mardi 22 juin 2010
Chinois en colère.
Il n’y a pas d’Asiatiques, et encore moins de Chinois, dans l’équipe de France de football. On les trouve peu dans les pages « faits divers » de nos journaux. Ils ne passent pas leur temps à réclamer, récriminer, demander des excuses pour les crimes du passé. Ils travaillent, étudient, et la plupart du temps s’en sortent bien. Il y a bien sûr des voyous et des bandits chez eux comme ailleurs, mais ils respectent nos lois, règlent leurs comptes entre eux sans agresser les autochtones. La plupart donnent encore des prénoms français à leurs enfants.
Les Asiatiques, et notamment les Chinois, sont des immigrés ou des enfants d’immigrés qui ne posent pas vraiment de problèmes, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en ont pas.
Dimanche, des milliers d’entre eux ont manifesté à Paris parce qu’ils en ont marre du racisme et des agressions dont ils font l’objet. Une première ! La manif, pacifique au départ, a dégénéré suite à une énième provocation, le vol du sac à main d’une vieille dame par un voyou interpellé, puis aussitôt relâché par les forces de l’ordre. La vieille dame était chinoise. Le journal télévisé a pudiquement fait en sorte de ne pas désigner clairement les fauteurs de troubles, ces racailles qui cassent du chinois à longueur d’année, verbalement et physiquement. On a évoqué des « jeunes » d’Aubervilliers ou de Gennevilliers.
Le citoyen averti et rompu au politiquement correct aura traduit : des voyous black-blancs-beurs venant des cités sensibles, là ou s’entassent des « communautés » aux valeurs et aux comportements radicalement opposés à ceux des Asiatiques de France. Dans ces banlieues où émerge lentement, mais sûrement, une nouvelle sorte de fascisme devant lequel nos médias bien-pensants restent cois. Vers la guerre civile, écrivait l’alors maoïste Serge July en 1973.
Nous y sommes, Serge, mais ce n’est pas la guerre à laquelle tu t’attendais.
Commémoration escamotée.
Comment ça, pas de festivités prévues pour célébrer l’armistice du 22 juin 1940 ? C’était pourtant le vrai début d’une solide coopération franco-allemande et de la construction européenne !
Les Bleus entre les Murs.
La pitoyable prestation de Domenech, venu lire un communiqué de ses joueurs dont les caprices ont déclenché un enième traumatisme national, me fait penser à François Bégaudeau, auteur du livre Entre les Murs -adapté au cinéma, avec ledit Bégaudeau dans on propre rôle.
Face à une classe bigarrée d’un collège difficile, Bégaudeau renonce à faire son métier et abandonne les valeurs traditionnelles de l’école fondée sur le travail et le mérite. C’est à lui de se faire accepter par ses chers petits, ce sont eux qui mènent le bal et lui imposent une nouvelle pédagogie fondée sur le n’importe quoi. Dans les deux cas, ce genre de dérive est cautionné par en haut –les technocrates corrompus et incompétents de la FIFA, les pédagogos-libéraux tout aussi nazes de l’Education nationale.
Mais les enjeux ne sont pas les mêmes. Le n’importe quoi de Bégaudeau n’aura pas de conséquences visibles et immédiates, tant le système éducatif français est devenu souple. Se élèves branleurs finiront tous ou presque par avoir un bac bidon. L’incapacité de Domenech à former une équipe avec les siens se voit au premier match.
Côté pognon, ce n’est pas le même monde non plus. Paye de prof, puis petits revenus d’écrivain-acteur pour Bégaudeau. Chômage et emplois précaires pour la plupart des rigolos qui ont rempli sa classe. Maxi-paye et hôtels de luxe pour Domenech et ses bras cassés.
Toutefois, les deux tristes sires ont eu la même stratégie fondée sur une sorte de lâcheté bien compréhensible : éviter le conflit, et tirer d’une manière ou d’une autre les marrons du feu. Au prix du déshonneur.
Jusqu’au bout du Béarn….
…le Président nous aura fait braire. Sa visite chez Turboméca a bloqué la circulation paloise et causé quelques minutes de retard à l’épreuve du bac de cet après-midi. Le temps de Sarkozy est si précieux que l’on peut bien lui sacrifier le nôtre.
Afghanistan : c’était donc ça ?
On vient de découvrir, paraît-il, que le sous-sol afghan regorge de minerais rares, tel le lithium dont nos gadgets modernes sont friands. Tiens donc ? De choses l’une :
-Cette découverte est effectivement toute récente, et elle tombe à point pour remotiver les puissances occidentales engluées dans ce beau pays. Nos petits gars et notre pognon ne sont pas claqués en vain !
Si toutefois on arrive à extraire ces trésors en toute tranquillité, et là c’est mal barré.
