mercredi 30 novembre 2011

Merci Méluche !

mercredi 30 novembre 2011

            Merci Méluche !

Lundi matin, Hervé Morin était invité sur les ondes de France Inter.
Au bout de trois minutes, je tournai le bouton, exaspéré par la débilité et la suffisance du personnage. Pour sortir de la crise ? Travailler 37 heures payées 35 ! « Comme en 1945, où l’on devait bosser 48 h…et ça a marché ! »
Et personne pour expliquer à ce génie des Carpates normandes qu’en 1945, la France était à reconstruire, que l’on manquait de main d’œuvre, et que l’Etat commandait l’essentiel de l’économie. Nous en sommes bien loin aujourd’hui.
Résoudre la crise de l’éducation nationale ? « Facile, il suffit de donner de l’autonomie aux établissements ! » Ben tiens…Dis donc, grand chef du Centre-droit, personne ne t’a dit que l’UMPS y avait déjà pensé, et que le processus est en cours, avec les résultats déjà catastrophiques que l’on sait, par ailleurs observables dans d’autres pays comme l’Allemagne, ton modèle en toute chose ?
Mardi, un grand bol d’air sur les mêmes ondes, avec cette fois Jean-Luc Mélenchon. Cette fois, je suis resté scotché à mon poste, enchanté d’un tel punch, et de tels propos aussi fondés que percutants. Mélenchon a réglé leur compte avec maestria à ceux qui l’accusent de faire du tort à la gauche, ainsi qu’au Quatuor infernal Draghi-Monti-Merkel-Sarkozy qui plonge l’Europe dans la récession.
Il nous reste un homme qui donne encore envie de faire de la politique, ou tout au moins d’y croire…Merci Méluche !

dimanche 27 novembre 2011

Dans la famille des Barbabdallah...on fait les fous !


dimanche 27 novembre 2011

            DSK, victime d’un complot ?

Cela semble évident, d’après les révélations récentes d’un journaliste américain réputé pour son sérieux. L’UMP dément, bien sûr, mais rien ne peut m’étonner de la part de la bande à Sarko et des aigrefins qui l’entourent. Mais il en faudra plus pour blanchir définitivement l’image d’un type impliqué dans les affaires de mœurs les plus glauques.

            Voter Hollande, une obligation dès le 1er tour ?

On pourrait le croire, à la lecture de certains journaux, dont Marianne, qui s’inquiètent du recul des intentions de vote pour le champion corrézien. Si le même hebdo ne mâche pas ses critiques envers les bévues récentes de François Hollande, il semble en avoir fait son seul espoir de sortir la France de cinq années de sarkozysme, quitte à lui inspirer un programme bien éloigné de celui que lui concocte son équipe de campagne.
Les « challengers » Bayrou, Chevènement, Mélenchon, Poutou, sans parler de Le Pen, n’ont droit depuis la rentrée qu’à quelques entrefilets ou des articulets assassins. Marine Le Pen n’est qu’une créature monstrueuse, les autres des salopards qui savonnent la planche du seul candidat crédible –à l’exception quand même de Bayrou, du fait de la sympathie de Jean-François Kahn envers ce dernier. Est-ce la patte du socialophile Jacques Julliard ?
Pour ma part, je me refuse à un tel embrigadement. Rappelons qu’il y a aussi des élections législatives après les présidentielles, et qu’un Sarkozy mal réélu aura bien du mal à obtenir une majorité à sa botte au Palais Bourbon… à moins que les Français se révèlent aussi cons que les Italiens ou les Espagnols, ce qui n’est peut-être pas hélas à exclure !

            Dans la Famille des Barbabdallah…

La victoire des Islamistes « modérés » du PJD au Maroc vient confirmer la théorie des dominos en cours sur la rive sud-est du bassin méditerranéen. Au pouvoir en Turquie, en Tunisie et en Libye, sur le point de l’être en Egypte, quasiment aux commandes tout en n’y étant pas en Algérie, sûrs d’y être en Syrie dès que Bachar sera tombé, bien implantés au Liban et dans les territoires palestiniens…Une belle ribambelle qui m’inspire cette chansonnette, à pousser sur l’air de Barbapapa :
            « Dans la famille des Barbabdallah,
            On fait les fous !
            Ils se transforment à volonté,
            Durs-modérés ! »
Reste à distribuer les rôles, en écartant les personnages féminins relégués à la maison: Barbapapa (la Turquie), Barbidur (la Libye), Barbouille (l’Egypte), Barbibul (la Tunisie), Barbidou (le Maroc)…mais on peut les interchanger, au vu de leur plasticité : « Allah-up, Barbatruc ! »

mercredi 23 novembre 2011

Hommage du vice à la vertu ?

mercredi 23 novembre 2011

            Hommage du vice à la vertu ?

