mercredi 5 mai 2010

lundi 19 et dimanche 25 avril 2010


Ben Laden en avait rêvé, Eyjafjöll l’a fait.

Vous connaissez Eyjafjöll ? Si vous vous contentez de regarder les infos sur France 2, certainement pas…Ce volcan islandais dont les cendres paralysent les cieux européens a un nom plus facile à écrire qu’à prononcer. Grande pagaille dans les transports, avions collés au sol depuis quatre jours : Eyjafjöll fait mieux que Ben Laden. Certains (les compagnies aériennes, et les voyageurs en rade, ce qui fait du monde) commencent à se demander si on n’en fait pas un peu trop en matière de précaution. Eyjafjöll, c’est la grippe A du ciel ! Voilà à nouveau le champ libre pour toutes les rumeurs…et si on nous cachait quelque chose, hein, allez savoir ! D’ailleurs, on ne sait rien : pas un relevé précis, que dalle ! C’est bien la peine de nous bourrer le mou en permanence sur les formidables gadgets censés nous informer sur tout, satellites, drones, modélisations informatiques, capteurs en folie. Eyjafjöll se paie leur fiole, aux nouvelles technologies.
Ce qui est fort probable, par contre, c’est que les remugles de ce joyeux volcan risquent de nous pourrir l’été prochain, voire les suivants. Le Pinatubo aux Philippines, en 1991, nous avait valu trois années plus froides et pluvieuses en suivant. Il y a deux siècles, le volcanisme islandais n’avait pas peu contribué aux vagues de froid et de mauvais temps qui touchèrent l’Europe et participé aux causes profondes des mouvements révolutionnaires de l’époque en faisant flamber le prix du pain.
Si cela se reproduit, cela aura au moins le mérite de clouer le bec des ayatollahs du GIEC pendant quelques temps. Merci Eyjafjöll !

Dimanche 25 avril 2010

Un parfum de fin du Monde…

Eyjafjöll ayant décidé d’enquiquiner désormais les Islandais eux-mêmes, les avions peuvent reprendre leur sarabande au-dessus de nos têtes. Ce petit avant-goût d’apocalypse nous a donnés envie, ma femme et moi, de visionner le DVD de la dernière « kolossale » production du spécialiste du genre, Roland Emmerich. (Voir le Physofblog, rubrique cinéma) Vous aurez reconnu 2012, ou comment faire disparaître le Monde tel que nous le connaissons de manière à la fois plaisante et politiquement correcte.
Plaisante, car on passe un bon moment, à savourer les effets spéciaux et les poncifs du genre, à la fois scrupuleusement respectés et habilement mis en scène.
Politiquement correcte, avec une accumulation de signaux attestant de la mauvaise conscience de l’impérialisme occidental. Les « sauveurs » de l’humanité sont un Noir et un Hindou. Le président des Etats-Unis est –évidemment- noir lui aussi, et préfère mourir auprès de son peuple plutôt que de se planquer dans l’Arche prévue pour les puissants de ce Monde. Le dernier acte de la tragédie a lieu au Tibet, avec la petite leçon de sagesse obligatoire du Lama de service. Le seul continent à se tirer à peu près convenablement de la lambada tectonique est l’Afrique…berceau de l’Humanité, comme on ne cesse de nous le seriner. Et quels pays acceptent, au dernier moment, d’ouvrir les portes de leurs arches aux malheureux qui se pressent pour embarquer ? La Russie, la Chine, et les Européens (pas l’UE, mais les pays qui comptent, ceux du G8). Les Ricains, dont la monnaie n’a même pas été retenue pour financer le projet de sauvetage, au profit de l’Euro, s’inclineront les derniers devant la bronca humanitaire des « gentils » de service. Au passage, on admirera la complaisance avec laquelle le réalisateur nous montre la destruction de Saint-Pierre de Rome, coupant au final la scène pourtant tournée de l’anéantissement de La Mecque. Feu sur les cathos décadents, voile pudique sur l’Islam acariâtre et conquérant.
Avec 2012, c’est effectivement tout un Monde qui s’écroule.

Retraites.

La propagande gouvernementale a commencé sur nos écrans. Pas un mot, bien sûr, sur la réalité du problème, à savoir la raréfaction des emplois stables et convenablement rémunérés, ou le scandaleux basculement de richesse opéré depuis vingt ans en faveur du capital et au détriment du travail. On préfère nous affoler et nous attendrir sur le sort d’une petite fille, en nous projetant dans un futur impossible à prévoir, mais qui nécessiterait déjà que les salariés se serrent la ceinture…toujours plus d’efforts, bande de chiens ! Le travail, c’est la santé !
Et l’équité, bien sûr : c’est-à-dire le nivellement par le bas de tous les régimes de retraite (sauf ceux des élus, des PDG de grosses boîtes, etc…) Vous avez dit « privilèges » ?

La Grèce face aux médecins de Molière.

La patrie de Périclès bénéficiera donc de l’ « aide » du FMI et de l’UE pour sortir du marasme financier. On connaît déjà le remède préconisé par ces deux formidables médecins : la saignée. Que le malade soit infecté, comme nous tous, par un virus mortel nommé dictature des marchés financiers, cela importe peu. La saignée, la saignée ! Sinon, faudra quitter la zone euro…Au fait, pourquoi pas ? La zone euro, c’est un peu comme un hosto : on guérit souvent plus vite dehors que dedans. Gare aux maladies nosocomiales !

            Enfumage.

Quand le gouvernement tient un sujet de diversion, il ne lâche plus. Et les « grands médias » suivent, fidèles aux ordres non donnés mais lourdement suggérés. Là, c’est génial : une femme en burqa, épouse d’un barbu polygame, nous rappelle à quel point la sécurité routière et notre identité nationale sont menacés. Aux armes citoyens !

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