jeudi 28 octobre 2010

Rions dans la défaite

jeudi 28 octobre 2010

La blague du jour.

Elise Lucet reçoit Paco Rabanne sur France 2 :
« J’espère que vous n’avez rien contre les Noirs, vous…
-Non, mais je peux vous parler des Juifs si vous voulez ! »

La victoire de Sarkozy.

Le parlement a bien fait son travail, la réforme est passée par la voie « démocratique », comme le Traité de Lisbonne en son temps. Comparaison qui s’impose, tant cette régression est elle aussi fortement encouragée par l’Union européenne, qui n’a plus à offrir aux peuples qu’elle emprisonne que le traitement de choc ultralibéral réservé jadis aux pays de l’ex-bloc soviétique. Dans la rue, le mouvement s’essouffle et les congés de Toussaint font leur œuvre d’anesthésie. Notre génial président va donc pouvoir passer à autre chose, selon la méthode bien éprouvée de l’agitation permanente du storytelling de ses maîtres américains.
Au menu, avec l’aimable participation du MEDEF et de Chérèque (pour la CFDT), la grave question de l’emploi des jeunes et des « seniors ». Cela donnera l’occasion de discutailler sans fin, avec en ligne de mire, si la droite repasse en 2012, une nouvelle « réforme » allant vers plus de flexibilité, les syndicats ayant repris leur rôle d’idiots utiles.
Le président veut paraît-il nous la jouer « social » d’ici aux prochaines présidentielles, en nous collant Borloo à Matignon. Borloo, qui paraît-il est allé chez le coiffeur et ne boit plus. Un mensonge se cache dans cette dernière phrase…lequel ?
Borloo premier ministre. S’il fallait une preuve que sous le IIIeme Empire, la fonction de chef du gouvernement n’est plus rien d’autre que celle d’un homme de paille, d’un mannequin ou d’un hochet sans valeur, voilà qui est fait. Il faudra qu’on m’explique en quoi cet avocassier, défenseur et ami de pauvres gens comme Bernard Tapie, serait plus social que les autres sbires sarkozystes.
Dans le genre social et compassionnel bien piégeux, les députés UMP nous préparent en douce un autre sale coup, sur le thème un peu rance du « va falloir de l’argent pour les vieux ». Comme pour les retraites, on commencera par nous dire : « Les Français vivent plus longtemps. Bientôt tous centenaires ! C’est une excellente nouvelle ! » Puis, la mine plus grave, on passera aux choses sérieuses : « Mais plus de personnes âgées, c’est aussi plus de dépendance et de soins à financer... » L’Etat s’étant défaussé de cette charge sur les collectivités locales, qui sont sommées à leur tour de faire des économies, il va falloir faire à nouveau cracher les Français, ou plus exactement les salariés, avec diverses augmentations de taxe, et surtout la suppression d’un jour de congé. Raffarin est de retour, avec son lundi de Pentecôte ! C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et là, pas de manifs ou de blocages en perspective : les opposants sont épuisés par le dernier mouvement –finalement inutile – et d’avance désarmés par le côté gnangnan et faussement affectif du projet. « C’est pour nos anciens, nos parents…vous ne voulez pas les laisser crever, non ? »
Finalement, vivre plus longtemps, pour finir gâteux et otage d’une France sarkozyste, cela n’a rien d’une excellente nouvelle.


Deux lectures contradictoires ( ?)