-Tout cela était connu, ou fortement pressenti, depuis au moins dix ans. Ce qui éclaire d’un jour nouveau l’absurde occupation prolongée de ce foutoir. Finalement, le même motif stratégique et économique que pour l’Irak, avec le même habillage civilisateur destiné aux gogos.
Good bye, Bafana.
Après la Chine, l’Uruguay et le Mexique, je me devais de soutenir l’Afrique du Sud. Bravo les gars !
Les pitres de l’équipe de « France » sont renvoyés à l’écurie. J’ai eu à leur sujet une intéressante conversation avec un collègue à qui échoient souvent des classes de « sportifs de haut niveau ».
Il a constaté, et notamment chez les « footeux », une inquiétante évolution des mentalités et des comportements depuis quelques années, une mutation qui permet de comprendre l’état d’esprit, si l’on peut dire, des « Bleus ». Fainéantise, prétention, inculture, esprit de clan, mépris du savoir vivre, égocentrisme et bling-bling vulgaire. Voilà qui nous rappelle quelque chose qui s’est infiltré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, mais dont nous ne goûtons pour l’instant que l’avant-garde.
La relève arrive, et ça fait froid dans le dos !
mardi 22 juin 2010
lundi 21 juin 2010
France-Mexique, l'éternel recommencement.
Dimanche 20 juin 2010
France-Mexique, éternel recommencement.
Le wargame que je viens de débuter a pour thème la campagne du Mexique, menée entre 1862 et 1867 par les troupes françaises de Napoléon III et de son homme de paille Maximilien d’Autriche. La raclée prise par les Bleus en Afrique du Sud face à l’équipe mexicaine m’inspire évidemment quelques comparaisons.
Une guerre, comme un match de foot, et a priori une compétition de longue haleine de type « championnat du Monde », nécessite pour l’emporter quelques conditions indispensables.
Avoir de « bons soldats », au sens technique du terme, ne suffit pas. Il faut d’abord une armée soudée autour de chefs charismatiques et éclairés, avec une ambition qui ne se limite pas à toucher sa solde à la fin du mois. Un ramassis de mercenaires égoïstes et mal commandés ne peut en aucun cas vaincre une troupe patriote ayant envie de gagner pour son pays.
Après la défaite, bien sûr, on cherche des coupables à fusiller. Flinguer Domenech aujourd’hui est aussi lâche que d’abandonner Maximilien au peloton d’exécution en 1867. Domenech, comme Maximilien d’Autriche, était “the wrong man at the wrong place”. Cela n’en fait pas le seul coupable. Un brave type confronté à une bande de voyous, dont la seule erreur a été de ne pas démissionner à temps et de ne pas dire tout haut certaines vérités. Comme Maximilien qui croyait naïvement « civiliser » le Mexique, mais en étant obligé de s’appuyer sur des troupes douteuses, qui lui ont cassé la baraque tout en le méprisant.
L’affaire des insultes d’Anelka envers son sélectionneur, et la réaction du « porte-parole » de l’équipe, qui prend la défense de son pote et cherche le « traître » au sein du groupe, est à cet égard révélatrice de ce qu’est l’équipe de « France ». Une bande de voyous qui retrouvent face à des attaques justifiées un esprit de corps digne des cailleras de la « téci » : « Oh putain c’est qui la balance ? On va lui maraver la chetron ! ». Un branleur enrichi reste un branleur.
Le corps expéditionnaire français au Mexique avait quand même plus d’allure que ces gens là.
De même qu’il est assez insultant pour Napoléon III de comparer son œuvre au règne de Nicolas Sarkozy.
Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ?
C’est le thème d’un ouvrage collectif dirigé par Jacques Sapir, paru chez Tallandier fort opportunément en cette période de commémoration lourdingue (1940 : et si la France avait continué la guerre). Beaucoup plus sérieux et documenté que certaines pitreries dont on nous a gratifiés ces jours-ci (notamment le décollage à Mérignac d’un Beechcraft aux couleurs américaines, censé emporter un De Gaulle mal attifé vers Londres : le comble du kitsch !).
Se fondant sur des ouvrages récents mettant à mal le mythe de la « Blitzkrieg », les auteurs imaginent que Paul Reynaud tient bon début juin face aux capitulards, et décide de poursuivre la lutte aux côtés des Anglais en s’appuyant sur l’Empire, et notamment l’Afrique du Nord. C’est finalement l’application à grande échelle de l’Appel du 18 juin.
Le résultat est convaincant et passionnant, surtout pour l’amateur d’uchronie que je suis. Mais avec un gros bémol néanmoins, qui tient largement à l’orientation idéologique des auteurs (Jacques Sapir, Franck Stora, Loïc Mahé…).
