jeudi 22 décembre 2011

Et une loi à la con, une !


jeudi 22 décembre 2011

            Cuba permet à ses citoyens de sortir…

…et surtout aux capitaux étrangers d’entrer.

            Corée du Nord.

Même après sa mort, le « cher Leader » Kim Jong Il fait de son pays une vallée des larmes !

            Elections ivoiriennes.

Alors que Laurent Gbagbo vient de rejoindre La Haye pour son procès (j’avoue que je ne croyais guère qu’Alassane Ouattara le laisserait y aller, et encore moins les barbouzes de l’irréprochable République française), les élections « libres » se sont enfin tenues en Côte d’Ivoire. La participation a été faible, à la mesure du soutien populaire tout relatif du nouveau pouvoir. En gros, les ethnies pro-Ouattara sont allées voter, les autres se sont abstenues. Tout ça pour ça…

            Et une loi à la con, une !

C’est une spécialité de Sarkozy, les lois à la con. Mais la dernière, qui prétend sanctionner « la négation de tous les génocides », y compris le génocide arménien bien entendu, est la plus belle de toutes. J’ai déjà dit en d’autres occasions tout le mal que je pensais de ces lois mémorielles toutes plus débiles les unes que les autres (Gayssot pour la Shoah, Taubira pour la Traite négrière, etc…) : la question du génocide arménien appartient aux historiens pour ce qui est de son étude, et au gouvernement turc pour ce qui est de sa reconnaissance officielle.
            Froisser la Turquie, avec laquelle nous avons, comme le rappelait justement Hervé de Charrette, des liens très étroits et de nombreux intérêts communs –économiques, culturels, stratégiques- était la dernière des bêtises à commettre. Des manifestants franco-turcs sont venus rappeler, devant le Palais Bourbon, qu’il pouvait y avoir d’autres lobbies en France que celui des Arméniens. L’un d’eux promet des représailles aux prochaines élections : voilà au moins une effet collatéral utile à cette boulette !

samedi 17 décembre 2011

De l'éternelle Albion au sacrifice d'un colonel.


samedi 17 décembre 2011

                Eternelle Albion.

Même si c’est pour de très mauvaises raisons (sauvegarder les intérêts à court terme des vautours de la City), le refus de la Grande-Bretagne de se rallier à la bannière du tandem Merkozy ne manque pas de panache. Je ne m’explique pas, par contre, pourquoi les pays non-membres de la zone euro se sont ainsi joints au troupeau mené par la Chancelière et son roquet. Enfin si, je joue les naïfs : toute l’UE étant menacée de dégradation par les agences de notation, il a paru de bon ton aux laquais qui les dirigent (pardon, les chefs d’Etat et de gouvernement) de passer sous les fourches caudines d’une rigueur gravée dans le marbre.
Une rigueur dont leurs peuples, bien entendu, feront les frais.
Jacques Julliard peut bien se réjouir, dans le dernier Marianne, de voir son « Europe » chérie  ainsi forcée de poursuivre son « intégration » à la schlague, dans une « fuite en avant » salvatrice, d’être enchanté –après l’indispensable hommage rendu à Shakespeare et Churchill- de voir s’en éloigner les Britanniques rongés par le « national-populisme ». Il n’empêche…
Qui a tenu bon, en 1940, quand un autre chancelier plus moustachu que l’actuelle nous proposait sous la contrainte une « nouvelle Europe » unie sous sa férule ?
Le gouvernement de Londres fait peut-être un très mauvais choix, et pour de très mauvaises raisons. Mais c’est son choix. Qu’il fait bon voir un peu de fierté et d’indépendance, sentiments si incongrus dans un pays comme le nôtre, où même les pubs de produits nationaux sont diffusées avec des slogans en anglais (voir Peugeot-Citroën), et ou celles de nos partenaires ne sont qu’à peine traduites (Danke schön, Opel !). Perfide sans doute, mais éternelle Albion…merci !

                Villepin.

Crin blanc se présente, après avoir fait mine de se soumettre à Pan-pan Sarkozy. Agit-il en service commandé pour torpiller Bayrou ? Fait-il monter les enchères pour obtenir un maroquin digne de ses hautes ambitions ? Mystère et boule d’aristocrate !

                Hollande contre la machine à perdre.

La machine à perdre, ce ne sont pas ses rivaux des autres formations de gauche, mais le PS lui-même, dont les cadres lui font le même coup qu’à son « ex ». Ah, mon salaud, t’as été élu par la base contre nous, et bien tu vas nous le payer ! Et d’ailleurs, veut-on vraiment prendre les commandes d’un navire en plein naufrage ? Ne vaut-il pas mieux se garder une place dans les canots de sauvetage, et laisser Captain Sarko assumer seul la charge de sa navigation calamiteuse ? Et puis, s’il arrive à redresser la barre au prix d’effroyables sacrifices, on pourra toujours prendre d’assaut la passerelle un peu plus tard…C’est pas ça, le plan ?

