dimanche 30 septembre 2012

Copé, les Roms et Montebourg



samedi 29 septembre 2012

            Le triomphe « posthume » de François Bayrou.

Vilipendé, moqué, battu dans les urnes il y a quatre mois, le chef d’un Modem exsangue peut savourer une douce revanche. Comme je l’ai entendu hier à la radio, Hollande « fait du Bayrou » ! Le réalisme budgétaire et l’alignement européo-compatible de l’actuel locataire de l’Elysée le laissaient prévoir. Nous aurons donc bien un gouvernement théoriquement de gauche pour appliquer une politique centriste. De quoi faire plaisir aux gens « raisonnables », mais aussi radicaliser dangereusement les autres. D’autant que cette politique de rigueur qui n’ose jamais dire son nom, annoncée jeudi par Jean-Marc Ayrault, mécontente la gauche comme la droite. On se croyait en 2012, nous revenons en 1934. Si les parlementaires ne votent pas rapidement une diminution drastique de leurs avantages, attention à l’émeute et aux cris de « mort aux voleurs ! ».

            Copé et le racisme anti-blanc.

J’ai déjà dit à maintes reprises tout le mal que je pensais de Jean-François Copé. Aussi j’en veux énormément à tous ces crétins de gauche politiquement corrects qui se sont sentis obligés de hurler après ses propos sur le racisme anti-blanc sévissant dans certains quartiers de banlieue, où les dits Blancs ne constituent plus qu’une minorité en voie d’extinction.
D’abord, parce que le fond est exact : le phénomène existe, et les témoignages abondent. Incroyable ! Les Blancs n’ont pas le monopole du racisme, et ils peuvent même en être victimes ! Avoir cru le contraire, soit dit en passant, aurait été raciste en diable. A cela, les « indignés » des beaux quartiers et des assoc’ aboyeuses répliquent que M. Copé « parle comme Le Pen ». Sarko disait en son temps, avec raison, que ce n’est pas parce que Le Pen préfère le soleil à la pluie qu’il doit se sentir obligé d’aimer la pluie. Ce sont les mêmes crétins politiquement corrects qui ont fini par assimiler le drapeau tricolore à un avatar du fascisme.
Ensuite, parce que ces andouilles sont tombées dans le panneau tendu par le rusé politicard qu’est, avant toute chose, le Sieur Copé. Il voulait faire le buzz, voler la vedette à Fillon, faire du Sarko de la grande époque…c’est réussi.

            De la chasse aux Roms comme « sport populaire ».

Lorsque les médias ont commencé à rapporter que des habitants d’une banlieue de Marseille avaient fait déguerpir un campement de Roms, avant de mettre le feu aux hardes laissées par ces damnés de la Terre, la fièvre s’est emparée des cerveaux boboïsés (Guignols de l’Info en tête). Les mêmes donneurs de leçon imaginaient déjà des nervis encagoulés, sûrement des « petits blancs », tabassant les pauvres manouches et incendiant leurs cabanes, sous l’œil goguenard d’une police évidemment raciste.
Des journalistes sérieux ayant fait leur travail, la vérité apparut : ce camp, illégal évidemment, était installé à côté d’une cité peuplée de gens issus de l’immigration ou des DROM. Ces gens subissaient depuis des semaines nuisances olfactives, sonores, et divers cambriolages. Ils se sont d’abord tournés vers la police et la préfecture, lesquelles ne réagissaient pas assez vite à leur goût. Ils ont donc décidé de faire le travail eux-mêmes, après quelques sommations, sans recourir à la violence (du moins n’en ont-ils pas eu besoin), la police venant finalement vérifier que cela ne dégénère pas. Quant à l’incendie des déchets, c’était une recommandation des services d’hygiène.
Que les réalités sont médiocres, et bien loin des beaux clichés en noir et blanc !
Le plus scandaleux, finalement, réside dans le fait que dans notre pays les gens modestes en soient réduits à faire justice eux-mêmes.

            Montebourg veut casser du Coréen.

Le Ministre du Redressement Productif et de la Rodomontade a décidé de snober les stands Hyundai et Kia au salon de l’auto. Leur crime, selon Montebourg ? Ces vilains Coréens sont les seuls fabricants dont les ventes progressent fortement dans notre beau pays, malgré la crise. Une seule explication : ces salopards abuseraient d’une main d’œuvre docile et bon marché, travaillant 12h par jour dans des usines insalubres au fin fond de l’Asie.  Acheter Kia et Hyundai, c’est financer le péril jaune et détruire les emplois en France. Hou !
Manque de bol pour l’impétueux ministre, c’est tout faux : 88% des voitures sud-coréennes sont fabriquées en Europe (République tchèque pour l’essentiel), ce qui est beaucoup plus que des géants nationaux comme Renault. Les conditions de travail dans ces usines sont des plus normales. Quant aux horaires de l’esclave coréen qui se charge des 12% restant, ils sont de 9h/jour (depuis peu baissés d’une heure sans diminution de salaire), dans des locaux tout à fait convenables. Le secret des Coréens ? Pas de chichis, ni de gadgets « innovants », et des compressions de coûts liée à une meilleure gestion de l’appareil productif (ex : une même pièce peut servir à différents modèles de la marque et de ses dérivés).
Personnellement, je roule en Kia et en Suzuki, et je ne me sentirais pas moins coupable en achetant une voiture « française » fabriquée en Roumanie, en Turquie ou au Maroc et que je paierais au prix fort. Tout juste beaucoup plus con !


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