samedi 29 septembre 2012
Le triomphe « posthume »
de François Bayrou.
Vilipendé,
moqué, battu dans les urnes il y a quatre mois, le chef d’un Modem exsangue
peut savourer une douce revanche. Comme je l’ai entendu hier à la radio,
Hollande « fait du Bayrou » ! Le réalisme budgétaire et
l’alignement européo-compatible de l’actuel locataire de l’Elysée le laissaient
prévoir. Nous aurons donc bien un gouvernement théoriquement de gauche pour
appliquer une politique centriste. De quoi faire plaisir aux gens « raisonnables »,
mais aussi radicaliser dangereusement les autres. D’autant que cette politique
de rigueur qui n’ose jamais dire son nom, annoncée jeudi par Jean-Marc Ayrault,
mécontente la gauche comme la droite. On se croyait en 2012, nous revenons en
1934. Si les parlementaires ne votent pas rapidement une diminution drastique
de leurs avantages, attention à l’émeute et aux cris de « mort aux
voleurs ! ».
Copé
et le racisme anti-blanc.
J’ai déjà dit à
maintes reprises tout le mal que je pensais de Jean-François Copé. Aussi j’en
veux énormément à tous ces crétins de gauche politiquement corrects qui se sont
sentis obligés de hurler après ses propos sur le racisme anti-blanc sévissant
dans certains quartiers de banlieue, où les dits Blancs ne constituent plus
qu’une minorité en voie d’extinction.
D’abord, parce
que le fond est exact : le phénomène existe, et les témoignages abondent.
Incroyable ! Les Blancs n’ont pas le monopole du racisme, et ils peuvent
même en être victimes ! Avoir cru le contraire, soit dit en passant, aurait
été raciste en diable. A cela, les « indignés » des beaux quartiers
et des assoc’ aboyeuses répliquent que M. Copé « parle comme Le
Pen ». Sarko disait en son temps, avec raison, que ce n’est pas parce que
Le Pen préfère le soleil à la pluie qu’il doit se sentir obligé d’aimer la
pluie. Ce sont les mêmes crétins politiquement corrects qui ont fini par
assimiler le drapeau tricolore à un avatar du fascisme.
Ensuite, parce
que ces andouilles sont tombées dans le panneau tendu par le rusé politicard
qu’est, avant toute chose, le Sieur Copé. Il voulait faire le buzz, voler la
vedette à Fillon, faire du Sarko de la grande époque…c’est réussi.
De
la chasse aux Roms comme « sport populaire ».
Lorsque les
médias ont commencé à rapporter que des habitants d’une banlieue de Marseille
avaient fait déguerpir un campement de Roms, avant de mettre le feu aux hardes
laissées par ces damnés de la Terre, la fièvre s’est emparée des cerveaux boboïsés
(Guignols de l’Info en tête). Les
mêmes donneurs de leçon imaginaient déjà des nervis encagoulés, sûrement des « petits
blancs », tabassant les pauvres manouches et incendiant leurs cabanes,
sous l’œil goguenard d’une police évidemment raciste.
Des journalistes
sérieux ayant fait leur travail, la vérité apparut : ce camp, illégal
évidemment, était installé à côté d’une cité peuplée de gens issus de l’immigration
ou des DROM. Ces gens subissaient depuis des semaines nuisances olfactives,
sonores, et divers cambriolages. Ils se sont d’abord tournés vers la police et
la préfecture, lesquelles ne réagissaient pas assez vite à leur goût. Ils ont
donc décidé de faire le travail eux-mêmes, après quelques sommations, sans
recourir à la violence (du moins n’en ont-ils pas eu besoin), la police venant
finalement vérifier que cela ne dégénère pas. Quant à l’incendie des déchets, c’était
une recommandation des services d’hygiène.
Que les réalités
sont médiocres, et bien loin des beaux clichés en noir et blanc !
Le plus
scandaleux, finalement, réside dans le fait que dans notre pays les gens
modestes en soient réduits à faire justice eux-mêmes.
Montebourg
veut casser du Coréen.
Le Ministre du
Redressement Productif et de la Rodomontade a décidé de snober les stands
Hyundai et Kia au salon de l’auto. Leur crime, selon Montebourg ? Ces
vilains Coréens sont les seuls fabricants dont les ventes progressent fortement
dans notre beau pays, malgré la crise. Une seule explication : ces
salopards abuseraient d’une main d’œuvre docile et bon marché, travaillant 12h
par jour dans des usines insalubres au fin fond de l’Asie. Acheter Kia et Hyundai, c’est financer le
péril jaune et détruire les emplois en France. Hou !
Manque de bol
pour l’impétueux ministre, c’est tout faux : 88% des voitures
sud-coréennes sont fabriquées en Europe (République tchèque pour l’essentiel),
ce qui est beaucoup plus que des géants nationaux comme Renault. Les conditions
de travail dans ces usines sont des plus normales. Quant aux horaires de l’esclave
coréen qui se charge des 12% restant, ils sont de 9h/jour (depuis peu baissés d’une
heure sans diminution de salaire), dans des locaux tout à fait convenables. Le
secret des Coréens ? Pas de chichis, ni de gadgets « innovants »,
et des compressions de coûts liée à une meilleure gestion de l’appareil
productif (ex : une même pièce peut servir à différents modèles de la
marque et de ses dérivés).
Personnellement,
je roule en Kia et en Suzuki, et je ne me sentirais pas moins coupable en
achetant une voiture « française » fabriquée en Roumanie, en Turquie
ou au Maroc et que je paierais au prix fort. Tout juste beaucoup plus con !
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