Ils se sont bousculés, hier, pour rendre hommage à Danielle Mitterrand : « la femme de cœur, de conviction, d’engagement, l’ancrage à gauche de son mari » (là, elle a eu du boulot !), etc…le petit jeu consistant à essayer d’être original dans cette avalanche de propos convenus.
La palme revenant au Chef de l’Etat : « Elle n’abdiquait jamais… [sur ses convictions] ». Que de choses étranges pour tous ces pros de la manœuvre, du revirement, de la langue de bois, du culte de l’apparence. Ils étaient aussi sincères et convaincants que lors des obsèques de Philippe Séguin.

            La question d’Orient : retour au XIXe siècle ?

Tandis qu’en Tunisie les islamistes appellent à la naissance du « sixième Califat », une alliance se forme entre Paris, Londres et Ankara pour faciliter la chute de Bachar El Assad. La Sublime Porte est de retour, associée à une nouvelle politique de la canonnière des vieilles puissances coloniales. Plus le XXIe siècle avance, plus il ressemble au XIXe !
 
Des Verts plus bas que terre… 

La crispation idéologique des Verts n’aura duré que le temps nécessaire aux négociations avec le PS. N’en déplaise à la droite, celui-ci est encore moins l’otage des écolos qu’il ne l’était des Cocos en 1981. Pour de basses histoires de circonscriptions et de pognon, la bande à Cécile a obtenu de vagues engagements sur la « sortie du nucléaire », révocables à tout moment en fonction des circonstances.
Le plus comique –ou le plus tragique ?-, c’est que pendant ce temps-là, EELV a laissé toute seule cette pauvre Eva Joly devant les caméras, s’emmêler les pinceaux face à une question totalement stupide : « Appellerez-vous à voter Hollande au 2e tour ? »
A cela, Marchais avait répondu en son temps (1981 toujours) :
« Si j’appelais déjà à voter Mitterrand, je s’rais pas candidat du Parti communiste ! »
La Juge Suprême n’a pas voulu répondre clairement, et a dû se fendre dès le lendemain d’un piteux communiqué d’allégeance à Saint François. Tel que c’est parti, je ne serai surpris de voir l’Etat-major de la bande à Cécile (et celle de Jean-Vincent, celle de Noël, etc…) la débarquer sans autre forme de procès pour la remplacer en pleine bataille. Ils nous ont déjà fait ce numéro en 2002 avec Lipietz, pourtant lui aussi choisi par les militants.
Comme quoi les Verts sont aussi démocrates et efficaces que les technocrates de cette chère Union européenne dont ils se réclament.

Les huiles essentielles : j'ai fait le test !

Il y a quelques temps, j'ai encore attrapé une angine.
Le truc qui fait super mal à la gorge et qui me rend toute patraque. Bref l'horreur.
Je me suis mise à chercher un moyen naturel pour m'en débarrasser au plus vite sans passer par la case toubib / antibio / solupred ...

Je suis tombée par hasard en librairie sur le bouquin de Danièle Festy : mes 15 huiles essentielles.
Je l'ai acheté puis dévoré comme un roman !
Aux premiers signes d'angine, j'ai donc utilisé 2 des huiles préconisées et là, ce fut la révélation : en 48 heures plus rien, nada : ma gorge était en pleine forme !

Depuis, j'ai acheté son autre livre : ma bible des huiles essentielles qui est une vraie mine de renseignements et d'aide contre certaines maladies.

Mon fils de 4 ans a, quant à lui, testé le bienfait des huiles essentielles et végétales dans le cadre de sa varicelle :
2 cuil à soupe d'huile végétale d'amande douce + 4 gouttes d'huile essentielle de tea tree + 4 gouttes d'huile essentielle de lavande aspic = bien mélanger et massant doucement les boutons en évitant les muqueuses et les yeux bien évidemment.
La phase dite de "gratouille" n'a duré que 2/3 jours.