Ainsi De Gaulle, Mandel, Blum ou Pierre Cot sont-ils présentés comme des leaders clairvoyants et inflexibles, dirigeant efficacement un peuple et des troupes au mordant formidable, qui n’attendaient visiblement que d’avoir des vrais chefs pour se transformer en lions. Mention spéciales aux troupes coloniales, toujours héroïques et victimes de la cruauté nazie lorsqu’elles ont le malheur de tomber entre les mains de l’envahisseur. Laval, Flandin, Darnand sont quant à eux non seulement des « capitulards », mais des collabos dans l’âme prédestinés à trahir leur pays. Pétain, vieille baderne, est expédié à l’hosto à la première contrariété.
Dans cette volonté de réécrire l’Histoire, on voit tout le poids des idées en vogue dans l’historiographie, et une bonne dose de politiquement correct. Dommage, mais on s’amuse bien quand même à imaginer une France qui aurait ressemblé au rêve du Général de Gaulle.
France-Mexique, éternel recommencement.
Le wargame que je viens de débuter a pour thème la campagne du Mexique, menée entre 1862 et 1867 par les troupes françaises de Napoléon III et de son homme de paille Maximilien d’Autriche. La raclée prise par les Bleus en Afrique du Sud face à l’équipe mexicaine m’inspire évidemment quelques comparaisons.
Une guerre, comme un match de foot, et a priori une compétition de longue haleine de type « championnat du Monde », nécessite pour l’emporter quelques conditions indispensables.
Avoir de « bons soldats », au sens technique du terme, ne suffit pas. Il faut d’abord une armée soudée autour de chefs charismatiques et éclairés, avec une ambition qui ne se limite pas à toucher sa solde à la fin du mois. Un ramassis de mercenaires égoïstes et mal commandés ne peut en aucun cas vaincre une troupe patriote ayant envie de gagner pour son pays.
Après la défaite, bien sûr, on cherche des coupables à fusiller. Flinguer Domenech aujourd’hui est aussi lâche que d’abandonner Maximilien au peloton d’exécution en 1867. Domenech, comme Maximilien d’Autriche, était “the wrong man at the wrong place”. Cela n’en fait pas le seul coupable. Un brave type confronté à une bande de voyous, dont la seule erreur a été de ne pas démissionner à temps et de ne pas dire tout haut certaines vérités. Comme Maximilien qui croyait naïvement « civiliser » le Mexique, mais en étant obligé de s’appuyer sur des troupes douteuses, qui lui ont cassé la baraque tout en le méprisant.
L’affaire des insultes d’Anelka envers son sélectionneur, et la réaction du « porte-parole » de l’équipe, qui prend la défense de son pote et cherche le « traître » au sein du groupe, est à cet égard révélatrice de ce qu’est l’équipe de « France ». Une bande de voyous qui retrouvent face à des attaques justifiées un esprit de corps digne des cailleras de la « téci » : « Oh putain c’est qui la balance ? On va lui maraver la chetron ! ». Un branleur enrichi reste un branleur.
Le corps expéditionnaire français au Mexique avait quand même plus d’allure que ces gens là.
De même qu’il est assez insultant pour Napoléon III de comparer son œuvre au règne de Nicolas Sarkozy.
Et si la France avait continué la guerre en juin 1940 ?
C’est le thème d’un ouvrage collectif dirigé par Jacques Sapir, paru chez Tallandier fort opportunément en cette période de commémoration lourdingue (1940 : et si la France avait continué la guerre). Beaucoup plus sérieux et documenté que certaines pitreries dont on nous a gratifiés ces jours-ci (notamment le décollage à Mérignac d’un Beechcraft aux couleurs américaines, censé emporter un De Gaulle mal attifé vers Londres : le comble du kitsch !).
Se fondant sur des ouvrages récents mettant à mal le mythe de la « Blitzkrieg », les auteurs imaginent que Paul Reynaud tient bon début juin face aux capitulards, et décide de poursuivre la lutte aux côtés des Anglais en s’appuyant sur l’Empire, et notamment l’Afrique du Nord. C’est finalement l’application à grande échelle de l’Appel du 18 juin.
Le résultat est convaincant et passionnant, surtout pour l’amateur d’uchronie que je suis. Mais avec un gros bémol néanmoins, qui tient largement à l’orientation idéologique des auteurs (Jacques Sapir, Franck Stora, Loïc Mahé…).
Ainsi De Gaulle, Mandel, Blum ou Pierre Cot sont-ils présentés comme des leaders clairvoyants et inflexibles, dirigeant efficacement un peuple et des troupes au mordant formidable, qui n’attendaient visiblement que d’avoir des vrais chefs pour se transformer en lions. Mention spéciales aux troupes coloniales, toujours héroïques et victimes de la cruauté nazie lorsqu’elles ont le malheur de tomber entre les mains de l’envahisseur. Laval, Flandin, Darnand sont quant à eux non seulement des « capitulards », mais des collabos dans l’âme prédestinés à trahir leur pays. Pétain, vieille baderne, est expédié à l’hosto à la première contrariété.
