mercredi 12 octobre 2011
La foire aux primaires : ça devient vraiment intéressant !
Enfin une raison d’être heureux en politique ! Mon favori Montebourg a fait 17%, plantant loin derrière la pleureuse du Poitou (7%) et le Vallseur social-libéral (5%). Flanby est en tête, mais peut se faire gratter au finish par Aubry si celle-ci arrive à fédérer les voix des autres.
Dimanche soir, Copé faisait peine à voir, avec ses éléments de langage préparés dans les cuisines de l’UMP :
- « Seuls 4% des électeurs se sont déplacés, tout cela ne veut rien dire… » Et un parti qui truste la majorité absolue au Palais Bourbon avec moins d’un tiers des électeurs inscrits, ça veut dire quelque chose ?
-Ou bien : « Le PS va être pris en otage par Arnaud Montebourg, avec ses dingueries de démondialisation et de VIeme République ! » Copé nous ressort les mêmes ficelles que la droite en 1981, qui présentait Mitterrand comme prisonnier des communistes et voulait effrayer le bourgeois par la perspective d’une prise de pouvoir quasi-bolchevique. Montebourg, l’homme au couteau entre les dents ! Attention aux vieilles recettes qui n’ont pas marché, les gars…Sarko lui-même vient de s’apercevoir que le slogan qu’il a failli retenir pour 2012 (« Il faut un président à la France ») était non seulement très mauvais (Cela signifie que la France n’a pas de président), mais qu’il avait été choisi par Giscard en 1981 avec le bonheur que l’on sait.
Bref, ça sent le sapin pour l’UMP, et je ne vais pas m’en plaindre.
Reste à savoir ce que je vais faire dimanche prochain. Les obscures tractations et les coups bas que se portent entre eux les bons camarades du PS ne m’incitent pas à leur faire le cadeau de valider leur grande cérémonie démocratique. Par ailleurs, en ce qui me concerne, l’objectif est atteint : faire des thèses de Montebourg un élément essentiel du programme socialiste, et empêcher le ou la candidate officielle de pencher trop du côté qui ne manquera pas de l’attirer, la bien-pensance gestionnaire et européo-compatible.
Sur ce plan là, je ne fais aucunement confiance à François et Martine, et je laisserai donc aux bons militants et aux autres gogos le soin de les départager. Au 1er tour des vraies élections, le candidat de mon coeur reste Mélenchon.
samedi 15 octobre 2011
Jean-Marc Sylvestre, démonologue.
Cette semaine, sur I-télévision, le libéral pathologique et pathétique Jean-Marc Sylvestre s’est livré à une attaque en règle contre la « démondialisation ». La bave aux lèvres, il a assené des « vérités » bien senties : veut-on couper la France du reste du Monde ? La priver de ses approvisionnements ? Faire exploser les prix ? Veut-on le nationalisme, la guerre ? Hein, hein, c’est ça que vous voulez, petits salauds qui remettez en question le libre marché mondial ? Et puis, conclut-il, dans « démondialisation », il y a « démon » ! Et dans économiste, il y a aussi « con ».
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