Et là, je suis en éruption cutanée de Pityriasis Rosé de Gibert (dermatose virale non contagieuse qui arrive et part d'elle même, elle peut durer entre 6 semaines et 3 mois) depuis 8 jours et j'ai mis en place un protocole perso depuis 3 jours:
1 goutte sous la langue 3 fois par jour d'huile essentielle de ravintsara + massage des zones concernées avec : huile végétale d'onagre bourrache bio (dans le creux de la main) à laquelle j'ajoute 3 gouttes d'huile essentielle de tea tree (arbre à thé) et 3 gouttes d'huile essentielle de lavande officinale. 

Je fais ce massage matin et soir après une douche à l'eau tiède (se sécher en taponnant délicatement). Aujourd'hui, je l'ai même fait à midi (sans douche préalable).

Ca gratte beaucoup moins et la peau est vraiment d'un meilleur aspect.

Je prends également en homéopathie 3 granules (en 5 CH) 3 fois par jour (à un moment éloigné de la prise de ravintsara) de :sepia officinalis et arsenicum iodatum

Je rappelle bien sur que les huiles essentielles doivent être utilisées avec précaution surtout quand il s'agit de jeunes enfants et de femmes enceintes ou allaitantes.

dimanche 20 novembre 2011

Astérix, Babar et les autres.

dimanche 20 novembre 2011

            La guerre est déclarée.

Ce n’est pas le titre d’un film récent, qui a paraît-il fait rire et pleurer toute  la France (sauf moi, puisque je ne l’ai pas vu). C’est à la mode, d’ailleurs, de montrer au bon peuple des « drames du quotidien » qui finissent bien : mon gosse a une grave maladie, mon couple se crashe, mais happy end quand même. Dans la même veine, avec un comique plus gras, Intouchable fait se gondoler les handicapés eux-mêmes : les handicapés sociaux, incarnés par un Noir venu des « cités », les handicapés physiques, incarnés par un tétraplégique plein aux as. Admirez la symbolique, le chassé-croisé des situations, le bon vieux refrain de l’argent qui fait pas le bonheur, etc…
Et surtout ne regardez pas trop ce qui se passe réellement en-dehors des salles obscures, où la vraie guerre est déclarée.
Cette guerre, c’est celle de la technocratie alliée aux marchés contre les peuples.
En France, la démolition des acquis sociaux s’accélère sous les coups de boutoirs d’un sarkozysme à l’agonie, qui n’a rien de plus pressé que de faire rendre gorge aux assurés sociaux. Les mêmes vieilles ficelles de division entre salariés du privé et du public sont tirées à nouveau sans peur de les rompre.
Chez nos voisins européens « dégradés », des gouvernements dirigés par des créatures de Goldman Sachs adoubées par Bruxelles et la BCE ont pris les commandes et annoncent clairement leur intention d’en finir avec le modèle social dont l’UE se gargarisait  lors de sa fondation pour se légitimer aux yeux des opinions publiques. Vous y avez cru, tas de cons ? Vous boirez le calice jusqu’à la lie !
Mais on a le droit de vote, pas vrai ? On va s’en servir, non ?
S’en servir comme en Espagne, où des millions d’andouilles semblent prêts à mettre au pouvoir un PPE au programme encore plus régressif que celui du PSOE sortant ? Les Portugais ont fait de même il y a peu, et les Italiens plébiscitent dans les sondages la clique de Mario Monti.
Reste la France, et la perspective d’une victoire de François Hollande. Et si le CAC s’entichait de lui, comme le suggère Marianne ? Le même hebdo, dans son numéro précédent, révèle que le candidat « socialiste » compte parmi ses conseillers Emmanuel Macron, de la banque Rothschild et des économistes bien comme il faut comme Elie Cohen, Philippe Aghion et Thomas Philippon.
Autre fait révélateur : parmi les candidats « anti-système », seule Marine Le Pen jouit d’une véritable couverture médiatique. Jean-Luc Mélenchon, qualifié de « Le Pen de gauche », est quasiment absent de nos lucarnes et des pages de grands journaux. Bizarre, non ?
La guerre est déclarée, mais seul le peuple grec semble l’avoir vraiment compris.

            Astérix, Babar, Merlin l’enchanteur et Conan le Barbare.