Dans cette volonté de réécrire l’Histoire, on voit tout le poids des idées en vogue dans l’historiographie, et une bonne dose de politiquement correct. Dommage, mais on s’amuse bien quand même à imaginer une France qui aurait ressemblé au rêve du Général de Gaulle.
vendredi 18 juin 2010
Supporter les Bleus, au vrai sens du mot
jeudi 17 juin 2010
Supportez-vous les Bleus ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, oui, je supporte les bleus ! Mais au sens du verbe « supporter » tel que le définit le Petit Larousse : « Endurer avec patience, courage, ce qui est pénible. Ex : supporter un malheur. » Autres exemples : supporter un crue torrentielle dans le Var, ou supporter les commémorations ronflantes de l’Appel du 18 juin par des gens qui sont au gaullisme ce que le Canada Dry est au whisky.
Mais l’espérance est-elle morte ? Non ! Ce soir, des forces nouvelles nous délivrerons peut-être du fardeau médiatique en éjectant pour de bon cette clique de milliardaires en vacances.
Que viva Mexico !
La philo pour les très nuls. (Edition 2010)
Quelques exemples de sujets de série scientifique tombés au bac aujourd’hui, avec corrigés synthétiques :
1) « L’art peut-il se passer de règles ? »
On pourrait penser que oui, au vu de certaines productions foutraques de l’art contemporain. Je coupe un requin en deux et je le mets sous verre. Je mets mes excréments en conserve. J’empile des chaussures de poupée dans un aquarium peint en bleu. Et tout cela pour un prix défiant le bon sens. Dingue, non ? Mais qui dit faire n’importe quoi ne dit pas agir sans règles.
Depuis le XIXe siècle, l’Histoire de l’Art est une perpétuelle déconstruction, un peu comme un trou des Halles dont on n’aurait jamais atteint le fond. Ce qui aurait mieux valu, d’ailleurs, à considérer la mocheté construite à la place. D’où la première règle fondamentale de l’artiste contemporain : aller toujours plus loin, se distinguer, s’affranchir du classicisme et jouer les rebelles. Tôt ou tard, l’artiste s’inventera ses propres règles, finira bouffé par des obsessions qui lui tiendront lieu de style. Exemples : Picasso malade du Cubisme, Pollock et ses taches, César et ses compressions, Botéro et ses gros culs.
Reste enfin la dernière règle, la plus importante : trouver des gogos pour acheter ça une fortune.
2) « Dépend-il de nous d’être heureux ? »
Dialogue socratique postmoderne :
Le béotien : Ben non, ça dépend pas de moi, puisque tout est la faute à la société !
Le sage : Mauvaise réponse, mon petit, toute pleine d’un rousseauisme niais et d’un gauchisme mal digéré. D’abord, ça veut dire quoi, « être heureux » ?
B : Ben, heu…j’sais pas trop, moi…avoir un i-pad, une super caisse, emballer toutes les meufs qu’on veut, voir les Bleus en Finale…des trucs comme ça, quoi !
S : Voilà une réponse intéressante, qui révèle à quel point être heureux est une notion toute relative, qui dépend non seulement de chacun d’entre nous, mais également du contexte socio-culturel dans lequel nous avons grandi.
B : J’pige pas trop, M’sieur…
S : Je m’explique, jeune béotien. Pour les primitifs dont tu fais partie, « être heureux » se résume à « avoir ». Vivre et penser comme des porcs, ou l’infini à la portée des caniches (voir Nietzsche). Pour les gens évolués, être heureux, c’est d’abord « être », et enfin « savoir ». Etre au-dessus des basses contingences matérielles. Savoir trouver le bonheur là où il est, lorsqu’il survient, dans les moindres petites choses de l’existence : voir l’équipe de France éliminée au 1er tour de la Coupe du Monde, ou voir Sarkozy renversé par un coup d’Etat bolchevik. Savoir qu’après la pluie vient le beau temps, surtout dans le Var. Cette subtilité vient certes de mon caractère, mais aussi de l’éducation que j’ai reçue. Chance que tu n’as pas eue, mon pauvre petit !
B : Ben c’est bien ce que j’disais au début, non ? Et en plus tu m’insultes, enfoiré !
S : Mais en des termes autrement plus choisis que les tiens, mon petit. Et lâche-moi ou j’appelle la police ! »
Au prochain épisode : « Dépend-il de nous de ne pas se faire casser la gueule ? »
Supportez-vous les Bleus ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, oui, je supporte les bleus ! Mais au sens du verbe « supporter » tel que le définit le Petit Larousse : « Endurer avec patience, courage, ce qui est pénible. Ex : supporter un malheur. » Autres exemples : supporter un crue torrentielle dans le Var, ou supporter les commémorations ronflantes de l’Appel du 18 juin par des gens qui sont au gaullisme ce que le Canada Dry est au whisky.
