mardi 1 juillet 2014

Gloire au Califat ! Victoire franco-allemande.

mardi 1er juillet 2014

            Gloire au Califat !

« L’Etat islamique en Irak et au Levant » (EIIL, pour les intimes), il faut avouer que c’était un peu lourdingue. Ses leaders ont donc décidé, en toute modestie, de baptiser « Califat » le territoire qu’ils contrôlent, en Syrie et en Irak. Le dernier califat en date, à savoir un Etat dont les dirigeants prétendaient agir au nom du Prophète, c’était l’Empire ottoman, aboli par Atatürk peu après la 1ere guerre mondiale. Les âmes des derniers sultans doivent frémir en songeant à ce que les fanatiques d’aujourd’hui commettent au nom d’Allah. Car même en ses derniers jours décadents, l’Empire turc était infiniment préférable au royaume de barbarie que les jihadistes sont en train de mettre en place là où ils ont réussi à s’imposer.

            Deuschland und Frankreich über Alles !

Ouf ! J’ai bien failli ne pas écrire ces lignes, tant le suspense hier fut grand. Mais tout est bien qui finit bien. La France a battu le Nigéria (2-0) et l’Allemagne l’Algérie (2-1). J’avoue que nos voisins d’Outre-Rhin m’ont fait peur pendant une bonne partie du match. Face à des fennecs bondissants et agressifs, les Panzers de la Mannschaft ont paru passablement rouillés.
Mais la rigueur et la ténacité germanique ont finalement eu le dessus : « Ein, zwei, drei, Algerien ist Vorbei ! »
Du coup, déploiement policier et Ramadan aidant, les supporters casseurs des « Verts » n’ont pas commis autant de dégâts que ce que l’on pouvait craindre (juste huit véhicules brûlés et quelques incendies de poubelle à Lyon…une paille !), et le spectre d’un France-Algérie en quart de finale s’efface, avec ses risques évidents de dérapages.
C’est l’occasion de conclure sur cette affaire. En d’autres circonstances, j’aurais certainement soutenu l’Algérie face à l’Allemagne. Mais l’attitude déplorable de certains supporters algériens (devenue endémique depuis le match France-Algérie de 2001), les discours antifrançais du président Bouteflika, la radicalisation croissante de nombreux jeunes Franco-Algériens dans une haine de notre pays et de ses valeurs, tout cela est venu s’accumuler dans mon esprit, au détriment des bons sentiments et de la tolérance, dont les adeptes me paraissent de plus en plus déconnectés de la réalité. Ainsi Julien Dray ce matin sur Europe1, qui rappelait avec des trémolos dans la voix ses origines algériennes (de Juif algérien, pour être précis) et le sacrifice des combattants algériens pendant la 2e guerre mondiale (qui furent, rappelons-le, plus lourds en pourcentage chez les Européens et les Juifs d’Algérie, citoyens français de plein droit, que chez les « indigènes » musulmans, simples « sujets français »), pour appeler à la célébration d’une France « métissée », ouverte sur les deux rives de la Méditerranée.
Comme bien d’autres, Julien Dray reste prisonnier des illusions de sa jeunesse et des souvenirs émouvants de la génération SOS racisme. Son compteur mental et ses réflexes idéologiques sont toujours bloqués dans les années 80. Pathétique.

           
 Jean-Claude Juncker parmi les siens.

« Victoire ! » Crient en chœur les médias européistes : le stupide David Cameron a échoué à bloquer la désignation par les 28 du nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avant son adoubement de pure forme par le Parlement par la majorité de fait constituée par les « sociaux-démocrates » et les conservateurs. Même José Bové, chez les Verts, a fait dans Sud-Ouest l’apologie du bon Jean-Claude.
J’ai dû rêver sans doute, mais il y a un mois, pendant les Européennes, socialistes et écolos disaient pis que pendre de Juncker : un monétariste borné, défenseur du secret bancaire et des intérêts de son Luxembourg chéri, incapable d’avoir anticipé la crise de 2008, conservateur obtus, etc…Le grand enjeu de cette élection, nous serinaient-ils, c’était justement la désignation par le parlement du président de la commission européenne : il fallait à tout prix voter, et bien voter, pour barrer la route à cet homme-là.
Finalement, que voit-on ? Que les chefs d’Etat et de gouvernement désignent à l’avance ce fameux président, et que les socialos-écolos, Hollande en tête, parent de toutes les vertus l’abominable Juncker. Un « homme compétent », à « la fibre sociale », et surtout « fervent européen ». La messe est dite.
« L’Europe par la preuve », ou comment on se fout de la gueule des citoyens.

            Sarko en garde à vue.

C’est le grand fait du jour, mais j’avoue que je commence à me lasser de cette guérilla judiciaire, et surtout de l’excitation médiatique qui l’accompagne. Que l’ex-Président ait été un ripou et ait abusé de ces pouvoirs ne fait guère de doutes. Encore faut-il le prouver, et jusqu’ici, le petit Nicolas s’est montré suffisamment habile pour slalomer entre les gouttes et laisser des sous-fifres se mouiller à sa place.
Ce que je crains, une fois de plus, c’est que Sarkozy tire profit de tout cela pour jouer les martyrs, à la façon d’un Balkany, son ami d’enfance. Si l’UMP le lâche, il serait effectivement capable, avec le soutien des milieux d’affaires, de créer son propre parti et de jouer les « sauveurs » en 2017 en profitant du champ de ruines qu’est devenue la scène politique française. Berlusconi, sors de ce corps !
Si les juges n’ont pas les moyens de le mettre en taule ou de le priver de toute activité politique, leurs attaques ne feront que renforcer la bête. Un peu comme ces cafards que vous matraquez de coups de pantoufle, et qui continuent à courir dans vos pattes.

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