au chapitre. Le PS avait redoré son blason démocratique, du
moins aux yeux des médias, en organisant leur « primaire ouverte » en
2011. Il replonge dans ses pires errements féodaux et bureaucratiques une fois
la victoire acquise. Félicitations, camarades !
Hollande,
chef de guerre ou simple kapo du
baraquement « France » ?
Dimanche soir
sur TF1, François Hollande s’est voulu martial, avec un agenda rigoureux d’objectifs
à remplir. Si tout va bien, nous serons sortis d’affaire juste avant les
élections de 2017. Nous sommes priés de le croire sur parole, et d’oublier que
le vrai pouvoir ne lui appartient pas.
Dans un débat
sur I-Télé (ou BFM, ou je ne sais plus quelle chaîne de la TNT), Eric Zemmour
et Nicolas Domenach évoquaient le grand blabla médiatique autour de la « mollesse »
ou de l’absence de réactivité de l’équipe au pouvoir, dont la cote sondagière a
chuté pendant l’été.
La meilleure
analyse fut pour moi celle de Zemmour. Selon lui, Sarko ne tenait pas mieux la
barre du navire, mais compensait ou tentait de compenser son impuissance par
une agitation permanente. Hollande, lui, ne fait pas semblant, ou en tout cas
beaucoup moins. Tout le problème est que le fameux changement tant promis n’aura
pas lieu, même au niveau de la méthode, si le Président et son équipe se
laissent convaincre de faire du Sarkozy pour remonter la pente médiatique.
Personnellement, je ne souhaitais pas troquer un kapo de droite contre un kapo
de gauche, mais avoir un leader qui nous fasse sortir du camp de concentration
européo-capitaliste.
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