Mais l’espérance est-elle morte ? Non ! Ce soir, des forces nouvelles nous délivrerons peut-être du fardeau médiatique en éjectant pour de bon cette clique de milliardaires en vacances.
Que viva Mexico !
La philo pour les très nuls. (Edition 2010)
Quelques exemples de sujets de série scientifique tombés au bac aujourd’hui, avec corrigés synthétiques :
1) « L’art peut-il se passer de règles ? »
On pourrait penser que oui, au vu de certaines productions foutraques de l’art contemporain. Je coupe un requin en deux et je le mets sous verre. Je mets mes excréments en conserve. J’empile des chaussures de poupée dans un aquarium peint en bleu. Et tout cela pour un prix défiant le bon sens. Dingue, non ? Mais qui dit faire n’importe quoi ne dit pas agir sans règles.
Depuis le XIXe siècle, l’Histoire de l’Art est une perpétuelle déconstruction, un peu comme un trou des Halles dont on n’aurait jamais atteint le fond. Ce qui aurait mieux valu, d’ailleurs, à considérer la mocheté construite à la place. D’où la première règle fondamentale de l’artiste contemporain : aller toujours plus loin, se distinguer, s’affranchir du classicisme et jouer les rebelles. Tôt ou tard, l’artiste s’inventera ses propres règles, finira bouffé par des obsessions qui lui tiendront lieu de style. Exemples : Picasso malade du Cubisme, Pollock et ses taches, César et ses compressions, Botéro et ses gros culs.
Reste enfin la dernière règle, la plus importante : trouver des gogos pour acheter ça une fortune.
2) « Dépend-il de nous d’être heureux ? »
Dialogue socratique postmoderne :
Le béotien : Ben non, ça dépend pas de moi, puisque tout est la faute à la société !
Le sage : Mauvaise réponse, mon petit, toute pleine d’un rousseauisme niais et d’un gauchisme mal digéré. D’abord, ça veut dire quoi, « être heureux » ?
B : Ben, heu…j’sais pas trop, moi…avoir un i-pad, une super caisse, emballer toutes les meufs qu’on veut, voir les Bleus en Finale…des trucs comme ça, quoi !
S : Voilà une réponse intéressante, qui révèle à quel point être heureux est une notion toute relative, qui dépend non seulement de chacun d’entre nous, mais également du contexte socio-culturel dans lequel nous avons grandi.
B : J’pige pas trop, M’sieur…
S : Je m’explique, jeune béotien. Pour les primitifs dont tu fais partie, « être heureux » se résume à « avoir ». Vivre et penser comme des porcs, ou l’infini à la portée des caniches (voir Nietzsche). Pour les gens évolués, être heureux, c’est d’abord « être », et enfin « savoir ». Etre au-dessus des basses contingences matérielles. Savoir trouver le bonheur là où il est, lorsqu’il survient, dans les moindres petites choses de l’existence : voir l’équipe de France éliminée au 1er tour de la Coupe du Monde, ou voir Sarkozy renversé par un coup d’Etat bolchevik. Savoir qu’après la pluie vient le beau temps, surtout dans le Var. Cette subtilité vient certes de mon caractère, mais aussi de l’éducation que j’ai reçue. Chance que tu n’as pas eue, mon pauvre petit !
B : Ben c’est bien ce que j’disais au début, non ? Et en plus tu m’insultes, enfoiré !
S : Mais en des termes autrement plus choisis que les tiens, mon petit. Et lâche-moi ou j’appelle la police ! »
Au prochain épisode : « Dépend-il de nous de ne pas se faire casser la gueule ? »
mercredi 16 juin 2010
Pour ou contre le Vuvuzéla ?
mardi 15 juin 2010
Pour ou contre le vuvuzéla ?
C’est la grave question soumise hier midi par France 2, chaîne de service public, aux téléspectateurs du journal de 20h. Pour ceux qui l’ignoreraient, le vuvuzéla est un terme zoulou désignant une sorte de trompe émettant des sons pouvant atteindre 130 décibels, soit l’équivalent d’une sirène de pompiers hurlée à vos oreilles. Ce bel accessoire suscite la polémique depuis le début de la coupe du Monde, car il perturberait les joueurs et le public, sans compter les téléspectateurs irrités par un bruit de fond permanent semblable au bourdonnement de millions d’abeilles.
Ce que l’on sait moins, c’est que ce mot zoulou vient en fait du français, et remonterait à l’arrivée au Cap de colons huguenots au XVIIe siècle. Eparpillés dans des exploitations assez éloignées les unes des autres, ces agriculteurs beuglaient de temps à autre, lorsqu’ils sentaient trop seuls : « Vous…vous êtes là ? » Ce qui, au fil du temps, a donné « Vuvuzéla ».
