jeudi 20 octobre 2011
Adieu, Muammar…
Il paraît que les guignols du CNT et leurs parrains otanesques ont dégommé l’ineffable Kadhafi. Si c’est vrai, quelle déception ! Je l’imaginais déjà, campant au milieu des dunes du Sahara parmi ses amis touaregs, ruminant sa vengeance, braquant les missiles échappés de ses arsenaux vers les mines d’uranium d’Areva…Mais laissons là nos rêves, qui seront bientôt réalité grâce aux alliés de circonstances de l’Occident, les vaillants barbus d’Aqmi.
Marine au bûcher.
Interrogée ce matin à la radio sur les révolutions arabes, Marine Le Pen eut droit au traitement que nos courageux chiens de garde médiatiques réservent aux damnés de la bien-pensance. Daniel Cohen et Bernard Guetta ont passé leur temps à l’interrompre, à lui donner des leçons de géopolitique sorties tout droit des clubs germanopratins.
Le crime de Marine, en dehors de diriger le FN et d’être la fille de son père ? Emettre des doutes, voire des craintes, sur l’issue heureuse des révolutions en cours du Maghreb au Machrek.
« Allez, Mme Le Pen, avouez donc que vous l’aimez, le boucher de Damas ! Ils vous plaisent bien, les dictateurs, hein ? »
Elle s’est bien défendue, en rappelant qu’un ou une responsable politique devait d’abord faire fonctionner sa raison avant de se laisser emporter par la « sympathie », et que les choses n’allaient pas en s’arrangeant pour les laïcs tunisiens, ou les chrétiens d’Egypte.
Elle aurait pu ajouter cette phrase d’un général israélien :
« Vous avez aimé le printemps arabe ? Vous adorerez l’hiver islamique ! »
Je me souviens…
C’est la devise de nos cousins québecois. Ce devrait être celle de tous les citoyens éclairés de ce pays, surtout avant de choisir leurs chefs. Les primaires de dimanche ont consacré la victoire de François Hollande. Que peut-on retenir de la carrière de ce brave homme, en dehors de son spectaculaire régime amaigrissant, et du fait qu’il ait supporté (au sens français du mot, et non anglo-saxon, qui m’insupporte abominablement) si longtemps la Dame du Poitou ?
Pour moi, une chose. Une photo. Dans Paris-Match. En 2005.
Hollande et Sarkozy côte à côte, pareillement costumés, faisant l’union sacrée pour défendre la Constitution européenne, machine à broyer les peuples que tous deux nous ont fait avaler de force par un vote du congrès en 2008.
Hollande, ce n’est pas le socialisme mou, c’est un ectoplasme social-libéral. Il prendra toutes les formes que l’on veut avant les présidentielles, puis, une fois l’affaire emportée, ira prendre ses instructions à Bruxelles
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