mardi 18 mai 2010
Que voilà de braves gens !
Entendu sur France Info, l’info qu’il vous faut : les Louisianais en veulent-ils à British Petroleum et aux autres industriels du pétrole de mettre en péril leur bayou ? Pas le moins du monde ! La preuve par une brave dame, censée incarner tout un Etat, et qui déclare : « Que serait la Louisiane sans le pétrole, qui crée tant de richesses et d’emplois ? Plutôt que de protester, il faut tous se mobiliser pour aider les pétroliers à réparer les dégâts ! » Et la dame de consoler au passage un pêcheur de crevettes, auquel elle offre une bière. « Je suis rassurée, dit-elle ensuite. Il est très éprouvé, mais pas en colère… »
Au-delà des clichés habituels sur les Ricains dont les libéraux se pourlèchent (« Eux, au moins, ils n’attendent rien de l’Etat, et restent constructifs et entreprenants quoiqu’il arrive »), le message adressé aux auditeurs français est limpide. Quelle leçon de courage, et disons-le, de civisme libéral les Louisianais nous envoient ! Prenez-en de la graine, feignasses de Français ! Les Grecs comme repoussoirs, les Américains comme modèles…nous sommes cernés. Juste un détail quand même : aux Etats-Unis, les citoyens peuvent se regrouper pour traîner en justice sans trop de frais et plus rapidement les entreprises peu scrupuleuses et les hommes politiques. On appelle ça les « class actions », et tout bêtement un contre-pouvoir. Chez nous, rien de tel. Le MEDEF était contre, l’UMP a obéi à ses maîtres. Que voilà des braves gens…
One night in Bangkok.
La Thaïlande n’est pas que le paradis des touristes de tout poil, c’est aussi celui du paint-ball : chemises jaunes contre chemises rouges, militaires en embuscade et tir à balles réelles. On sait s’amuser, en attendant que le vieux roi casse sa pipe (ou jaillisse de son fauteuil roulant pour siffler la fin de la récré, ce qui est moins probable).
Burqa, une loi à la carte.
D’après les médias honnêtes, la burqa ne serait pas traquée partout, même au cas où une loi serait votée pour l’interdire. Le bon docteur Kouchner a déjà fait savoir à nos amis du Golfe que leurs épouses barricadées pourraient continuer leurs emplettes de luxe dans nos beaux magasins sans être inquiétées. Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, seul l’islamisme des pauvres hérisse nos dirigeants.
mercredi 19 mai 2010
jeudi 13 mai 2010
Tintin au pays du politiquement correct.
Ce matin sur France Info, Patrick Lozès, du CRAN (le lobby noir français), est reparti à la charge sur l’affaire Tintin au Congo. Rappelons que cette BD d’Hergé, datant de 1930, dresse un tableau de l’Afrique, des Africains et de la colonisation belge peu susceptible d’enchanter les adeptes du politiquement correct et du sanglot de l’homme blanc.
Disons-le tout net, cette chasse aux sorcières orchestrée depuis quelques années au sein du patrimoine culturel européen, visant à satisfaire tel ou tel groupe de pression me hérisse le poil. Mais M. Lozès m’a agréablement surpris, en ne demandant que l’addition d’une préface à l’album incriminé, afin de replacer l’œuvre dans son contexte et d’expliquer les clichés racistes et paternalistes qu’il contient.
Après tout, pourquoi pas ? Ce type de préface est très fréquent dans de nombreux ouvrages. Cela vaut mieux qu’une censure pure et simple. Par ailleurs, pourquoi refuserait-on au lobby noir ce que l’on a accordé aux lobbies communiste et juif concernant le même Hergé ?
Le premier album de Tintin, paru en 1929, Tintin au pays des Soviets, disparut des librairies entre 1944 et les années 1970, et ne fut d’abord republié que dans la collection des Archives Hergé, avec toutes les explications de rigueur sur le contexte historique de l’album. La réédition sous format d’origine n’eut lieu que dans les années 1980, alors que l’effondrait le prestige de l’URSS et du communisme en Occident. Cette longue mise au piquet ne peut s’expliquer par la seule médiocrité de l’œuvre (scénario bâclé, dessin approximatif), mais bien par le poids considérable de la mouvance communiste dans le monde intellectuel et artistique de l’après-guerre en France et en Belgique. Ce que dénonçait Hergé dans Tintin au Pays des Soviets était pourtant beaucoup plus proche de la réalité que sa vision de l’Afrique coloniale un an plus tard.