Quant à l’autre mot utilisé pour désigner cette corne de brume pour sourdingues, « Lepetata », d’origine tswana, il aurait aussi une ascendance française, en rapport avec les flatulences particulièrement bruyantes d’une brave dame huguenote.
Bon, blague à part, faut répondre à la question, est ma réponse est oui. Mille fois oui.
-D’abord parce que je ne regarde pas le foot, et que je me contrefiche des bruits de fond.
-Ensuite parce que si ces bruits dérangent les spectateurs, les poussent à s’occuper intelligemment au lieu de s’abrutir devant cette désolante diversion à ce que nous concoctent nos dirigeants en matière de recul social, c’est tant mieux.
-Enfin parce que si cela doit faire perdre des sous aux multinationales qui sponsorisent ces conneries, cela ne peut que m’enchanter.
-Quant à notre brillante équipe de « France », si délicate et si sensible aux ambiances qu’elle s’est barricadée jusqu’à hier pour ne pas nuire à sa concentration, elle aura enfin un prétexte valable pour justifier sa prochaine élimination.
Vuvuzéla, avec nous !
Géants s’abstenir.
En visite à l’usine Turboméca le 22 juin prochain, Nicolas Sarkkozy a dépêché une équipe chargée de préparer ce grand moment : défense de mesurer plus d’un mètre soixante-dix si l’on veut figurer sur les images officielles en compagnie du Chef de l’Etat. Il a beau nous avoir déjà fait le coup, ça fait toujours rire. C’est à ce genre de détails que l’on reconnaît les grands hommes.
« Je souhaite la victoire de l’Allemagne. »
En visite chez les Teutons, notre immense président a voulu faire taire les rumeurs selon lesquelles Angela et lui seraient en froid. Comme d’habitude, il en a fait des tonnes :
« J’aime l’industrie allemande…j’admire la politique allemande…j’aime tout ce que vous faites… » Il se répète, le Nabot. Il y a quelques temps, il leur serinait déjà : « on va faire tout comme vous ! »
Il est fâcheux qu’à l’approche de l’anniversaire de l’appel du 18 juin, un président français qui se réclamait en 2007 de l’héritage gaulliste fasse autant de lèche à l’Allemagne dans les heures sombres que nous traversons. On imagine sans peine ce qu’un Sarkozy, nonobstant ses origines juives, aurait pris pour modèle à l’heure du triomphe du Troisième Reich.
Pour ou contre le vuvuzéla ?
C’est la grave question soumise hier midi par France 2, chaîne de service public, aux téléspectateurs du journal de 20h. Pour ceux qui l’ignoreraient, le vuvuzéla est un terme zoulou désignant une sorte de trompe émettant des sons pouvant atteindre 130 décibels, soit l’équivalent d’une sirène de pompiers hurlée à vos oreilles. Ce bel accessoire suscite la polémique depuis le début de la coupe du Monde, car il perturberait les joueurs et le public, sans compter les téléspectateurs irrités par un bruit de fond permanent semblable au bourdonnement de millions d’abeilles.
Ce que l’on sait moins, c’est que ce mot zoulou vient en fait du français, et remonterait à l’arrivée au Cap de colons huguenots au XVIIe siècle. Eparpillés dans des exploitations assez éloignées les unes des autres, ces agriculteurs beuglaient de temps à autre, lorsqu’ils sentaient trop seuls : « Vous…vous êtes là ? » Ce qui, au fil du temps, a donné « Vuvuzéla ».
Quant à l’autre mot utilisé pour désigner cette corne de brume pour sourdingues, « Lepetata », d’origine tswana, il aurait aussi une ascendance française, en rapport avec les flatulences particulièrement bruyantes d’une brave dame huguenote.
Bon, blague à part, faut répondre à la question, est ma réponse est oui. Mille fois oui.
-D’abord parce que je ne regarde pas le foot, et que je me contrefiche des bruits de fond.
-Ensuite parce que si ces bruits dérangent les spectateurs, les poussent à s’occuper intelligemment au lieu de s’abrutir devant cette désolante diversion à ce que nous concoctent nos dirigeants en matière de recul social, c’est tant mieux.
-Enfin parce que si cela doit faire perdre des sous aux multinationales qui sponsorisent ces conneries, cela ne peut que m’enchanter.
-Quant à notre brillante équipe de « France », si délicate et si sensible aux ambiances qu’elle s’est barricadée jusqu’à hier pour ne pas nuire à sa concentration, elle aura enfin un prétexte valable pour justifier sa prochaine élimination.
Vuvuzéla, avec nous !
Géants s’abstenir.