Je viens de terminer coup sur coup deux livres passionnants, et apparemment opposés : Qu’ils s’en aillent tous ! de Jean-Luc Mélenchon, et Dans la tête d’un réac, d’Eric Brunet.
Pas le même style, ni le même objet, ni les mêmes opinions, en apparence du moins. Mais je me suis retrouvé dans les deux, à 90 % chez Mélenchon, 60 % chez Brunet.
Le premier veut en finir avec le capitalisme fou et la dictature de l’UE, rompre avec Washington et former un axe Paris-Moscou-Pékin. Oh, que oui ! Mais son blabla sur la « révolution citoyenne », avec comités de base et élections tous les quatre matins façon Ségolène en vacances au Venezuela, je n’y crois guère. Les Soviets partout, c’est l’anarchie ou la dictature déguisée. Je suis pour que l’Etat, de manière autoritaire ou démocratique, prenne ses responsabilités.
Le second raconte sa vie, et sa résistance intellectuelle contre le discours dominant d’une gauche bien-pensante et omniprésente dans les cercles « intellectuels » ou prétendus tels. Il y a du style, c’est souvent très drôle et bien vu. Une grosse bourde (ou faute d’impression ?) vient gâcher le propos, avec le récit du « Che » se régalant d’exécutions publiques après la victoire de Castro en « 1956-58 ». La victoire ayant eu lieu en 1959, ça me paraît difficile. Plus gênant, son éloge du fric et du sarkozysme décomplexé. Le fric passe encore, mais comment un admirateur de l’Histoire de France peut-il être séduit par le nabot inculte qui est en train de foutre en l’air notre pays ? Sarkozy ne rime pas avec Napoléon, mais avec Stavisky…ou Tapie. En bon « réac » à tendance révolutionnaire que je suis, je ferai la synthèse des deux bouquins par le slogan de février 1934 : « Mort aux voleurs ! » Voleurs de droite ou de gauche, tous ennemis du peuple.

vendredi 22 octobre 2010

Casseurs, Guerlain et Pétain

vendredi 22 octobre 2010

Jusqu’au-boutisme.
Mon lycée est bloqué depuis une semaine, ce qui me rembourse largement de la mesquinerie rectorale qui entend nous faire « rattraper » le futur pont de l’Ascension par le retrait d’une journée de vacances à la Toussaint.
Sur le front social, les opérations s’enlisent : après les manifestations, dont le gouvernement ne fait que souligner la baisse des effectifs, voilà la pénurie d’essence, la grève des éboueurs, les casseurs, des opérations escargots fort désagréables pour quiconque se retrouve pris dedans et de la musique non-stop sur France-Info. Super Sarko, au secours !
Et Zorro « monte en première ligne », comme le répète le brave David Pujadas. Pas en vrai, bien sûr, mais entouré par un public dûment sélectionné et protégé par des hordes de gendarmes. Les casseurs, qui pourrissent tous les mouvements lycéens et étudiants depuis des années, voilà qui est pain béni…
« Ces casseurs, martèle-t-il, on va les arrêter, on va les retrouver, et on va les punir… » Car au pays de Sarkozy, on arrête les gens avant même de les avoir trouvés.
Décidément, le grand Karl Marx avait bien raison lorsqu’il fustigeait le « lumpen-prolétariat » casseur de grève et complice objectif du grand capital. Rama Yade le confirme aujourd’hui : beaucoup de ces jeunes de banlieue qui s’agitent en ce moment ont des « valeurs de droite ». Leur conscience politique n’est pas celle du progressisme et de la lutte des classes. Leur seule motivation est l’appât du gain, l’argent facile, le plaisir de faire mal. Leur classe, c’est la bande, l’ethnie ou la religion au sens le plus primaire du terme. Dès 1991, lors du premier grand mouvement lycéen depuis 1968, on les avait vus fondre sur les centre villes, ravager les boutiques, rançonner les petits « bourges » des lycées « favorisés ». Casser du flic est devenu leur passe-temps. Le chanteur Renaud, qui avait bercé ma jeunesse de ses paroles contestataires, avait fini en son temps par s’en convaincre. Ces lascars-là n’étaient pas de « son monde », et sa banlieue à lui n’existait plus.
En attendant, les vacances arrivent et Sarko pousse les feux au Sénat. Sa grande réforme va passer. Tant pis si la France est à feu et à sang. Les agences de notation vont pouvoir féliciter leur petit contremaître.

Guerlain et Pétain, des vieux salauds bien commodes.
La saillie pas finaude de Jean-Paul Guerlain, le 15 octobre sur France 2 (« Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin... ») a fait des vagues, déclenché l’ire d’Audrey Pulvar et des professionnels de l’antiracisme, les excuses d’Elise Lucet et de France 2. Le vieux beau s’est excusé aussi, mais trop tard. Va falloir faire le pèlerinage de Gorée avec la corde au cou, mon vieux ! Pétain ne peut plus s’excuser, mais il continue à faire parler de lui avec la découverte de documents annotés de sa main prouvant qu’il avait aggravé les lois antisémites de Vichy. Hou ! Hou ! Avec Guerlain et Pétain, nos intellos bien pensants peuvent oublier les problèmes du moment pour se livrer à leur sport favori : la chasse à une France « moisie » (comme dirait Sollers), disparue ou en voie de disparition. Les Byzantins, dit-on, ergotaient sur le sexe des anges tandis que les Turcs grouillaient sous leurs remparts. Je ne sais pas s’ils étaient vraiment aussi bêtes, mais nous n’avons pas de leçons à leur donner.