Autre exemple : L’Etoile mystérieuse (1942), au contenu ouvertement antisémite et antiaméricain, a fait l’objet d’une censure majeure après-guerre. Qui oserait réclamer aujourd’hui, avec le CRIF à l’affût, une reparution de la version d’origine, où deux Juifs au nez crochu se réjouissent d’une éventuelle fin du Monde qui leur permettrait de ne pas rembourser leurs dettes ?
Avec la Loi Gayssot de 1990, sous sommes entrés dans une spirale communautariste et victimaire dont il convient de tirer les leçons et de limiter les dégâts. En l’occurrence, on ne peut se permettre le « deux poids-deux mesures ».
Pour finir, une anecdote tirée de l’excellente biographie d’Hergé écrite par Pierre Assouline en 1995. Dans les années 1960, l’auteur de Tintin avait reçu un groupe d’étudiants zaïrois (de l’ex-Congo belge) avec une certaine appréhension. Il n’était pas très fier des préjugés qui étaient les siens trente ans plus tôt, et envisageait même une refonte totale de l’album. Mais les étudiants l’avaient rassuré : Tintin au Congo les avait bien fait rire ! Les Blancs voyaient donc les Africains comme ça ? C’était trop ridicule pour être pris au sérieux, un peu comme un Français intelligent peut s’amuser des caricatures que l’on fait de son peuple aux Etats-Unis ou ailleurs.
C’était il y a cinquante ans, et ces étudiants africains « victimes du colonialisme » témoignaient d’une intelligence, d’un humour et d’une hauteur de vue qui n’ont plus cours aujourd’hui. Tintin, au pays du politiquement correct, doit montrer ses papiers ou finir au bûcher.
Disons-le tout net, cette chasse aux sorcières orchestrée depuis quelques années au sein du patrimoine culturel européen, visant à satisfaire tel ou tel groupe de pression me hérisse le poil. Mais M. Lozès m’a agréablement surpris, en ne demandant que l’addition d’une préface à l’album incriminé, afin de replacer l’œuvre dans son contexte et d’expliquer les clichés racistes et paternalistes qu’il contient.
Après tout, pourquoi pas ? Ce type de préface est très fréquent dans de nombreux ouvrages. Cela vaut mieux qu’une censure pure et simple. Par ailleurs, pourquoi refuserait-on au lobby noir ce que l’on a accordé aux lobbies communiste et juif concernant le même Hergé ?
Le premier album de Tintin, paru en 1929, Tintin au pays des Soviets, disparut des librairies entre 1944 et les années 1970, et ne fut d’abord republié que dans la collection des Archives Hergé, avec toutes les explications de rigueur sur le contexte historique de l’album. La réédition sous format d’origine n’eut lieu que dans les années 1980, alors que l’effondrait le prestige de l’URSS et du communisme en Occident. Cette longue mise au piquet ne peut s’expliquer par la seule médiocrité de l’œuvre (scénario bâclé, dessin approximatif), mais bien par le poids considérable de la mouvance communiste dans le monde intellectuel et artistique de l’après-guerre en France et en Belgique. Ce que dénonçait Hergé dans Tintin au Pays des Soviets était pourtant beaucoup plus proche de la réalité que sa vision de l’Afrique coloniale un an plus tard.
Autre exemple : L’Etoile mystérieuse (1942), au contenu ouvertement antisémite et antiaméricain, a fait l’objet d’une censure majeure après-guerre. Qui oserait réclamer aujourd’hui, avec le CRIF à l’affût, une reparution de la version d’origine, où deux Juifs au nez crochu se réjouissent d’une éventuelle fin du Monde qui leur permettrait de ne pas rembourser leurs dettes ?
Avec la Loi Gayssot de 1990, sous sommes entrés dans une spirale communautariste et victimaire dont il convient de tirer les leçons et de limiter les dégâts. En l’occurrence, on ne peut se permettre le « deux poids-deux mesures ».
Pour finir, une anecdote tirée de l’excellente biographie d’Hergé écrite par Pierre Assouline en 1995. Dans les années 1960, l’auteur de Tintin avait reçu un groupe d’étudiants zaïrois (de l’ex-Congo belge) avec une certaine appréhension. Il n’était pas très fier des préjugés qui étaient les siens trente ans plus tôt, et envisageait même une refonte totale de l’album. Mais les étudiants l’avaient rassuré : Tintin au Congo les avait bien fait rire ! Les Blancs voyaient donc les Africains comme ça ? C’était trop ridicule pour être pris au sérieux, un peu comme un Français intelligent peut s’amuser des caricatures que l’on fait de son peuple aux Etats-Unis ou ailleurs.
C’était il y a cinquante ans, et ces étudiants africains « victimes du colonialisme » témoignaient d’une intelligence, d’un humour et d’une hauteur de vue qui n’ont plus cours aujourd’hui. Tintin, au pays du politiquement correct, doit montrer ses papiers ou finir au bûcher.