En visite à l’usine Turboméca le 22 juin prochain, Nicolas Sarkkozy a dépêché une équipe chargée de préparer ce grand moment : défense de mesurer plus d’un mètre soixante-dix si l’on veut figurer sur les images officielles en compagnie du Chef de l’Etat. Il a beau nous avoir déjà fait le coup, ça fait toujours rire. C’est à ce genre de détails que l’on reconnaît les grands hommes.
« Je souhaite la victoire de l’Allemagne. »
En visite chez les Teutons, notre immense président a voulu faire taire les rumeurs selon lesquelles Angela et lui seraient en froid. Comme d’habitude, il en a fait des tonnes :
« J’aime l’industrie allemande…j’admire la politique allemande…j’aime tout ce que vous faites… » Il se répète, le Nabot. Il y a quelques temps, il leur serinait déjà : « on va faire tout comme vous ! »
Il est fâcheux qu’à l’approche de l’anniversaire de l’appel du 18 juin, un président français qui se réclamait en 2007 de l’héritage gaulliste fasse autant de lèche à l’Allemagne dans les heures sombres que nous traversons. On imagine sans peine ce qu’un Sarkozy, nonobstant ses origines juives, aurait pris pour modèle à l’heure du triomphe du Troisième Reich.
dimanche 6 juin 2010
Delenda Carthago !
samedi 5 juin 2010
France/Chine, ou Delenda Carthago. (« Il faut détruire Carthage », Caton l’Ancien)
D’ordinaire, le foot ne m’intéresse absolument pas. Cet opium du peuple n’attire mon attention que lors de très grandes occasions, genre finale de coupe du Monde, si la France est encore en lice. C’est par hasard que je suis tombé hier soir sur le match préparatoire des bleus face aux Chinois, à Saint-Pierre de la Réunion.
Disons-le tout net, je n’aime pas cette équipe de France, ramassis de mercenaires surpayés qui n’ont d’autre patrie que celle de leur compte bancaire. L’équipe de « France », c’est l’armée carthaginoise, mais qui aurait troqué Hannibal contre Domenech. Aussi me suis-je pris à souhaiter la victoire d’une vraie équipe nationale, celle de la Chine. Et là, je fus comblé !
La France paye sur la pelouse des nouveaux jeux du Cirque les choix sportifs et politiques qui sont les siens depuis trop d’années. Le cosmopolitisme marchand travesti aux couleurs nationales ne tient pas face à une véritable ambition, une envie de vaincre qui ne s’achète pas.
Cette énergie, cet « œil du tigre », comme dirait Apollo Creed dans Rocky III, nous l’avions à l’époque où la France se sentait l’héritière de Rome. Nous l’avons perdue en voulant singer Carthage. Cette équipe de milliardaires en exil, au service d’une élite affairiste désireuse de maintenir le peuple dans un abrutissement favorable à ses intérêts, méritait de perdre.
Plus tôt ces guignols et leur piteux général reviendront d’Afrique du Sud et mieux ça vaudra.
Mon seul regret va vers mes compatriotes réunionnais, si souvent oubliés et méprisés, et qui espéraient que cette équipe de « France », cette France à laquelle ils sont si attachés, allait leur offrir un beau spectacle. Mais la France, hier soir, n’était pas sur le terrain. Elle était dans les tribunes, et contemplait le désastre d’une bande de parasites jouant petit bras en vue, peut-être, de rencontres plus importantes et plus rémunératrices.
Citoyens, il est plus que temps de redevenir des Romains, et de détruire Carthage !
France/Chine, ou Delenda Carthago. (« Il faut détruire Carthage », Caton l’Ancien)
D’ordinaire, le foot ne m’intéresse absolument pas. Cet opium du peuple n’attire mon attention que lors de très grandes occasions, genre finale de coupe du Monde, si la France est encore en lice. C’est par hasard que je suis tombé hier soir sur le match préparatoire des bleus face aux Chinois, à Saint-Pierre de la Réunion.
Disons-le tout net, je n’aime pas cette équipe de France, ramassis de mercenaires surpayés qui n’ont d’autre patrie que celle de leur compte bancaire. L’équipe de « France », c’est l’armée carthaginoise, mais qui aurait troqué Hannibal contre Domenech. Aussi me suis-je pris à souhaiter la victoire d’une vraie équipe nationale, celle de la Chine. Et là, je fus comblé !
La France paye sur la pelouse des nouveaux jeux du Cirque les choix sportifs et politiques qui sont les siens depuis trop d’années. Le cosmopolitisme marchand travesti aux couleurs nationales ne tient pas face à une véritable ambition, une envie de vaincre qui ne s’achète pas.