dimanche 17 octobre 2010

Pourrissement et dhimmitude


samedi 16 octobre 2010

            Pourrissement
Les manifs continuent, les grèves et les blocages en tout genre se multiplient. Mais Luc Chatel, porte-parole du gouvernement (et accessoirement préposé à la démolition de l’éducation nationale), garde ce sourire niais de VRP sommé par ses chefs de débiter les mêmes salades. Comme d’habitude, on voit défiler sur nos écrans la même cohorte de chefs d’entreprise déplorant cette agitation irresponsable qui ruine notre beau pays. Ah, nous ne sommes pas en Espagne, où le secrétaire général de l’UGT lui-même, après la grève générale du 29 septembre dernier, est venu s’excuser et se dire désolé d’avoir fait perdre de l’argent à ses compatriotes ! Notre gouvernement, encouragé par ses soutiens du monde financier et les technocrates bruxellois, affirme qu’il ne cédera pas sur les retraites. La rue ne peut l’emporter en légitimité sur le parlement, dit-il. Car il est bien connu qu’une assemblée nationale où une formation emporte la majorité des sièges avec un tiers des voix est un monument de légitimité démocratique. Face au ras-le-bol généralisé qui soulève la France, et qui dépasse largement la seule question des retraites, Sarko et sa clique jouent le pourrissement. S’il fallait encore une preuve que ce président n’a aucun sens de l’Etat, ni la moindre compréhension pour le peuple français, voilà qui est chose faite

            Attali, le dhimmi de la rigueur
Jacques Attali s’est fait épingler par le site Riposte laïque pour des propos hallucinants sur l’Islam, tenus lors d’une émission télé diffusée à une heure confidentielle. Son apologie de cette religion, à laquelle l’Europe doit faire plus de place, et qui ferait partie des « racines culturelles » de notre continent, sa main tendue à une immigration massive, lui doivent le titre de « dhimmi » d’honneur. Le dhimmi, rappelons-le, c’est le « minoritaire protégé » en terre d’Islam, le Juif ou le Chrétien que l’on ne force pas à la conversion, mais qui doit en retour subir de nombreuses vexations destinées à lui faire comprendre qu’il a tout intérêt à rejoindre les rangs de l’ « Oumma », la communauté des bons croyants.
Attali, c’est aussi le chantre de la mondialisation heureuse et du postnationalisme, le père-la-rigueur qui pond régulièrement –il vient de récidiver- des rapports suggérant d’étrangler toujours un peu plus l’Etat-providence. Tous ruinés dans dix ans ! menace-t-il dans son dernier livre. Non, pas tous, Jacques…Toi et les tiens, la petite clique cosmopolite qui fait son miel de l’infecte pétaudière qu’est devenu le monde actuel, vous ne serez pas ruinés, puisque vous vous engraissez déjà du sang des peuples, bien à l’abri dans vos ghettos de luxe. C’est peut-être pour ça que tu veux encourager la déferlante islamique en Occident : les vieilles églises européennes ont du plomb dans l’aile, l’opium du peuple a besoin d’être boosté par une religion virile en pleine expansion, parfaitement compatible avec la loi du marché. Mieux vaudrait des banlieues vertes que des banlieues rouges.
Juste un petit détail, Jacques…crois-tu que tes « amis musulmans » te feront la grâce d’oublier tes origines lorsqu’ils auront pris le pouvoir chez nous ?