Pris pour des andouilles.
Ou plutôt des andouillettes, dont les meilleures sont notées AAAA par les professionnels. En ce qui concerne les Etats, il s’agit d’obtenir le triple A par les agences de notation, sinon, paf : nos emprunts coûteront plus cher ! Nos gouvernants se comportent comme des petits garçons ou des petites filles devant les sévères évaluateurs de Fitch et Standards and Poors. Ils ont peur de la sale note, et mettent la pression sur les peuples ingrats dont ils ont la charge :
« Va falloir faire des sacrifices, bande de saligauds, sinon il va nous arriver la même chose qu’à la Grèce ! Enfin, nous…vous, car c’est vous qui trinquerez, comme d’habitude ! »
Et là, ça tombe bien, il y a justement le grand chantier (de démolition) des retraites. Serrage de ceinture pour le triple A. Pour le triple A, hip-hip-hip, hourra !
La Grèce, laboratoire de l’ultralibéralisme et de la dictature des marchés financiers.
La Grèce sera-t-elle à l’Europe ce que le Chili fut à l’Amérique latine après le putsch de Pinochet ? Un grand labo de réformes accélérées visant à une seule et même chose : faire rendre gorge aux salariés, notamment de la fonction publique, et privatiser le plus possible ce qui ne l’était pas encore. Au lieu de la CIA, les sociétés financières. Au lieu de l’armée et des généraux scrogneugneu, les technocrates de Bruxelles et les dirigeants européens tout affairés à « sauver l’Euro ».
Mais les Grecs ne sont pas des Britanniques, des Irlandais ou des Baltes. Ils se rebiffent, quitte à faire du vilain. Une banque incendiée en marge d’une manifestation, trois morts : la spéculation financière a ses martyrs. Ne manque plus qu’un bon petit attentat imputé à l’extrême-gauche, et hop ! Tous au stade, les mains sur la tête ! Que de bons souvenirs…
Sarkozy et la Seconde Guerre mondiale : le massacre continue.
Décidément, notre Immense président n’a pas de chance avec les évocations historiques. Lors d’un hommage aux « Malgré-Nous », ces Alsaciens-Mosellans incorporés dans les forces allemandes pendant la guerre, il a d’abord rappelé que ceux-ci n’étaient pas traîtres, mais des victimes. Jusqu’ici tout va bien. Mais victimes de qui ? « De la veulerie de Vichy », répond Sarkozy. Vichy ? Pourquoi Vichy ?
L’Alsace et la Moselle ont été rattachées au IIIe Reich selon les conventions d’armistice du 22 juin 1940. Ses habitants se retrouvaient donc, bon gré mal gré, citoyens allemands et donc redevables du service militaire et de l’effort de guerre du Reich. A cette date, le régime de Vichy n’existe pas (il ne sera fondé que le 11 juillet 1940, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain par nos parlementaires, en toute liberté). Lorsqu’il est créé, les Alsaciens-Mosellans ne relèvent plus de sa compétence. Point barre…à moins de reprocher à Vichy de ne pas avoir déclaré la guerre à l’Allemagne, pour reconquérir les territoires perdus avec les 100 000 soldats métropolitains qui lui restaient ! Soyons sérieux.
Mais Sarko n’est pas seul en cause. Cette lecture un peu tordue de l’Histoire vise surtout à ne pas porte atteinte à l’amitié franco-allemande d’aujourd’hui. Vichy pas mort, finalement !
mercredi 5 mai 2010
lundi 19 et dimanche 25 avril 2010
Ben Laden en avait rêvé, Eyjafjöll l’a fait.
Vous connaissez Eyjafjöll ? Si vous vous contentez de regarder les infos sur France 2, certainement pas…Ce volcan islandais dont les cendres paralysent les cieux européens a un nom plus facile à écrire qu’à prononcer. Grande pagaille dans les transports, avions collés au sol depuis quatre jours : Eyjafjöll fait mieux que Ben Laden. Certains (les compagnies aériennes, et les voyageurs en rade, ce qui fait du monde) commencent à se demander si on n’en fait pas un peu trop en matière de précaution. Eyjafjöll, c’est la grippe A du ciel ! Voilà à nouveau le champ libre pour toutes les rumeurs…et si on nous cachait quelque chose, hein, allez savoir ! D’ailleurs, on ne sait rien : pas un relevé précis, que dalle ! C’est bien la peine de nous bourrer le mou en permanence sur les formidables gadgets censés nous informer sur tout, satellites, drones, modélisations informatiques, capteurs en folie. Eyjafjöll se paie leur fiole, aux nouvelles technologies.