A l’UMP, les éléments de langage ont du plomb dans l’aile. Les fayots du Président parlent trop vite, ce qui a le défaut de révéler leur inculture crasse.
D’abord, c’est l’ineffable Luc Chatel, préposé à la démolition en douceur de l’Education nationale, qui se fend d’une comparaison maladroite entre Babar (Hollande) et Astérix (Sarkozy). Petit rappel : Babar, roi des éléphants, est un bon monarque régnant gentiment sur un peuple heureux et prospère. Il est courageux quand il le faut, mais n’use jamais de violence gratuite, qu’elle soit verbale ou physique. Astérix, en revanche, est un petit guerrier bagarreur, aux ordres d’un chef assez ramolli (Abraracourcix). Babar : 1, Astérix : 0.
Petit et bagarreur, ce sont les seuls qualificatifs qu’Astérix et Sarko ont en commun. Pour le reste, les deux personnages divergent fortement : Astérix est honnête, fidèle en amitié, n’est pas fasciné par l’argent, résiste courageusement à la puissance dominante (Rome). Lisez ça à l’envers, et vous aurez un assez bon portrait de Nicolas Sarkozy.
Ensuite, c’est Yves Jégo qui s’y colle –et se ramasse- avec ceci : « Qui est le plus apte à protéger [les Français] des ennemis, Merlin l’enchanteur ou Conan le Barbare ? »
Premier problème, qui joue qui dans cette histoire ? A vue de nez, le plus effrayant des deux étant Conan –et Merlin étant un grand magicien, autrement plus efficace-, on peut avoir des doutes. Mais partons du postulat que Jégo n’y connaît rien, et considère que Conan est un héros plus concret que Merlin, assimilé à un imposteur et un marchand d’illusions (Hollande, bien sûr). Là encore, zéro pointé pour la comparaison : Conan est avant tout un anarchiste, qui se méfie comme la peste des systèmes politiques trop sophistiqués, méprise les politiciens, les prêtres et les marchands. Il ne fait aucune concession, et vole souvent au secours des plus faibles en affrontant les plus forts. S’il finit roi d’Aquilonie, c’est un peu par hasard, et il gère finalement mieux son royaume que bien d’autres « grands » qui n’ont vécu que pour cela.
Dans cet esprit, l’enchanteur, ou plutôt le prestidigitateur, c’est évidemment Sarkozy, qui veut sans cesse nous faire croire qu’il accomplit des miracles alors qu’il ne fait que pédaler dans la choucroute.
            Sarkozy contre Hollande, c’est plutôt Garcimore (en méchant) contre Nounours. Permettez que je n’opte, au 1er tour du moins, pour aucun de ces histrions. Nous n’avons hélas ni Babar, ni Astérix, ni Merlin, ni Conan en magasin…alors qu’il nous faudrait au moins ces quatre-là pour nous sortir de l’ornière !

mercredi 16 novembre 2011

A bord de l'avion fou


mercredi 16 novembre 2011

            A bord de l’avion fou.