jeudi 14 octobre 2010

Le péril jeune


mercredi 13 octobre 2010

            Le péril jeune
Ah, les jeunes, c’est l’arme suprême depuis le bon vieux temps des régimes totalitaires ! Sœur Ségolène, qui ne jure que par eux depuis qu’elle a transformé les établissements scolaires en couveuses pour gamins attardés -lorsqu’elle sévissait dans l’équipe Jospin- n’a pas pu s’empêcher de les inciter à se jeter dans la rue. Pacifiquement bien sûr ! Car tout doit se passer au mieux au pays des Bisounours socialistes. Aussitôt, la droite s’engouffre dans la brèche et hurle à l’irresponsabilité, la provocation à l’émeute, et tutti quanti…Car elle pisse de trouille, la droite, traumatisée qu’elle est par mai 68 et décembre 86, et fait tout autant assaut de démagogie envers les jeunes générations qui disposent d’une arme absolue : pouvoir flanquer le bazar sans risquer la moindre sanction financière.
Dans mon établissement, le SNES l’a bien compris et souffle allègrement sur les braises et les cerveaux où s’éveillent péniblement un embryon de conscience politique.  Lâchez les jeunes pour secourir les vieux, pourquoi pas, après tout ?

            De profundis
Contrairement à un président chilien avide de récupération politique, j’ai attendu que le dernier mineur bloqué soit sorti des profondeurs pour applaudir. Bel exploit technique, en effet. Et les types extraits du piège semblaient même péter le feu ! Notre président à nous n’aura pas eu cette joie avec ce spéléologue porté disparu. Pas le temps de  déployer tout notre génie national, de lui expédier par tube de quoi bouffer, faire du sport et se distraire ( on pensait lui expédier quelques DVD appropriés : « Germinal », « Day Light », ou « La crypte »)…mais non, c’est raté. Saboteur !

            Méluche
Mélenchon aime se lâcher et cracher à la gueule des journalistes qui le gonflent trop avec leurs questions idiotes. Il a raison et il m’amuse, mais le jeu devient un peu lourdingue. Fais gaffe à pas te transformer en Georges Marchais, camarade !

            Lu Xiaobo
Le jury Nobel a eu des couilles, en récompensant l’opposant chinois n°1 (pour les médias occidentaux) du prix de la Paix. Les réactions délirantes de Pékin sont à la hauteur de la morgue de cet Empire qui n’admet aucune critique sur son fonctionnement interne. Par contre, en toute objectivité, j’aimerais qu’on m’explique ce que Liu Xaobo a fait « pour la paix ». Prix Nobel du courage et de l’opposition politique, OK. Mais là…Avec Walesa dans les années 1980, c’était le même cirque quelque peu suspect.

            Prix Nobel toujours
Qui s’en souvient ? Avant même d’avoir fait quelque chose, Barack Obama avait lui aussi reçu le prix Nobel de la Paix. Alors que vient de s’achever, dans l’échec le plus total, la fameuse « conférence de la dernière chance » pour la paix israélo-palestinienne placée sous son égide, on mesure la vanité de ces médailles en toc.

dimanche 10 octobre 2010

Sarko le catho


samedi 9 octobre 2010

            Sarko le catho.

Il n’a échappé à personne, sinon aux derniers des crétins des Alpes dinariques, que le périple de notre président au pays de Benoît XVI avait pour but de reconquérir un électorat catholique français que l’on dit « déboussolé » et «déçu » à son endroit. Quant aux partisans de la laïcité, cela fait longtemps qu’il n’en a cure, et préfère le curé à l’instituteur (ou l’imam à l’intello, pour faire plus moderne dans nos sociétés multiculturelles).
Amis catholiques, je ne suis plus franchement croyant, et encore moins pratiquant, mais il me reste pas mal de choses de mon éducation religieuse. Alors rassurez-moi, ne me dites que vous avez cru une seconde à la sincérité de cette « messe pour la France » à laquelle notre naboléon s’est prêté, quitte d’ailleurs à se prendre quelques discrètes remontrances du préposé au sermon. Sarko le catho, c’est de la blague, et cela a toujours été du pipeau. Comme le petit Corse en son temps, Nicolas Sarkozy ne voit en l’Eglise qu’un moyen de gagner les élections, puis de conserver le pouvoir. « Avec mes curés et mes soldats, disait Bonaparte, je tiens la France. » Pour le reste, ce type est l’antithèse d’un chrétien, dont il convient de rappeler ici ce qu’il doit être : modeste, ouvert, accueillant, généreux, préférant les gens de peu aux plus fortunés, fidèle en amitié comme en amour, respectueux des autres…N’en jetez plus, c’est vrai que c’est trop pour un seul homme. En tout cas, ce n’est pas lui !