Ce qui est fort probable, par contre, c’est que les remugles de ce joyeux volcan risquent de nous pourrir l’été prochain, voire les suivants. Le Pinatubo aux Philippines, en 1991, nous avait valu trois années plus froides et pluvieuses en suivant. Il y a deux siècles, le volcanisme islandais n’avait pas peu contribué aux vagues de froid et de mauvais temps qui touchèrent l’Europe et participé aux causes profondes des mouvements révolutionnaires de l’époque en faisant flamber le prix du pain.
Si cela se reproduit, cela aura au moins le mérite de clouer le bec des ayatollahs du GIEC pendant quelques temps. Merci Eyjafjöll !
Dimanche 25 avril 2010
Un parfum de fin du Monde…
Eyjafjöll ayant décidé d’enquiquiner désormais les Islandais eux-mêmes, les avions peuvent reprendre leur sarabande au-dessus de nos têtes. Ce petit avant-goût d’apocalypse nous a donnés envie, ma femme et moi, de visionner le DVD de la dernière « kolossale » production du spécialiste du genre, Roland Emmerich. (Voir le Physofblog, rubrique cinéma) Vous aurez reconnu 2012, ou comment faire disparaître le Monde tel que nous le connaissons de manière à la fois plaisante et politiquement correcte.
Plaisante, car on passe un bon moment, à savourer les effets spéciaux et les poncifs du genre, à la fois scrupuleusement respectés et habilement mis en scène.
Politiquement correcte, avec une accumulation de signaux attestant de la mauvaise conscience de l’impérialisme occidental. Les « sauveurs » de l’humanité sont un Noir et un Hindou. Le président des Etats-Unis est –évidemment- noir lui aussi, et préfère mourir auprès de son peuple plutôt que de se planquer dans l’Arche prévue pour les puissants de ce Monde. Le dernier acte de la tragédie a lieu au Tibet, avec la petite leçon de sagesse obligatoire du Lama de service. Le seul continent à se tirer à peu près convenablement de la lambada tectonique est l’Afrique…berceau de l’Humanité, comme on ne cesse de nous le seriner. Et quels pays acceptent, au dernier moment, d’ouvrir les portes de leurs arches aux malheureux qui se pressent pour embarquer ? La Russie, la Chine, et les Européens (pas l’UE, mais les pays qui comptent, ceux du G8). Les Ricains, dont la monnaie n’a même pas été retenue pour financer le projet de sauvetage, au profit de l’Euro, s’inclineront les derniers devant la bronca humanitaire des « gentils » de service. Au passage, on admirera la complaisance avec laquelle le réalisateur nous montre la destruction de Saint-Pierre de Rome, coupant au final la scène pourtant tournée de l’anéantissement de La Mecque. Feu sur les cathos décadents, voile pudique sur l’Islam acariâtre et conquérant.
Avec 2012, c’est effectivement tout un Monde qui s’écroule.
Retraites.
La propagande gouvernementale a commencé sur nos écrans. Pas un mot, bien sûr, sur la réalité du problème, à savoir la raréfaction des emplois stables et convenablement rémunérés, ou le scandaleux basculement de richesse opéré depuis vingt ans en faveur du capital et au détriment du travail. On préfère nous affoler et nous attendrir sur le sort d’une petite fille, en nous projetant dans un futur impossible à prévoir, mais qui nécessiterait déjà que les salariés se serrent la ceinture…toujours plus d’efforts, bande de chiens ! Le travail, c’est la santé !
Et l’équité, bien sûr : c’est-à-dire le nivellement par le bas de tous les régimes de retraite (sauf ceux des élus, des PDG de grosses boîtes, etc…) Vous avez dit « privilèges » ?
La Grèce face aux médecins de Molière.
La patrie de Périclès bénéficiera donc de l’ « aide » du FMI et de l’UE pour sortir du marasme financier. On connaît déjà le remède préconisé par ces deux formidables médecins : la saignée. Que le malade soit infecté, comme nous tous, par un virus mortel nommé dictature des marchés financiers, cela importe peu. La saignée, la saignée ! Sinon, faudra quitter la zone euro…Au fait, pourquoi pas ? La zone euro, c’est un peu comme un hosto : on guérit souvent plus vite dehors que dedans. Gare aux maladies nosocomiales !
Enfumage.
Quand le gouvernement tient un sujet de diversion, il ne lâche plus. Et les « grands médias » suivent, fidèles aux ordres non donnés mais lourdement suggérés. Là, c’est génial : une femme en burqa, épouse d’un barbu polygame, nous rappelle à quel point la sécurité routière et notre identité nationale sont menacés. Aux armes citoyens !
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