C’est un avion d’Air France, un A 380 plein à craquer, pris dans la tempête. Les passagers se sentent mal, surtout depuis que les hauts parleurs ont diffusé l’annonce suivante :
« Le Commandant Sarko et son équipage ont le regret de vous annoncer que les mauvaises conditions atmosphériques nous obligent à dérouter l’appareil. Pour l’heure, nous sommes dans l’incapacité de vous donner notre aéroport de destination. »
Les trous d’air se multiplient, et la tourmente ne s’apaise pas. Les plus lucides et les plus inquiets se demandent si on aura assez de carburant pour atteindre cet hypothétique aéroport.
Les propos rassurants de l’hôtesse Valérie et du steward François ne trompent personne.
C’est alors que le second pilote Fillon prend le micro :
« La Tour de Bruxelles vient de nous informer qu’aucun atterrissage n’est possible en Europe. Nous allons devoir nous diriger vers Washington, ce qui suppose de nous alléger fortement pour économiser le carburant. Les bagages des passagers de la classe Touristes seront donc jetés par la trappe d’évacuation d’urgence. »
Hurlements des passagers en question :
« Hé, c’est dégueulasse ! Pourquoi nous et pas ceux de la 1ere classe et de la classe affaires ? »
Réponse du steward François, plein d’assurance :
« Vous êtes les plus nombreux à bord, vos bagages pèsent plus lourd, et certains ont visiblement pris plus de poids que nécessaire. Les bagages des classes supérieures sont plus légers, et plus précieux pour l’économie nationale ! Vaut-il mieux se débarrasser d’une malle pleine de fringues ordinaires, ou d’un ordinateur portable contenant des données essentielles à nos entreprises ? »
A part quelques grincheux, tout le monde se tait.
Le temps passe, l’avion tangue toujours autant, et le second Fillon reprend son micro :
« Nous avons le regret de vous informer que tous les aéroports américains sont fermés à cause du mauvais temps. Nous allons devoir continuer jusqu’en Chine, où le ciel est dégagé. Evidemment, nous devrons économiser encore plus de kérosène. Je vous demande de faire preuve de courage : les passagers des classes affaire et 1ere classe devront choisir un bagage à jeter. Tous les bagages à main de la classe touristes seront balancés dehors. »
Nouvelles protestations des mêmes, nouvelle réponse de marbre du personnel :
« Nous n’avons pas d’autre choix, ce sont nos vies qui sont en jeu ! Ne soyez donc pas irresponsables ! »
Et tout le monde de la boucler, sa ceinture comme sa gueule.
Le temps passe, l’avion perd de l’altitude, à tel point que certains passagers aperçoivent assez nettement des îles paradisiaques, avec hôtels de luxe et tout et tout…Et puis surtout quelques splendides parachutes qui descendent doucement vers des plages de rêve.
« Hé, mais ils viennent d’où, ces parachutes ? s’exclame quelqu’un.
-Et ils sont où, les stewards et les hôtesses ? demande un autre.
            Quelques-uns décident de se lever et de partir à la recherche de l’équipage. En classe affaire, personne… En 1ere classe, que dalle…Et dans le cockpit, c’est le désert. Un petit billet quand même, accroché au tableau de bord réglé en pilotage automatique :
« Le Commandant Sarko et son équipage vous souhaitent un bon crash. »

dimanche 13 novembre 2011

L'agonie de l'Europe.


samedi 12 novembre 2011

            L’américanisation en marche.

Nicolas et Barack se sont paraît-il réconciliés depuis le sommet de Cannes. Quel bonheur pour notre Nabot, qui aime tellement peu son pays qu’il lui faut absolument copier les modèles étrangers ! Jusqu’en 2008 et la victoire d’Obama, il en pinçait pour les States, mais ceux-ci l’ont déçu en ne votant pas pour son copain Bush. Il fut ensuite à la colle avec Londres, mais son nouveau meilleur ami Gordon Brown lui a fait faux bond à son tour. Ne restait plus que la kollaboration avec Berlin, qui a pris ses jours-ci des proportions jamais vues en servilité depuis octobre 1940.
Mais les Ricains sont au moins autant dans la merde que nous, et Barack, tout comme Nicolas, risque fort de se faire virer par son opposition l’an prochain. Entre losers qui ont déçu leurs électeurs s’est forgée une solidarité de fait.
Est-ce pour cela, ou pour faire de petites économies en jours fériés, que Sarko envisage  de faire du 11 novembre une sorte de Memorial Day à la française ? Avec ça, on pourra honorer en un jour et pour le même prix tous nos morts, tombés en toute occasion et pour n’importe quoi. Un coup de clairon, un discours ronflant, emballé c’est pesé jusqu’à l’année prochaine.

            Fausse alerte.

Standard and Poors a fait une « erreur technique ». Non, non, la note de la France ne sera pas dégradée…pas tout de suite. Mais attention, hein, va falloir un nouveau plan de rigueur (pardon, de nouveaux « efforts » et du « courage », selon la terminologie officielle) pour donner des gages aux marchés. Il serait bien dommage que notre Cher Leader soit obligé de démissionner, comme Berlusconi et Papandréou !

            L’agonie de l’Europe.