            Sarko ou Le Pen ?

En ces temps troublés où l’extrême-droite gagne du terrain en Europe, y compris dans des pays jugés particulièrement tolérants (Pays-Bas, Suède, Danemark…), on veut nous refaire le coup de l’épouvantail Le Pen (père ou fille). Cette effroyable menace, qui je l’avoue ne m’empêche pas de dormir, serait paraît-il à l’origine de la frénésie anti-rom et sécuritaire de notre président. L’ineffable Alain Minc, caution morale des nantis et de la mondialisation sauvage n’y voit pas malice. Il s’agirait d’après lui d’un « pari faustien », destiné à empêcher certains électeurs débauchés du FN en 2007 d’y retourner en 2012. M. Minc, s’il avait été conseiller du Centre-droit au pouvoir en Allemagne en 1932, aurait certainement suggéré d’adopter quelques mesures antisémites afin de détourner les brebis égarées par les sirènes du NSDAP : après tout, expulser quelques 20 000 juifs d’Allemagne par an (ceux d’origine polonaise par exemple), ça n’aurait pas été cher payé pour empêcher Hitler d’accéder au pouvoir, non ?
            Sauf que le Minc de l’époque, tout comme celui d’aujourd’hui, se fourre le doigt dans l’œil jusqu’à l’œsophage. En 1932-33, les nazis ont surfé sur une vague de mécontentement liée au chômage massif et à l’humiliation du traité de Versailles. L’antisémitisme n’était qu’un catalyseur somme toute secondaire. Aujourd’hui, ce ne sont pas les immigrés clandestins qui exaspèrent le plus nos compatriotes, tout comme nos voisins européens, mais l’insécurité quotidienne (que Sarko n’a jamais enrayé), l’insécurité sociale (que Sarko aggrave), et l’inquiétude de voir notre société bouffée par les intégristes musulmans qui la grignotent par tous les bouts estampillés hallal.
            Par ailleurs, Le Pen n’est pas Hitler, aussi bien dans les idées, la nature de son mouvement, ou dans son caractère. Il est vrai également que tout l’oppose à Sarkozy : fils de marin pêcheur breton contre fils de petit bourgeois immigré de Hongrie ; bon vivant contre maniaque du régime et joggeur compulsif ; personnage cultivé maniant parfaitement la langue française contre cuistre à l’expression douteuse ; baroudeur devenu chef d’entreprise contre avocaillon toujours couvé par des « parrains » qu’il a trahis ensuite ; homme de conviction contre girouette professionnelle ; véritable amoureux de la France contre un inconditionnel des Etats-Unis…le fossé est énorme, et je reconnais qu’à tout prendre, Le Pen me paraît infiniment plus sympathique. Et finalement pas dangereux, et pour une raison simple, qui le sépare une fois de plus de celui qui prétend nous en « protéger » : le vieux leader du FN n’a jamais voulu le pouvoir, son principal plaisir étant de jouer les tribuns et d’emmerder « l’établissement », comme il aime à désigner notre système politico-économico-médiatique.
            Le regretté Claude Chabrol, qui le connaissais bien, avait rappelé cette évidence dans une émission télévisée il y a quelques années, s’attirant aussitôt l’air pincé de Jacques Attali, présent sur le même plateau : « Là, vous ne me faites pas rire… » S’agissait pas de rire, Jacques, mais de réfléchir. Vous savez faire, non ?
            Mais il y a Marine, m’objectera-t-on. Marine, elle, veut « monter ». Elle modère son discours, mais gare à la bête immonde, etc…Ah, Marine ! C’est vrai qu’à côté de certaines pointures de l’UMP, elle fait figure de centriste. Et vous voulez que ça m’angoisse ? Et puis, quelqu’un qui s’est fait attaquer en chanson par Diam’s ne peut avoir que mon estime !