Cette énergie, cet « œil du tigre », comme dirait Apollo Creed dans Rocky III, nous l’avions à l’époque où la France se sentait l’héritière de Rome. Nous l’avons perdue en voulant singer Carthage. Cette équipe de milliardaires en exil, au service d’une élite affairiste désireuse de maintenir le peuple dans un abrutissement favorable à ses intérêts, méritait de perdre.
Plus tôt ces guignols et leur piteux général reviendront d’Afrique du Sud et mieux ça vaudra.
Mon seul regret va vers mes compatriotes réunionnais, si souvent oubliés et méprisés, et qui espéraient que cette équipe de « France », cette France à laquelle ils sont si attachés, allait leur offrir un beau spectacle. Mais la France, hier soir, n’était pas sur le terrain. Elle était dans les tribunes, et contemplait le désastre d’une bande de parasites jouant petit bras en vue, peut-être, de rencontres plus importantes et plus rémunératrices.
Citoyens, il est plus que temps de redevenir des Romains, et de détruire Carthage !
jeudi 3 juin 2010
Mélancolie française
Mercredi 2 juin 2010
Mélancolie française.
C’est le titre du dernier livre d’Eric Zemmour, promu sorcière à brûler par nos bien-pensants depuis quelques mois, avec Stéphane Guillon et Georges Frêche. J’ai commencé à le lire, et c’est passionnant. L’épopée d’un pays magnifique, quintessence de l’Europe, victime de sa trop bonne fortune géopolitique. A la fois continental et maritime, il n’a jamais pu mettre en place une stratégie d’expansion et de domination cohérente, à la différence de l’Angleterre rencognée dans ses brumes océaniques. Les heures de gloire de notre pays défilent sous la plume admirative de Zemmour, avec ses grands noms et ses heures sombres.
Roman national, ricaneront les historiens postmodernes, libéraux, européistes et mondialistes à tout crin. Fantasme de la décadence, diront les mêmes lorsque Zemmour aborde la mort lente de notre pays, détruit par en haut : la mondialisation, les technocrates bruxellois, les entrepreneurs apatrides qui n’aiment un pays que pour mieux l’exploiter ; et par le bas : islamisation rampante, communautarisme, consumérisme ravageur qui nous transforme en zombis aliénés ne cherchant même plus leur cerveau.
Enfant, j’ai grandi avec l’Histoire de France en bandes dessinées, qui couvrait notre histoire de l’époque des Gaulois à l’élection de Valéry Giscard d’Estaing. Par la suite, je me suis régalé des vieux manuels de Malet-Isaac. Tout cela sentait bon la IIIe République, mais quel élan, quel amour pour cette nation au destin exceptionnel ! La BD éditée par Larousse mettait un terme au « roman » en 1974, et je me suis longtemps demandé pourquoi il n’y avait pas eu de suite. Maintenant, avec le recul, j’ai compris. A partir de 1974, la France entre dans les turbulences d’une économie de plus en plus mondialisée dont les ressorts lui échappent, d’autant plus qu’elle et les autres grandes nations occidentales vont abandonner les moyens d’action publique pour s’en remettre peu à peu à d’autres instances : les marchés, les agences de notation et la chimère européenne. C’est la revanche du prévôt des marchands sur Charles V, du Saint Empire sur François Ier.
La crise grecque a servi de prétexte pour accélérer les « réformes », à savoir la destruction programmée du modèle français et son alignement sur les normes anglo-saxonnes. Citons Pascal Lamy, patron de l’OMC : « Les chefs d’entreprise français sont européens parce qu’ils ont compris, à raison, que la remise en ordre et la « marché-isation » de l’économie française, si j’ose dire, se sont faites par l’Europe, grâce à l’Europe et à cause de l’Europe. »
(Le Débat, n°134, mars-avril 2005)
Que certaines élites trahissent la Nation, c’est un peu la coutume chez nous, au moins depuis la Révolution française. Du Comte d’Artois à Sarkozy, en passant par DSK et Pascal Lamy.
Contrairement à d’autres puissances qui croient encore en elles-mêmes (la Chine, la Russie, les Etats-Unis, l’Inde, le Brésil, voire la Grande-Bretagne), la France n’y croit plus et se complait dans une veulerie digne des pires heures de Vichy. A ceci près que Pétain, lui, aimait la France !
Plus inquiétante est l’atonie de la Nation elle-même.
Pour défendre les retraites, lors de la dernière grande manif sociale, il y avait à Marseille quatre fois moins de monde que pour acclamer la victoire de l’OM. Pour protester contre le retour de la France dans le giron de l’OTAN, il n’y avait personne. Et tout le monde se réjouit que notre pays, officiellement si endetté, devant faire tant de sacrifices, accueille l’Euro 2016. Panem et circenses, c’est finalement tout ce qui nous restera de l’héritage gallo-romain.
Tels les humains décadents du roman de Pierre Boulle, les Français se laisseront-ils asservir et déposséder sans se battre ?
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