Les plus lucides des commentateurs avaient beau s’y attendre, on ne peut qu’être surpris de la rapidité du processus. Vidée de ses emplois industriels, enchaînée aux diktats des marchés financiers, l’Union Européenne, qui prétendait incarner l’avenir du continent, se délite sous nos yeux. Arrimée au navire américain en péril, l’arche européenne ne peut plus compter que sur le remorqueur chinois pour garder la tête hors de l’eau. Les mêmes Chinois qui nous envahissent de leurs marchandises, et qui attendent de nos technocrates en chefs qu’ils leur accordent le statut d’économie de marché : il paraît que ça leur manquait pour nous inonder complètement !
Quant aux peuples européens, on ne leur demande rien, sinon du sang, de la sueur et des larmes, sans aucune autre perspective que de voir leur niveau de vie régresser jusqu’à celui du Bangladesh. Pour l’instant, seuls les Grecs se rebellent, et c’est tout à leur honneur. Chez eux, les politicards et les banquiers rasent les murs. Et si on s’y mettait, nous aussi ?

           

L’ultimatum de M. Copé et le syndrome de 1981.

L’aboyeur en chef de l’UMP (Frédéric Lefebvre lui a laissé la place) somme François Hollande de rompre toute négociation avec les Verts sur la question nucléaire. « Au nom de la France », implore sans rire l’homme qui se faisait graisser la patte par l’affairiste apatride Ziad Takieddine. Il a senti la faille, l’animal, et enfonce le coin là où ça fait mal, après que Hollande ait annoncé qu’il n’arrêterait pas le chantier de l’EPR de Flamanville. Cécile Duflot avait répliqué qu’un accord électoral avec le PS n’était pas obligatoire.
Une fois de plus, Jean-François Copé et les stratèges de l’UMP nous rejouent la campagne de 1981, qui fut marquée par la brouille à gauche entre socialos et cocos. Il faut également effrayer le Français moyen : « Vous serez ruinés ! » menaçait le chuintant Giscard en agitant l’épouvantail de l’irresponsabilité de la Gauche en matière économique. « Vous allez nous faire perdre le Triple A ! » jappe aujourd’hui le roquet de l’UMP.
Certes, Sarkozy ne remonte pas encore en flèche dans les sondages ; mais il n’a pas de vrai rival à droite, contrairement à Giscard qui devait subir les attaques de Chirac le Fourbe. Hollande, qui joue déjà les responsables européo-compatibles, aura contre lui au 1er tour tous ceux qui à gauche ne sont pas convaincus de sa volonté d’en finir avec ce libéralisme décadent, faux-cul et régressif, aux ordres des marchés et de la camarilla financière mondiale.
Car on voit comment ces « maîtres du monde » conçoivent l’alternance politique aux postes clés : Mario Draghi (ex-banquier magouilleur) à la place de Trichet pour diriger la BCE ; Mario Monti (ex-commissaire de Bruxelles, caricature du technocrate passe-muraille) pour succéder à Berlusconi…Et un gouvernement d’occupation –pardon, un groupe d’inspecteurs agréés par le FMI et la Commission européenne- pour encadrer les nouveaux dirigeants grecs.
            Si ces gens-là sont rassurés par François Hollande, les citoyens de ce pays ont toutes les raisons de se méfier.

            A bas la 3D !

Finissons par un sujet plus futile. Il y a quelques jours, nous nous sommes payé une sortie en famille pour voir Tintin en 3D. Passons rapidement sur le film lui-même, qui, au-delà de ses qualités techniques, massacre allègrement l’œuvre d’Hergé. Ce n’était pas le 1er film en 3D que j’ai eu le malheur de subir, mais celui-ci confirme mes 1eres impressions.
D’abord, la 3D n’apporte rien au spectateur, sinon mal aux yeux et mal au crâne, ainsi qu’une page de publicité supplémentaire qui s’ajoute aux pubs ordinaires en 2D. Il n’y a d’ailleurs quasiment plus que de la pub dans les cinés grand public, les bandes annonces dont je raffolais autrefois ayant disparu (sauf pour quelques rares films ultra-commerciaux souvent débiles, que  les producteurs ont les moyens de nous infliger parfois à deux reprises au cours de la même séance).
Ensuite, la 3D s’accompagne souvent d’une bande sonore numérique compressée dont le niveau est insupportable pour des oreilles normalement constituées et entretenues, mais visiblement calibrée pour nos ados aux tympans défoncés.
Enfin, la 3D est un bon prétexte pour nous faire payer plus cher l’entrée des salles obscures.
Bref, aux chiottes la 3D ! Il paraît que 80% des gens pensent comme moi, mais que les producteurs ne veulent pas lâcher le morceau : trop de fric en jeu…comme d’hab’, on se passera de notre avis.