            Des hommes et des dieux…

Les deux chrétiens évangéliques algériens arrêtés pour « violation du Ramadan » ont donc été relaxés. D’autres remplissent encore les prisons dans ce merveilleux pays où l’islamisme a été chassé du maquis pour mieux infecter la législation. Bouteflika joue avec les barbus comme Sarkozy avec l’extrême-droite : on fait leur politique pour éviter qu’ils ne prennent le pouvoir !
Ce qui se passe là-bas, comme dans presque tous les pays musulmans, doit néanmoins nous alerter. Quand, à force de « tolérance » et d’ »ouverture à la différence », les Européens auront renoncé à affirmer leur identité au profit d’autres cultures conquérantes, ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer sur leurs libertés perdues. Je ne veux pas que mes fils, plus tard, soient obligés de se planquer pour manger pendant le ramadan. Je ne veux pas qu’ils ne puissent voir des filles, dans la rue, qu’une paire d’yeux émergeant d’un sac, ni qu’ils ne puissent leur tenir la main en public sans se faire agresser par des fous furieux.
Notre civilisation a adopté un Dieu à visage humain, que l’on a peu à peu rangé tranquillement dans le domaine privé pour qu’il ne nous casse pas trop les pieds. Tant d’efforts et d’intelligence ne sauraient être sacrifiés, même au nom d’une hypothétique paix civile, dans les banlieues ou ailleurs. Tôt ou tard, à ce petit jeu, comme dirait Churchill, nous aurons à la fois la guerre et le déshonneur.

vendredi 8 octobre 2010

Aqmi et compagnie...


mardi 5 octobre 2010

            Faire ami-ami avec Aqmi ?

Notre gouvernement est courageux. Notre gouvernement de négocie pas avec les terroristes. Mais depuis que « Aqmi » a exhibé ses sept otages, apparemment détenus quelque part au fin fond du désert malien, il paraît que notre gouvernement cherche à ouvrir des pourparlers avec ces affreux criminels. Ruse de guerre ?

            Retraites : Et si les jeunes s’y mettaient ?

C’est la grande trouille de Sarko. Que les organisations de gauche tentent de soulever étudiants et lycéens contre le projet de réforme des retraites. Vieille méthode il est vrai, et en général efficace. Faire envahir les rues par des jeunes oisifs non salariés, par là-même invulnérables au chantage des soustractions sur fiches de paye, voilà l’arme absolue de la gauche. Encore faut-il que les jeunes se bougent, et si oui, pas trop quand même !

vendredi 8 octobre 2010

            Le niveau baisse, mettons-nous à sa hauteur.

C’est en gros la thèse des maniaques de la réforme de l’orthographe, qui essaient de trouver un remède à l’effondrement catastrophique du niveau de langue des étudiants qui arrivent en fac après des années passées dans les tuyaux du système éducatif français. Remettre le paquet sur les apprentissages fondamentaux de la langue française ? Non, il y a tellement d’autres choses à apprendre ! Il faut donc simplifier la langue : écrire « aréter » au lieu de « arrêter » par exemple. Vive la phonétique et le langage SMS ! Faut vivre avec son temps. C’était ce que Edgar Pierre Jacobs imaginait dans sa BD des années 60, Le Piège Diabolique. Son héros Mortimer, projeté dans un lointain futur, découvrait sur les murs ce genre de graffittis : « Mieu vo mourir debou ke vivre a genou. » C’était prévu pour 2050. Nous y courons.
Petit problème, amis spécialistes, le problème n’est même plus l’orthographe, mais aussi la syntaxe, la grammaire, la logique même de l’expression qui est en péril dans les copies que le modeste prof que je suis corrige trop souvent. Et là, vous proposez quoi ? Que l’on passe au langage des signes ?

            La cité des mâles.

C’est le titre de cet effroyable reportage d’Arte déprogrammé, puis finalement diffusé à une heure tardive afin d’éviter des « incidents ». Les reporters ont promené leurs caméras dans la cité de banlieue où la jeune Sohane a été brûlée vive par une bande de joyeux drilles qui lui reprochaient son manque de vertu. A part quelques commentaires parfois inutilement moralisateurs, les auteurs laissent parler des spécimens de la « téci », qui donnent leur opinion sur les femmes, les homosexuels, les « céfrans » de souche, etc…C’est dégoulinant de bêtise crasse, de violence, de haine et de préjugés. Et on veut nous faire peur avec Le Pen ?