vendredi 7 novembre 2008

OBAMANIA…Alleluia !

Jusqu’au bout, j’ai eu la trouille que les commentaires triomphalistes de certains ne portent la poisse à Barack Obama. Mais ouf ! Joe la Frite a pris sa raclée et peut enfin se retirer en Arizona. Pour une fois, je me rallie donc au chœur politiquement correct qui appelait de tous ses vœux la victoire de ce jeune président métissé –voire cosmopolite- cultivé et charismatique. Il faut dire qu’entre ce gaillard et l’héritier du bushisme, il n’y avait pas photo.

Il était plus que nécessaire, pour les Etats-Unis comme pour le Monde, de tourner la page de huit années catastrophiques.

Mais après ? Obama peut-il être un nouveau Kennedy, comme d’aucuns le souhaitent ? Vu ce qu’était vraiment JFK, et la manière dont il a fini, ce ne serait pas une très bonne chose. Un nouveau Roosevelt me conviendrait mieux, et serait plus adapté aux temps de crise que nous vivons. Reste à savoir si un « New Deal » est encore possible. Obama peut-il tenir tête aux lobbies du pétrole, de l’armement, de l’évangélisme militant, et de toutes ces firmes qui font la politique des Etats-Unis depuis si longtemps ? Ou ne sera-t-il qu’une marionnette de plus à la Maison Blanche, un produit d’appel destiné à rassurer les investisseurs et les élites mondialisées ?

Les Etats-Unis ont là une chance historique. Reste à savoir s’ils sont encore en état de la saisir.

Le pays des droits de l’homme ?

Cela peut paraître bien petit à côté de ce qui précède, mais ô combien significatif.

1) Un fabricant de poupées vaudou humoristiques à l’effigie d’hommes et de femmes politiques est traîné en justice par Sarkozy. Débouté, notre susceptible président fait appel. On peut ridiculiser Mahomet, mais pas notre Dieu vivant. Ni lui ressortir ses grands mots (« Casse toi, pauv’con », écrits sur un panonceau par un manifestant grincheux). Il est à l’abri de la justice, mais peut s’en servir à tout moment pour frapper quiconque lui déplaît.

2) Quant à notre justice, elle pratique de plus en plus souvent la religion de l’autocritique et de l’expiation morale. Ainsi Jean-Marc Rouillan, l’ex-terroriste d’Action Directe, libéré par anticipation pour bonne conduite, doit-il repartir en taule pour avoir déclaré qu’il ne regrettait pas l’assassinat du patron de Renault en 1986. Il pouvait le penser, mais pas le dire !

Quiconque verra un quelconque point commun entre notre belle République et la Monarchie absolue sera un mauvais Français.

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