jeudi 28 juin 2012
De la démocratie en Egypte :
les barbus emballent le morcif.
Le candidat
islamiste « modéré » Mohamed Morsi a donc été élu à la présidence de
la république égyptienne. Mais l’armée veille au grain, dénoncent les
démocrates à tout crin et les excités professionnels de la place Tahrir. Cette
vilaine armée égyptienne, qui tient le pouvoir réel depuis le putsch des
officiers de 1952 (la bande à Neguib et Nasser), s’est efforcée, comme en
Turquie dans les années 90, de contenir la poussée des Frères musulmans et de
leurs petits frères salafistes.
Les pouvoirs du
président ont ainsi été réduits depuis la chute de Moubarak, et l’élection du
parlement, où les islamistes avaient triomphé, a été purement et simplement
annulée, à l’instar de ce qui s’était produit en Algérie en 1991. A la lecture
du dernier Canard enchaîné
(27/06/12), on mesure à quoi les femmes d’Egypte ont provisoirement échappé. Quelques
sympathiques salafistes voulaient ainsi faire voter la légalisation de l’excision,
le mariage des mineures de 14 ans, l’interdiction du divorce pour les femmes, l’introduction
d’un « voile de charia » (on n’ose imaginer la taille du bout de
tissu), le tranchage de mains (pas les mains baladeuses des bus égyptiens, je
suppose), la peine de mort pour insultes au prophète, et le droit de sauter le
cadavre de sa femme jusqu’à 6 heures après sa mort. Cette charmante pratique,
appelée « accouplement d’adieu », nous renvoie aussi au viol légalisé
par les guérilleros islamistes algériens, qui avaient baptisé ça le « mariage
temporaire ».
Pédophilie,
nécrophilie, mutilations en tout genre, régression culturelle, voilà ce qu’apporte
la démocratie en terre d’Islam dans les conditions actuelles. D’aucuns
comparent cela avec les excès de la Révolution française, de 1792 à 1795…il
faudrait bien qu’ils en passent par là, le temps de trouver par eux-mêmes les
voies d’une démocratie harmonieuse et apaisée. A ceci près que la Révolution
française s’est accomplie contre la religion, et pas en son nom…
J’ignore jusqu’où
ira la révolution égyptienne, tunisienne, syrienne ou autre. Mais il est
évident que ceux qui s’attendaient à voir le pouvoir échoir à de gentils
démocrates libéraux branchés sur l’occident et ses valeurs se sont fourrés les
doigts dans l’œil.
Amis militaires,
tenez bon ! Amis coptes, amies égyptiennes évoluées, faites vos valises,
et venez nous aider à résister chez nous à l’invasion rampante des sinistres
barbus, à côté desquels le régime de Téhéran apparaît comme formidablement
progressiste.
De
la guerre civile en Syrie : on nous aurait menti ?
Il y a peu, nos
bons médias nous dépeignaient le tableau tragique d’un peuple aux mains nues
massacré par l’armée de Bachar el Assad, elle-même gavée d’armes russes. Et qu’apprend-on
depuis deux jours ? Que les forces rebelles seraient aux portes de Damas,
équipées d’armes lourdes capables de bombarder le centre de la capitale
syrienne !
De fait, les
masques tombent : soutenues par divers pays sunnites du Golfe et les
Occidentaux, les « forces syriennes libres » ont les moyens de
prendre le pouvoir, et préparaient leur coup depuis un bon moment. Bientôt,
Bachar filera vers Moscou, et la suite bien connue pourra se dérouler :
chaos aggravé dans toute la région, persécution des minorités, mise en place de
la charia, etc…le bonheur, quoi !
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