mercredi
20 juin 2012
SOS femmes battues.
Du destin de Jeanne d’Arc, à laquelle elle aimait
tant s’identifier, Ségolène Royal n’aura emprunté que le martyre. Echec aux
présidentielles de 2007, écartée de la direction du PS ensuite, écrasée aux
élections internes à la candidature pour 2012, et finalement battue aux
législatives de 2012, ce qui lui barre la route du perchoir de l’Assemblée
nationale (lequel lui était promis par son Ex devenu Roi des Français par la
grâce de Dieu). Le petit roi de Tulle a laissé tomber son héroïne, comme le fit
le petit roi de Bourges en son temps.
Cela doit faire d’autant plus mal au cœur que le PS
a remporté assez largement ce 2e tour de scrutin et dispose
maintenant à lui seul de la majorité absolue, dominant le Palais Bourbon, le
Sénat, presque toutes les régions et bien entendu l’Elysée. Mais nos nouveaux
dirigeants ne doivent pas oublier le faramineux taux d’abstention (44% au 2e
round), qui relativise fortement cette dernière victoire. Beaucoup d’électeurs
sont lassés, méfiants, et attendent la nouvelle équipe au tournant.
Le spectacle offert par la clique rochelaise de
Ségolène, et de l’intéressée elle-même, au soir des résultats de dimanche
dernier n’avait pas de quoi réconcilier les Français avec la politique. Contre
tous les usages, avant même l’heure officielle de proclamation des résultats,
la femme battue et son triste sbire municipal, se sont pointés au fenestron télévisé pour fustiger le vainqueur Olivier Falorni, le dissident PS qui avait
eu l’audace de résister aux pressions parisiennes. Il ne fut question que de « trahison
odieuse », d’un « élu de droite » (l’UMP ayant appelé à voter
pour lui pour enquiquiner le camp d’en face), auquel on coupa le micro quelques
minutes plus tard pour l’empêcher de s’exprimer.
Bonjour
le Fair Play !
Beaucoup plus drôle, par contre, les déboires de
Nadine Morano. Elle a eu beau lécher les bottes du FN, avec l’assentiment
mollasson de Fillon et des ténors de l’UMP, rien n’y a fait. Un candidat PS lui
a soufflé sa circonscription de Meurthe et Moselle. Toujours aussi raffinée, la
Nadine veut porter plainte contre l’humoriste Gérald Dahan, qui s’était fait
passer au téléphone pour Louis Alliot, le compagnon de Marine Le Pen, et avait
réussi à lui arracher des propos croustillants, ou accablants selon le point de
vue.
Ben
alors, Didine, faut assumer !
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