Dimanche 14 novembre 2010
La Valse des pantins.
Sarko se décide enfin à mettre un terme à des mois de ridicules simagrées. Ne sachant plus que faire pour se rendre intéressant, et désireux de rattraper les dégâts aux yeux de sa majorité excédée, il brûle donc les étapes de son scénario initial. Remaniement anticipé, démission hier soir du gouvernement, reconduction de Fillon avec une équipe « resserrée ». Quel suspense ! France 2, la chaîne du pouvoir, s’est prêtée au jeu non sans acidité de la part des commentateurs invités avec une « spéciale » à 13h15 aujourd’hui. Les péripéties de la Cour prêtent toujours à gloser. C’est pathétique. Que deviendra le cocu Borloo ? Est-ce le grand retour d’Alain Juppé ? Et Kouchner, et machine, et truc chouette ?
Tous ces hauts responsables sont à l’image des grands nobles qui tortillaient du cul à Versailles pour plaire à Sa Majesté. Les honneurs, les pensions, c’est leur dope et leur raison de vivre. « Je gagnerais bien mieux ma vie dans le privé ! » rétorquent-ils tous quand on émet quelques doutes sur leur pur dévouement à la cause publique. Un peu le même argument que celui avancé par les grands patrons et les traders gavés de primes, stock-options et retraites-chapeaux : « Je pourrais partir à l’étranger ! » Je suggère à tous ces pantins de valser de la sorte : les cadors du privé n’ont qu’à fuir à l’étranger, et nos as de la politique pourront prendre leur place. Point de vue compétence et utilité sociale, nous ne nous apercevrons de rien.
Nous ferions même de substantielles économies en les foutant tous dehors sans indemnités.
lundi 15 novembre 2010
La Valse des pantins (suite).
Borloo a été moins nul que je le pensais. Il claque la porte et menace de reconstituer un pôle centriste contre la bande à Sarko en 2012. Bonne idée, mais je lui souhaite bien du courage pour mobiliser un électorat ectoplasmique, avec une machine politique inexistante (le Parti Radical !) et la concurrence de Morin et Bayrou. Exit les alibis d’ouverture. Je ne verserai pas une larme sur Kouchner et Bockel (bien fait !), ni sur Fadela Amara (la parvenue inefficace), mais bon vent à Rama Yade (parce qu’elle est jolie, pas bête et gaulliste de cœur). Le reste du remaniement n’a aucun intérêt, sinon de faire tomber les masques. Juppé, l’ « homme droit dans ses bottes », le martyr de la Chiraquie, qui devait être un maire de Bordeaux « à plein temps », se vend pour le plat de lentilles du Ministère de la Défense. Le gadget du Ministère de l’Identité nationale passe à la trappe, son titulaire Eric Besson est muté comme faire-valoir chez la Duduche des Finances.
Le « Président de tous les Français », pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, est bien le pantin de la droite libérale atlantiste et du patronat. C’est par elle et pour elle qu’il s’est toujours battu, et qu’il se représentera en 2012. Y aura-t-il autant de couillons qu’en 2007 pour le reconduire à l’Elysée ?
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