                Mort d’un colonel.

Le colonel Jambon s’est suicidé, en Bretagne, pour protester contre l’abandon par la France des montagnards Lao. Ces hommes s’étaient battus à nos côtés pendant la guerre d’Indochine, et le colonel avait fait partie des cadres envoyés auprès d’eux pour les former au combat. Il ne les a jamais oubliés. Ulcéré par la façon dont nos gouvernements ont ignoré les exactions dont ont été victimes nos anciens alliés par le régime d’Hanoï, par l’accueil médiocre des réfugiés Hmongs en France (pas de « lois mémorielles » pour eux), le colonel a eu ce geste sublime et désespéré. Il a conclu sa lettre d’adieu par cette phrase à laquelle je ne retrancherai pas un mot :
« Quant à vous, les gouvernants sans honneur, vous les grands « médias » sans courage, et vous, les collabos sans vergogne, je vous crache mon sang et mon mépris à la gueule ! »
                C’est grâce à des hommes comme lui que l’on peut encore avoir foi en l’humanité et aux valeurs les plus nobles de notre civilisation : le courage, l’honneur, le respect de la parole donnée. Des hommes comme lui meurent, les crapules grouillent. C’est pas juste !

samedi 3 décembre 2011

Comment peut-on ne pas être germanophobe ?

samedi 3 décembre 2011

            Comment peut-on ne pas être germanophobe ?

Il paraît que Montebourg a dérapé, en comparant Angela Merkel à Otto von Bismarck, et que gauche serait gagnée par le dangereux démon de la germanophobie. Venant d’une droite qui n’hésite pas à jouer avec toutes les peurs, dont celle de l’étranger, l’attaque ne manque pas de sel. Mais ça marche, à en juger par les réactions embarrassées de la gauche molle et de l’éternel complice du capitalisme apatride, le libertaire écolo Cohn-Bendit.
            Et pourtant, tout Européen lucide, par les temps qui courent, ne peut que ressentir au mieux de l’agacement, au pire de la colère, envers l’Allemagne ou ses dirigeants. Car enfin, quel autre pays porte autant que l’Allemagne la responsabilité des désastres qui se sont abattus sur les peuples d’Europe depuis un siècle ?
            Le déclenchement de la 1ere Guerre mondiale ? La faute au Kaiser. Le déclenchement de la seconde ? La faute à Hitler. La mise en place d’un Euro fort calqué sur le Mark, géré par une banque centrale indépendante et psychorigide, qui a plombé nos exportations –sauf celles des Allemands, bénéficiant d’un effet de niche- ? Nous la devons à Helmut Kohl. Qui refuse aujourd’hui de réformer la BCE en profondeur, exige la rigueur à tout crin et la mise sous tutelle des pays de la zone ? Cette chère Angela.
            La surpuissance économique –toute relative d’ailleurs- de l’Allemagne dans l’Europe actuelle lui fait retrouver l’arrogance qui fut la sienne à une certaine époque. L’ordre nouveau que Berlin veut nous imposer n’est pas sans rappeler celui de 1942 : au nom de la lutte contre le bolchevisme, les peuples soumis devaient se saigner à blanc, tandis que l’on tentait d’épargner le plus longtemps possible certaines privations aux Allemands eux-mêmes.
« Ils donnent leur sang, donnez votre travail ! »
Aujourd’hui, cela donnerait : « Si vous voulez garder votre travail, va falloir verser votre sang…et encore c’est pas garanti ! »
Race des Seigneurs un jour, race des saigneurs toujours.
            Mais comme en 1940-42, il se trouve chez nous des bonnes âmes prêtes à trouver toutes les vertus à nos bon maîtres, au nom de la Paix, de la Construction européenne, ou d’intérêts plus bassement matérialistes. Ces collabos de droite et de gauche ne veulent pas voir le couple franco-allemand divorcer, quitte à perdre tout honneur et tout bon sens. Car à qui fera-t-on croire qu’enfermer nos économies dans un carcan budgétaire récessionniste aura pour effet de relancer la croissance ? Les agences de notation elles-mêmes s’en inquiètent !
            La zone euro revue et corrigée par Berlin ne sera plus qu’un camp de concentration dirigée par Frau Merkel, avec le chef kapo Sarko pour surveiller le baraquement « France ».
            Désolé, mais je crois que la germanophobie me gratte de partout !